‹ Traité élémentaire de botanique appliquée, contenant la description de toutes les familles végétales, et celle des genres cultivés ou offrant des plantes remarquables par leurs propriétés ou par leur histoireChapitre 25 sur 87 · OMBELLIFÈRES · texte numérisé non relu

OMBELLIFÈRES

plantes qui la composent ; le premier a essayé d’y établir plusieurs coupes génériques , d’après la présence ou la disposition des espèces de faisceaux de vaisseaux propres , qu’il appelle Bandelettes ou vittœ , et qui se trouvent dans le fond des sillons du fruit, valUculœ. Sprengel a distribué plus naturellement cette famille qu’on ne l’avait fait avant lui, et nous suivrons sa méthode qui est principalement basée sur la structure du fruit; la disposition de l’involucre ou de l’involucelle offrant de trop grandes anomalies, pour pouvoir servir exclusivement.

1. ÉRYNGIÉES. Ombelles incomplètes; inflorescence ordinairement en capitule.

PANICAUT. Eryngium . Fleurs capite'es, à réceptacle paléacë ; inyolucre polyphylle. Calice à cinq lobes raides ; pétales échancrés ou bifides. Fruit ovoïde , strie , calicifère.

Ce nom est dérivé de spvyyiov , éructation. Ces végétaux ont un réceptacle que l’on peut considérer comme une réunion de rayons d’ombelle qui se sont soudés; certaines espèces sont remarquables par la belle couleur bleue dont se teint toutes leurs parties supérieures. Les panicauts babîtentles deux hémisphères ; Pline dit que les racines et les tiges de plusieurs étaient admises sur la table des Grecs ; les Germains et les Gaulois en faisaient aussi usage , et dans quelques pays on mange encore leurs jeunes pousses comme des asperges.

Le Panicaut des champs 1 , qui est commun dans nos campagnes, est appelé vulgairement Chardon à cent tètes, et Chardon Roland ou plutôt Rouland. Selon Bory- de-Saint— Vincent, ces derniers noms proviennent de ce qu’en Castille, où il est fort abondant , les vents de l’automne l'enlèvent et

E. campcstre.

CLASSE XIII

le roulent dans les ravins où ils l’accumulent en masses énormes que les paysans exploitent pour leur chauffage . La racine de cette espèce est amère et aromatique ; on la mange , selon de Candolle , dans quelques pays, après l’avoir fait cuire . Dioscoride dit que de son tems on se nourrissait avec ses feuilles. Cette plante a été employée en médecine comme diurétique et fondante , Hoffmann et quelques autres praticiens disaient avoir guéri la phthisie par son usage ; elle est inusitée aujourd’hui.

EGHINOPHORE. Echinophora . Involucre tri ou quadriphylle ; involucelle monophylle , turbiné. Fleurs externes mâles ; les internes femelles. Akène unique , fertile.

Les échinophores ont un nom dérivé de s^ivoç , hérisson, et de tyepco , je porte. Ils sont remarquables par les pédicelles de leurs fleurs mâles qui dégénèrent en épines. L’Europe est leur patrie.

SANICLE. Sanicula. Fleurs capitées ; involucelle. Pétales entiers , réfléchis au sommet. Diakène ovoïde , aigu , hérissé de pointes uncinées.

Ce nom, qui est dérivé de sanare , guérir, indique la grande confiance qu’inspirait la Sanicle d’Europe, pour le traitement des contusions et des fractures.

La Sanicle du Maryland 1 est employée contre la syphilis par les sauvages et quelques médecins américains.

ASTRANGE. Astrantia. Involucre di ou triphylle ; involucelle coloré. Pétales bilobés. Akènes à cinq côtes spongieuses.

Les astrances portent un nom qui provient de etfrpov, astre,

S. mnrylanâicn.

OMBELLf FERES .

et deetvn , semblable; elles habitent l’Asie, l’Afrique et l’Europe ; l’éclat de leur involucre corolliforme les fait cultiver pour l’ornement.

II. HYDROCOTYLINÉES. Involucre nul ou subnui ; ombelles imparfaites. Fruit ovoïde , solide.

HYDROGOTYLE. Hydrocotyîe. Ombelle simple, involucrée. Pétales entiers , ovales , égaux , étalés. Diakène lenticulaire , bilobé ; semence distincte du péricarpe.

Hydrocotyle vient de vfoop , eau, et de kotvku gobelet. Ces végétaux sont disséminés sur tous les points du globe ; ils se plaisent dans les lieux aquatiques.

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