C. carvi
■i OE. crocata ,
CLASSE XIII
la forme est analogue à celle d’un jeune navet, et qui est extrêmement vénéneuse. Mérat et Delens disent qu’un morceau de la grosseur d’une noisette suffit pour faire périr un homme en une heure ou deux ; on rapporte même qu’une personne éprouva une grave indisposition pour avoir râpé cette racine ; elle eut de la fièvre , une éruption ortiée et un gonflement de la face.
L’OEnanthe pimpinelloïde, au contraire, offre une racine alimentaire. En Normandie , les enfans cueillent celle-ci dans les prairies, et la mangent crue; à Angers, on la vend dans les marchés.
L’OEnanthe phellandrium 1 , dont e nom spécifique est dérivé de <p eWoç, liège, parce que l’on a comparé sa tige spongieuse à cette substance , et que l’on appelle encore Ciguë d’eau, est un végétal vénéneux dont Linnée avait cru que les effets délétères sur les bestiaux étaient dus à des charençons qui habitent sa tige. Cette plante a été fréquemment employée en médecine comme fébrifuge, particulièrement en Allemagne ; en Belgique , elle eut autrefois une si grande réputation comme anti-scorbutique, que l’on dit que les marais de ce pays en furent dépeuplés par les malades ; ses semences ont principalement été vantées contre la phthisie pulmonaire. Thomson, médecin danois, Hufeland etBertini se réunissent à beaucoup d’autres pour en faire l’éloge dans cette maladie.
AGHE. Ap ium. Involucre et invol ucelle ordinairement nuis. Pétales égaux, ovales, à sommet recourbé. Diakène ovoïde ; chaque akène quinquéstrié.
Apiurn vient du celtique apon , eau , et indique l’habitat de J’ache.
L’Achc puante 3, qui croît dans les marais de la France
i OE. phellandrium. Lam.
2 A. graveolens.
OMBELLIFERES.
méridionale , servait à couronner les vainqueurs aux jeux isthmiques et aux jeux néméens. Anacréon dt que les Grecs s’en décoraient la tête pendant les festins. Cette plante possède une racine que l’on emploie en médecine depuis un tems immémorial. Les anciens , ainsi que le révèle Horace , croyaient qu’elle rendait stérile ; aujourd’hui , on la regarde comme apéritive. Selon Tournefort, les feuilles de cette om— bellifère sont fébrifuges ; ses semences sont aromatiques ; et , ainsi que les feuilles, elles entrent dans plusieurs médicamens officinaux.
Le Céleri est une variété de l’ache , qui a été adoucie par la culture qu’on lui prodigue depuis un tems considérable ; on mange fréquemment ses pétioles sur nos tables. Quelques médecins, contrairement à l’opinion de l’antiquité, croient cette plante aphrodisiaque; selon M. Vogel , elle contient de l’huile grasse , de l’huile essentielle , du soufre , de la mannite , de la gomme , de l’extractif, et quelques sels. Il y a une variété de l’ache , que l’on appelle Céleri-rave , et dont on sert sur les tables les grosses racines charnues et savoureuses .
L’Ache persil *, ou Persil, qui croît en Sardaigne , et que l’on rapporte aussi avoir trouvé dans la France méridionale, est une des ombellifères les plus employées ; sa racine passe pour diurétique, et on la croyait même susceptible de guérir la pierre. Cette plante alimentaire est fréquemment usitée dans la médecine populaire, et souvent assez malheureusement. Tournefort la vit prendre comme fébrifuge, Desbois de Rochefort dit qu’on l’administre dans la variole ; Simon Paulli et Mariotte prétendent qu’elle occasionne l'épilepsie. Les ouvriers s’en servent souvent pour panser leurs blessures , et par ce procédé ils les aggravent.