‹ Traité élémentaire de botanique appliquée, contenant la description de toutes les familles végétales, et celle des genres cultivés ou offrant des plantes remarquables par leurs propriétés ou par leur histoireChapitre 48 sur 87 · FAMILLE DES CRUCIFÈRES · texte numérisé non relu

FAMILLE DES CRUCIFÈRES

Calice tétrasépale, régulier ou irrégulier; corolle tétrapétale , cruciforme , ordinairement régulière ; six étamines tétradynames ; ovaire biloculaire. Silique ou silicule.

Les crucifères sont presque toutes des plantes herbacées , et leurs feuilles sont alternes et simples ; l’Europe est leur patrie ; un petit nombre seulement se trouve disséminé dans les autres régions du globe. Le professeur Decandolle , dans son Systema naturelle vegetabilium , a jeté un grand jour sur l’organisation de cette famille , et y a décrit neuf cent soixante— dix espèces , tandis que Linnée n’en avait mentionné que deux cent trentequatre .

Les crucifères sont généralement âcres et antiscorbutiques ; elles présentent toutes, dans des proportions diverses, une huile volatile répandue partout ; une huile fixe dans leurs semences ; de la fécule et du sucre , surtout dans leurs tiges et leurs racines; puis une substance azotée, dernier principe auquel elles doivent leur décomposition rapide , et dont la présence, selon Decandolle, explique peut-être pourquoi ces végétaux se plaisent dans les lieux habités ; en outre , ils renferment aussi du soufre et divers phosphates qui donnent des propriétés délétères au gaz hydrogène que l’on en retire pour l’éclairage. M. Dubuc, de Rouen , dit aussi que les crucifères, principalement les raphanus et les sinapis , contiennent du nitrate de potasse , et en telle quantité , qu’on pourrait l’en extraire avec avantage.

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