FAMILLE DES CRUCIFÈRES
Calice tétrasépale, régulier ou irrégulier; corolle tétrapétale , cruciforme , ordinairement régulière ; six étamines tétradynames ; ovaire biloculaire. Silique ou silicule.
Les crucifères sont presque toutes des plantes herbacées , et leurs feuilles sont alternes et simples ; l’Europe est leur patrie ; un petit nombre seulement se trouve disséminé dans les autres régions du globe. Le professeur Decandolle , dans son Systema naturelle vegetabilium , a jeté un grand jour sur l’organisation de cette famille , et y a décrit neuf cent soixante— dix espèces , tandis que Linnée n’en avait mentionné que deux cent trentequatre .
Les crucifères sont généralement âcres et antiscorbutiques ; elles présentent toutes, dans des proportions diverses, une huile volatile répandue partout ; une huile fixe dans leurs semences ; de la fécule et du sucre , surtout dans leurs tiges et leurs racines; puis une substance azotée, dernier principe auquel elles doivent leur décomposition rapide , et dont la présence, selon Decandolle, explique peut-être pourquoi ces végétaux se plaisent dans les lieux habités ; en outre , ils renferment aussi du soufre et divers phosphates qui donnent des propriétés délétères au gaz hydrogène que l’on en retire pour l’éclairage. M. Dubuc, de Rouen , dit aussi que les crucifères, principalement les raphanus et les sinapis , contiennent du nitrate de potasse , et en telle quantité , qu’on pourrait l’en extraire avec avantage.
CRUCIFÈRES. 5og