C. japon ica
MELIACEES.
FAMILLE DES MÉLIACÉES.
Calice monosépale, quadri ou quinquélobé; corolle te'tra ou pentapëtale ; étamines monadelphes , en nombre égal ou double des pétales ; anthères biloculaires ; style unique. Capsule à valves septifères, ou drupe.
Les méliacées sont de3 arbres et des arbustes à feuilles alternes, simples ou composées et dépourvues de stipulés ; leurs fleurs sont solitaires ou groupées en épis ou en grappes.
PORTESIE. Portesia. Calice quadridenté ; corolle te'trapétale, octandre. Capsule bivalve, biloculaire, disperme.
Ce genre , dédié à Desportes , médecin et botaniste de Saint- Domingue, est composé d’arbres qui croissent aux Antilles et à Madagascar.
TRIGHILIE. Trichilia . Calice quinquédenté ; corolle pentapétale , décandre. Capsule trivalve , tri-* loculaire , trisperme.
Ce genre, dont le nom provient de rpetç, trois, est formé de végétaux pour la plupart originaires de l’Amérique équatoriale. •
AZEDARAGH Melia. Calice quinquédenté; corolle pentapétale , décandre. Drupe à noyau cannelé , quinquéloculaire.
La ressemblance de certains azédarachs avec le frêne leur a
CLASSE XIV
fait donner le nom grec de cet arbre, et. Ce genre est formé d’arbrisseaux des deux continens.
L’Azédarach bipenne 1 , qui est originaire de la Syrie ; porte un fruit que l’on regarde comme vénéneux ; on peut en extraire de l’huile à brûler. Ce végétal est naturalisé en Italie, où il est appelé Arbre saint , à cause de ses semences qui servent à faire des chapelets.
SWIETENIE. Sivietenia . Calice quadri ou quinquélobé ; corolle te'tra ou pentape'tale , octandre ou de'candre. Capsule quinque'valve , quinquéloculaire.
C’est au célèbre médecin Yan Swieten que ce groupe est dédié. Il est formé d’arbres à feuilles pinnées, sans impaire, et qui croissent dans les contrées intertropicales des deux mondes.
La Swiéténie mahagoni 2 , dont le nom spécifique est américain , est un arbre qui habite l’Amérique équatoriale et les Antilles , et dont le tronc acquiert de fortes dimensions ; c’est lui que l’on nomme dans le commerce Bois d’acajou et qui est si communément employé à la confection des meubles. Dans son pays natal , les sauvages en font des canots d’une seule pièce. Les artisans nomment Acajou mâle celui dont le bois est plus coloré , et Acajou femelle le plus pâle ; mais ces différences de coloration ne dénotent que des variétés. L’écorce de cet arbre est employée comme fébrifuge en Amérique , et l’on pense qu’elle sert à falsifier le quinquina.
CEDRÈLE. Cedrela. Calice quinque'denté ; corolle pentape'tale pentandre ; stigmate capité. Capsule quinque'valve ; semences aile'es.
Le Cédrèle odorant 3, bel arbre de l’Amérique, dont le bois sert à la charpente, est l’unique espèce de ce genre.
1 ! M. azcdarach.
2 S. mahagoni.
3 C. adora ta.
RUTACÉÈS.
FAMILLE DES RUTACEES.
Fleurs ordinairement hermaphrodites. Calice quadri ou quinquélobé ; corolle tetra ou pentapétale , ou nulle ; étamines ordinairement en nombre double des pétales. Capsule unique et pluriloculaire, ou plusieurs coques bivalves ou indéhiscentes , uniloculaires.
Les rutacées sont des végétaux herbacés ou ligneux, qui portent des feuilles alternes ou opposées, simples ou composées.
TRIBULE. Tribulus. Corolle pentapétale. Cinq ou dix capsules épineuses , bi ou triloculaires.
Les tribules ont un nom formé de rpeiç, trois, et de CoAoe, pointe ; une d’elles est indigène de la France.
FR AGONIE. Fragonia. Corolle à cinq pétales onguiculés. Capsule à cinq angles saillans et à cinq loges monospermes.
Ces végétaux croissent spontanément dans l’tnde ; un d’eux habite l’Espagne.
ZYGOPHYLLE. Zygophyllum. Corolle pentapétale ; fdets staminaux portant chacun une écaille bifide. Capsule pentagone à cinq loges polyspermes.
Ce nom provient de {vyoç, paire , et de qvhhov , feuille. Les zygophilles habitent l’Afrique et le Levant.
GAYAG. Guajacum. Corolle pentape'tale. Capsule anguleuse , à deux ou cinq loges monospermes.
Ces plantes portent le nom qu’on leur donne en Amérique ; elles sont originaires des contrées chaudes de cette partie du monde.
Le Gayac officinal 1 est un grand arbre qui habite particulièrement le Brésil et Saint-Domingue Son bois , extrêmement dur est employé à confectionner divers ouvrages, et passait pour un sudorifique énergique. Les Espagnols l’introduisirent en Europe , dans les premiers tems de la découverte de l’Amérique, et ils le vantèrent tellement contre la syphilis , qu’on lui donna alors le nom de Saint-Bois , et qu’on le vendit jusqu’à sept écus d’or la livre ; aujourd’hui les médecins l’ont presque abandonné.
PORLIÈRIE. Porliera. Corolle tétrapétale ; examines écailleuses à la base. Quatre drupes réunis.
C’est à Porlier, ministre du roi d’Espagne , que ce genre est dédié. Il ne contient qu’une espèce indigène du Pérou.
BORONIE. Boronia. Corolle tétrapétale. Quatre capsules réunies , bivalves , à loges mono ou dispermes.
Une seule espèce, qui est indigène de la Nouvelle-Hollande, forme ce genre.
GORREE. Correa. Corolle tétrapétale ; stigmate quadridenté. Quatre capsules déhiscentes au sommet.
C’est au botaniste portugais Correa de Serra que sont dédiées ces plantes , qui toutes habitent la Nouvelle-Hollande.
1 G officinale.
RUTACÉES.
CROWEE. Croivea . Calice pentapëtale ; examines à filamens cilie's et à anthères non terminales.
C’est à J . Crovv , botaniste anglais, que l’on a dédié ce genre ; il ne contient qu’une seule plante originaire de la Nouvelle- Hollande.
RUE. Ruta. Calice quadri ou quinquëlobë ; corolle te'tra ou pentapëtale , octandre ou de'candre ; re'ceptacle entoure' de dix points mellifères. Capsule quadri ou quinquëloculaire.
Mérat pense que ruta provient de pvco, défendre , conserver, à cause des vertus que l’on prêtait à l’espèce vulgaire.
La Rue puante 1 , qui croît dans le midi de l’Europe, exhale une odeur qui est regardée comme fétide par les Français ; au contraire, elle faisait anciennement les délices des Latins. Pline dit que Cornélius Céthégus ayant été élu consul , l’an de Rome 4^i > ht au peuple des largesses de vin aromatisé avec cette plante; celle-ci est encore recherchée à Naples, où on la fait entrer dans les salades. La rue passait pour être l’antidote des poisons ; aussi entrait -elle dans le fameux composé de Mithridate , qui , selon Pline , était un mélange de ce végétal , de noix, de sel et de figues. Sa réputation d’alexipharmaque se transmit même dans les âges suivans ; car Mathiole dit que les Mustela combattent les serpens après avoir mangé de cette herbe ; aujourd’hui elle est administrée comme antispasmodique et emménagogue.
IlARMATÆ.Peganum. Corolle pentapëtale ; quinze examines à filamens dilate's. Capsule à trois loges polysperm es.
Ce nom provient de 'rnyctvov, qui est celui que les Grecs don-
1 H graveoleris.
CLASSE XIV
liaient à la rue. Les harmales habitent l’Orient, la Russie et l’Espagne.
DIGTAMNE. Dictamnus. Corolle à cinq pétaies inégaux , onguiculés ; étamines inégales. Cinq capsules planes , bivalves , biloculaires , dispermes.
Le Dictamne blanc 1 , dont le nom générique provient de dicta , montagne de la Crète , est Tunique espèce de ce genre ; il croît en Orient , et est souvent cultivé dans nos jardins. Pendant les journées chaudes de Tété, ce végétal exhale une huile volatile , dont les vapeurs stagnent autour de la plante , et peuvent être facilement enflammées. Ce fut mademoiselle Linnée qui découvrit ce phénomène.
DIOSME. Diosma. Corolle pentapétale,pentandre ou décandre ; ovaire supportant cinq nectaires. Trois à cinq capsules uniloculaires et polyspermes.
Cette dénomination provient de «T/of, divin, et de otry.ii , parfum. Presque toutes ces plantes habitent l’Afrique.
ZANTHOXYLON. Zanthoxylum. Fleurs dioïques. Corolle nulle ; cinq ou six étamines. Capsules sphériques , bivalves , monospermes.
Les zanthoxylons ont un nom qui provient de ^ctvüoç , jaune, et de %v\ov, bois ; ce sont des arbres ou des arbrisseaux, pour la plupart originaires de l’Amérique.
MELIANTHE. Melianthus. Corolle à cinq pétales irréguliers, glanduleux; quatre étamines didynames. Capsule à quatre loges monospermes.
Ce nom est formé de miel , et de ui'ôor, fleur ; il in-
i T). Jraxinclla .
LÉGUMINEUSES
Aique que les mélianthes sont souvent dépecés par les abeilles. Ces plantes habitent l’Afrique.
FAMILLE DES FUMARIÉËS.
Calice dise'pale ; corolle tétrapétale , irrégulière , éperounée , subpapilionacée ; six étamines diadelphes ; androphores triandres ; anthère moyenne , biloculaire, et les latérales uniloculaires. Akène globuleux ou capsule bivalve , polysperme.
Les plantes de cette famille sont herbacées ; elles portent des feuilles alternes et composées , et des fleurs en grappes latérales .
FUMETERRE. Fumaria. Corolle à un pétale e'peronné. Capsule ovoïde ou globuleuse, indéhiscente, monosperme.
Cette dénomination est dérivée de fumus , fumée , parce que, selon Pline , l’instillation du suc de la fumeterre dans les yeux les fait larmoyer comme l’impression de la fumée.
La Fumeterre officinale *, qui se trouve en France , est souvent employée contre les affections cutanées.