RENONCULEES. Akènes capitulés ou sur un axe alongé
RATONCULE. Myosurus. Réceptacle extrêmement alonge' , line'aire. Calice pentasépale, prolongé a sa base ; cinq pétales à onglets filiformes et tubuleux. Akènes triquètres.
Par cette dénomination, qui provieut souris, et de
ovpci, queue, on a voulu rappeler l’analogie de la fructification des ratoncules avec la queue de ce rongeur. On n’en connaît qu’une espèce qui habite ta France.
RENONCULE. Ranonculus. Calice pentasépale ; corolle à cinq pétales , munis à leur base d’une écaille ou d’un trou. Akènes aigus, capitule's.
Ce mot est dérivé de Rana , grenouille , parce que les renoncules se plaisent dans les lieux humides qu’habite ce reptile. Ces végétaux sont répandus dans presque toutes les contrées du globe.
Leurs feuilles vertes sont ordinairement vésicantes et alors vénéneuses pour les bestiaux , mais ceux-ci les broutent sans danger quand elles sont sèches , leur principe âcre étant volatil ; plusieurs espèces se mangent cuites à l’instar des épinards seulement, l’eau dont on s’est servi est vénéneuse , parce qu’elle a dissout l’agent dangereux. Le nom de struma , que Pline donne aux renoncules , vient de l’usage qu’Hippocrate en faisait dans les maladies scrophuleuses.
La Renoncule scélérate r, herba sardoa des anciens , Herbe
î H. sceleratus. L.
RENONCU LACÉES.
sardonique , doit ce dernier nom à ce qu’elle vient en Sardaigne. Dioscoride dit que dans son empoisonnement les personnes éprouvent un rire particulier , appelé sardonique . Mais Bichat , dans son Cours de matière médicale , fait remarquer que ce symptôme, mentionné par les anciens , n’est que peu apparent ou nul. C’est à son excessive âcreté que cette espèce doit sa dénomination botanique. Par la seule mastication, ses feuilles produisent des ampoules aux lèvres et dans l’intérieur de la bouche. Kempf éprouva d’excessives douleurs et des convulsions pour avoir avalé une seule de ses fleurs , et M. Or— fila tua des animaux en appliquant de l’extrait de renoncule scélérate sur leurs plaies.
La Renoncule thora 1 qui vient dans nos hautes montagnes, possède des sucs si vénéneux que l’on prétend que les Gaulois en empoissonnaient leurs flèches. Gesner et Lobel disent meme que cet usage s’était conservé , et que de leur tems on les recueillait encore et qu’on les conservait dans des vessies pour l’usage des chasseurs. Le nom de cette renoncule vient de ôo/36t, corruption , parce que l’on assure que son suc versé dans une plaie y produit la gangrène. Selon Daléchamps, un pigeon piqué avec un instrument enduit de celui-ci , expire instantanément, mais Haller doute de cette assertion.
La Renoncule âcre 2, qui habite nos champs , sert en Irlande pour faire des vésicatoires. Fabricius dit qu’en Norwège on emploie ses feuilles contre la gale , et quelques autres maladies de la peau en les appliquant sur l’endroit affecté. Enfin , au rapport de Sennert et de Yan Swieten , à l’extérieur , ses feuilles ont quelquefois guéri des fièvres intermittentes rebelles» C’est la variété double de cette espèce qui constitue le boulon d* or de nos jardins.
La Renoncule asiatique 3 est indigène de l’Asie mineure ; ois pense qu’elle a été apportée en France du tems de Saint -Louis
i H. thora.
o. II. acris.
3 II. asiaticus.
CLASSE XIV
par les croisés. Mais il paraît que ce 11e fut qu’à l’époque de Mahomet I\ que l’on se procura les plus belles variétés. On les lui déroba par la ruse. Bulliard dit que ses fleurs sont délétères dans les appartenons. Cependant elles sont inodores.
PIGAMON. Thalictrum. Calice pétaloïde, tetra ou penlasëpale ; corolle nulle. Akènes sillonnés longitudinalement ou trigones , non plumeux.
D’après Miller, ce mot provient de ôûtAAw, je verdoie. Les pigamons habitent les deux continens.
ANEMONE. Anemone. Involucre triphylle. Calice pétaloïde , à cinq sépales ou plus. Akènes nus ou terminés par un appendice soyeux.
Anémone provient de 5 tve^oç, vent , parce que ces végétaux se plaisent dans les lieux exposés aux vents.
L’Anémone coronaire 1 , qui se fait remarquer par la variété de ses couleurs , est cultivée dnns les jardins; elle croît spontanément dans quelques localités de la France.
KNOWLTONIE. Knowltonia. Calice pentasépale; corolle de cinq à quinze pétales. Cariopses subcharnues.
Sous ce nom , qui est d’origine arabe , on comprend des végétaux qui sont tous originaires du cap de Bonne-Espérance.
ADONIDE. Adonis. Calice pétaloïde , ordinairement pentaphylle ; corolle à cinq pétales ou plus ; style nul. Akènes capitules.
Les adonides portent un nom mythologique ; elles sont toutes herbacées et d’un aspect élégant.
1 A. coron aria
RENONCU LACÉES.
CLÉMATITE. Clematis . Përianthe simple , à quatre ou cinq divisions. Cariopses nombreuses , surmontées par le style qui est plumeux.
Les clématites sont ainsi appelées de branche de
vigne , parce qu’elles grimpent comme le faitce végétal. L’Amérique , l’Inde et l’Europe sont les parties du globe où l’on en trouve un plus grand nombre.