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gemmes, qui consiste à appliquer sur l'aubier d'une plante, une portion d’écorce d’une autre plante, munie d’un
On - œil ou bourgeon; telles sont les greffes en écussons, en sur placage ete. 40. Enfin les greffes herbacées, qui ne sont isse autres choses que les greffes en fente et en couronne, prala tiquées sur des plantes à l'état herbacé, comme des Meeau lons sur des Oitrouilles, différentes variétés de Pins sur il et leurs congénères etc.
pe 147. Si on enlève une petite portion d'écorce d’un
arbre, et qu’on préserve cette plaie du contact de l'air, en y appliquant un verre, par exemple, on verra au bout
our de quelques jours se former des gouttelettes de cambium, au ; qui finiront bientôt en s’étendant par se souder entre elles, elui de manière à couvrir toute la plaie. Si quelques jours [eux plus tard on examine au microscope ces gouttelettes de ême cambium ainsi réunies, on reconnaîtra facilement que le
ces système vasculaire est déjà établi dans leur ensemble; au- | er, tel est le principe de la greffe. Car si des goutter le lettes de cambium finissent en s'étendant pour se souder > les sur une même plante, on s'est dit que cette union pour-
rait bien de même s’opérer entre plantes de parenté très rapprochée, et le succès est venu de suite confirmer cette
d'o- opiniou.
tes
ar Comme le tissu cellulaire est la source première où par se forment tous les organes des plantes, les greffes réussoit siront d’autant plus faciiement que ce tissu dans les rtes deux individus sera mis en contact plus immédiat. De» reffe là, cette facilité de reprise dans les greffes herbacées ; jet, De 1à, la nécessité que la greffe et le sujet soient pareils se lement en sève au moment de l’opération, afin que les e le cellules puissent s’unir pour se souder ensemble. de 148. Cependant la greffe nous présente dans plusieurs
cas des faits qui viennent renverser l’anologie que l’étude par
88 PHYSIOLOGIE VEGETALE,
de la physiologie végétale, avait permis d'établir entre plusieurs plantes. C'est ainsi, par exemple, que le Poirier et le Pommier, qui ne semblent différer l’un de l’autre que par la forme de leurs fruits, ne peuvent se greffer l’un sur l'autre; si on parvient quelquefois à les faire adhérer ensemble, ils ne forment jamais un tout, et finissent bientôt par se décoller. Et ce même Poirier se greffe assez facilement sur l'Epine blanche, le Sorbier, et même le Pommier qui lui paraissent si étrangers, I1 est probable que l'étude de la physiologie végétale, jointe à de nombreuses expériences d'horticulteurs habiles, nous donnera plus tard l'explication d’un grand nombre de ces faits naturels, qui sont encore aujourd’hui des mystères pour la science. Sans doute que l’anologie entre les sucset la structure intérieure des plantes, dont souvent il n’est pas facile de se rendre compte, est une cause (es plus inîluentes sur la reprise des greffes.
149. Les arboriculteurs affirment, et l'expérience le confirme aussi, que plusieurs greffes successives sur un même sujet lui font perdre de sa vigueur et affinent ses fruits. Voici comment la physiologie peut rendre compte de ce résultat, Bien que par la greffe les deux plantes opérées se soudent, de manière à ne constituer au’un seul individu, la chose ne se fait pas toutefois, sans qu'un certain bourrelet, ordinairement d'une contexture plus serrée que le bois du sujet, ne prenne naissance à l'endroit de la soudure, et ne se trouve comme un réseau interposé dans la circulation de la sève, la ralentissant dans sa marche, et la forçant à s’élaborer davantage avant de passer dans le sujet. Aussi remarque-t-on que les fleurs et lesfruits greffés qui se manifestent d’ordinaire par un plus grand développement, par un volume plus considérable, n’acquièrent ces qualités qu’au détriment des plantes qui les portent ; c’est-à-dire, que ces
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