‹ Traité élémentaire de botanique [microforme] (volume 2)Chapitre 40 sur 53 · JUPE · texte numérisé non relu

JUPE

MULTIPLICATION DES PLANTES. 89 ntre plantes deviennent d'une plus petite taille et vivent e le moins longtemps. (Cela est dû sans doute à l’élabon de ration des sucs nourriciers dans le réseau de la greffe, t se qui ne laisse échapper que les plus purs pour la fleur et \les le fruit, et qui met un obstacle à une surabondance qui out, se porterait davantage sur le bois de la plante.

Hd 150. Quelle influence maintenant peut exercer le bier, sujet sur la greffe ? les arboriculteurs: sont partagés sur Bors. ce point. Les uns, veulent que cette influence soit tout sale, à fait nulle, et que pourvu que le sujet soit bien consha- titué, et &e nature à assurer la reprise de la greffe, ane les fruits ne recevront aucune modifiéation, que ce sujet lhui soit de telle ou telle variété, de telle ou telle espèce ; logie c'est ainsi, disent-ils, que des Pommes Fameuses dont seront également bonnes, qu’elles soient greffées sur vas des sauvageons, ou sur des francs (a) de Calville, de St. Laurent, de Pommes à cidreetc. Les autres prée le tendent au contraire, que chaque espèce de plante, r un comme chaque variété de la même espèce, puise t ses dans le sol pour sa nourriture des sucs qui lui sont parmpte ticuliers, et que certaines qualités particulières à ces ntes sucs peuvent agir diversement sur les greffes qui les rea’un cevront, suivant aussi la nature particulière de ces sans greffes. (Cette dernière opinion paraît certainement la ture plus probable, et s’il n’est pas encore permis de la poser e à en règle, de nombreuses expériences du moins, viennent seau la confirmer ; c’est ainsi par exemple, que des Poiriers sant greffés sur Cognassier donnent de meilleurs fruits que tage les mêmes espèces greffées sur francs etc. que Bien que la manière de procéder à Îa greffe apparordi- tienne en propre à l’horticultrre, nous croyons devoir 4 | x a (a) Les francs sont des arbres provenant de semences d'arbres

cultivés ; et les sauvageons, les produits de semences d'arbres non ces encore améliorés par la culture.

90 PHYSIOLOGIE VEGETALE.

consigner ici la manière d’opérer la greffe en fente et celle en écusson, deux des plus faciles et des plus usitées, afin de mettre le lecteur en état de faire lui-même l'expérience des principes physiologiques énoncés plus haut, et de l’engager par là, à s’appliquer à la botanique pratique, le renvoyant pour les autres greffes, aux traités spéciaux qu’en ont donné Hardy, Carrière ete.

$ TI. De ia greffe en fente.

151. Cette greffe se pratique au printemps dès les premiers mouvements de la sève. Mais il faut avoir préparé ses greffes d'avance. (C'est-à-dire, que dans le mois de Mars, ou au comencement d'Avril, vous coupez sur les arbres que vous voulez reproduire, des pousses de l’année précédente, des mieux aoûtées, que vous fichez en terre dans une-cave pour qu’elles ne se dessèchent pas et.pour qu’elles n’entrent pas non plus en vé- &gétation. Dans le mois de Mai, ou vers la fin d’Avril, lorsque la sève est déjà en mouvement, vous amputez l'arbre, le rameau ou la branche qui doit vous servir de sujet, à la hauteur voulue, puis à l'extrémité amputée, de la lame de votre couteau ou greffoir, vous ouvrez une fente verticale demanière à ce que les bords en soient bien unis. Prenant alors une pousse conservée comme ‘il est dit -plus haut, vous la coupez de deux à trois pouces de long en ne lui conservant que deux ou trois yeux, et la taillant en ‘biseau.par le bas demanière toute fois à ce que la partie qui devra être à l’extérieur se trouve un peu plus épaisse que l'autre, vous l’enfoncez dans la ‘fente du sujét que vous ouvrez ‘au moyen d’un ‘coin, aÿänt Soin que le cambiumet le pärénchyme eortical dela greffe correspondent aussi exactement qu ‘possible ‘avec les mêmes ‘parties du ‘sujet. Puis vous couvrez soigneusement toute la plaie d’üne pâte que

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