Les bords des feuilles présentent aussi dans
beaucoup de plantes des découpures plus ou moins prononcées. La feuille est dite crénelée, quand elle
. offre des dentelures arrondies et peu profondes (Pé-
largonium, fig. 40) ; dentée, quand elle est munie de dents aigües avec des sinus arrondis (Rosier, fig. 39) ; dentée en scie, quand les sinus et les dents sont tour-
nés vers le sommet comme les dents d’une scie (Vé-
ronique, fig. 41) ; doublement dentée, crénelée, lorsque chacune des crénules est elle-même dentée ou crénelée ; sinuée, quand son contour offre des sinuosités ; on la dit pennifide quand ces sinuosités se correspondent des deux côtés de la nervure médiane ; et si dans ce cas les découpures se rapprochent beaucoup de cette nervure et que les divisions soient arrondies, la feuille est dite alors pennilobée (Chélidoine,
Jig. 42).
Siles segments ou découpures de la feuille, au lieu de se ranger des d&ux côtés de la nervure mé-
diane, prennent chacun à l'extrémité du pétiole une
direction différente en divergeant comme les doigts de la main, la feuille est alors dite digitée ou palmée ; et on la dira de même palmi-lobée, palmi-partite, pal-
mi-séquée, etc., selon que ses divisions seront des lobes,
des partitions, des segments, etc.
71. On appelle feuillé composée celle qui réunit plusieurs petites feuilles sur le même pétiole (Rosier). La feuille composée est dite pennée, quand ses folioles se rangent des deux côtés de la nervure médiane comme les barbes d’une plume (Noyer) ; elle sera pari ou imparipennée suivant que ses folioles
Fig. 40. Feuille crénelée (Pélargonium).
Fig. 41. Feuille dentée en scie (Véronique).
et dettes
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40 ORGANOGRAPHIE.
seront en nombre pair ou impair. La feuille est dite ternée lorsqu'elle présente dek segments divisés en trois (Trèfle), elle sera biternée, triternée, suivant qu’elle se subdivisera ainsi deux fois, trois fois en trois. Enfin la feuille est dite décomposte, lorsqu'elle se subdivise indéfiniment (Carotte). Si dans les feuilles pennées des divisions plus petites alternent avec de plus grandes, la feuille est dite alors interrupti-pennée (Patate). Lorsque la nervure médiane
dans la feuille simple semble se rejeter sur un des deux côtés, la feuille est alors dite oblique (Orme, fig. 37). On donne le nom de wrilles aux feuilles ou
Fig. 42, Feuille pennilobée (Chélidoine),
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folioles qui, réduites à leur nervure médiane, se contournent en forme de tirebouchons (Vesce, Vigne).
Il est de certaines plantes qui offrent des feuilles anormales, s’écartant plus ou moins dans leur forme ou leur disposition, de celles que nous venons de
décrire, telles sont: la Sarracénie, dont le pétiole
forme une sorte d’urne ou de vase ( fig. 45) ; le Nepenthes Distillatoria, dont la feuille lancéolée se continue en vrille et se termine par une espèce :! trne ou de
; godet muni d’un opereule ( fig. 44).
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‘Fig. 43. Feuille de la Sarracénie, à pétiole vésiculaire et à limbe operculaire.
Fig. 44. Feuille du Nepenthes Distillatoria, où la nervure mé diate porte yne urne-munie d’un couvercle,
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72.—Les feuilles, quoique toujours disposées d’une manière symétrique et régulière sur l’axe qui les porte, n’ont cependant pas toüjours la même position. Tantôt elles sont à différente hauteur de chaque côté de la tige, et on les dit alors alternes. D'autrefois elles sont posées par paires à la même hauteur et elles sont alors dites opposées. Dans quelqu plantes, elles sont disposées en rayons divergents autour de la tige, on les dit alors verticillées ; dans d’autres elles sont réunies en faisceaux, on les dit Jasciculées, et enfin dans quelques autres elles se re-
couvrent comme les tuiles d’un toit, ce sont alors des feuilles imbriquées (Joubarbe, Thuya).
78.—Les feuilles, eu égard à leur position, à leur forme et à leur couleur sont encore dites :
Fig. 45, Tige d’Avoine ; a, ligule ou stipule intrapétiolaire ; b, gaîne de la feuille qui embrasse le chaume; c, limbe ou feuille proprement dite.
Fig. 46, Feuilles connées (Chèvrefeuille),
Jia. 46).
Radicales, lorsqu'elles naissent de la racine, rapprochées du sol (Tulipe, Pissenlit). |) Caulinaires, lorsqu’elles naissent sur la tige et les rameaux (Lilas, Rosier). | Amplexicaules où embrassantes, quand la base de leur pétiole ou de leur limbe entoure en partie la
tige (Renoncule, Jusquiame).
Engaînantes, lorsqu'elles enveloppent la de par leur base (Blé, Avoine, fig. 45).
Connées ou confluentes, lorsque deux feuilles oppc- | à sées se réunissent par leurs bases (Chèvrefeuille,
PS