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Quant à leur forme, les feuilles sont dites :
Hétérophylles, lorsqu'elles ont différentes formes sur la même plante (Potamots, Rénoncule aquatique).
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Fig. 47. Feuilles verticillées (Laurier-rose). Fig. 48. Feuille cordée ou cordiforme (Lilas),
44 ORGANOGRAPHIE,
Ovales, lorsqu'elles offrent la coupe d’un œuf avec
Ja plus grande largeur à la base ; obovates, dans le
cas contraire. On fait précéder du mot ob les noms
qui doivent exprimer une forme renversée.
… Cordées où cordiformes, lorsqu'elles sont en forme de cœur (Lilas, fig. 48). À Réniformes, lorsqu'elles sont en forme de reins (Asüret du Canada, fig. 49).
Ensiformes, lorsqu’elies ont la forme d’un glaive (Iris, Asphodèle).
Obluses, quand leur sommet est arrondi (Pâquerette).
Acuminé”s, quand leur sommet s’amincit brusquement en pointe (Coudrier),
Subulées où aciculaires, lorsqu'elles sont étroites et rétrécies en pointe comme une une alène (Pin, fig. 38).
Fig. 49, Feuille réniforme (Asaret du Canada), Fig. 90, Feuille sugitiée (Pied-de- venu),
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et
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Eñntières, lorsqu'elles ne présentent aucune dent ni découpure sur leurs bords (Lis, Agapanthe).
Linéaires, lorsqu'elles sont très étroites et allongées (Blé, Avoine). |
Sagittées, quand leur base se prolonge en deux lobes aigus en forme de flêche (Pied-deveau, fig. 0).
Peliées, quand le pétiole est attaché au milieu de la face inférieure du limbe (Capucine, fig. 51).
Rudes ou scabres, quand la surface est raboteuse ou âpre au toucher (Laiches, Orme). |
Glabres, lorsqu'elles sont dépourvues de toute espèce de poils (Hortensia, Erable).
Pubescentes, lorsqu'elles sont garnies de poils (Géranium, Fraisier).
Lancéolées, oblongues et finissant en pointe (Laurier-rose, fig. 47).
74.—Les feuilles sont ordinairement vertes, cependant quelques-unes nous offrent une couleur bleueblanchâtre comme le Chou, le Pavot, ete., elles sont dites alors glauques, Les feuilles panachées sont des feuilles qui présentent certaines taches dé blanc ou
de jaune dans leur limbe ; ces taches sont dues à des.
sucs particuliers renfermés dans un certain nombre de cellules du parenchyme (ErithroneŸ Thym). La coloration des feuilles en rouge, orange, etc., à l’au-
Fig. 51. Feuille peltée (Capucine).
use
tomne, vient aussi de l’altération de ce même tissu parenchymateux.
IV,—De la Fleur,
75.—La Fleur est la partie la plus importante de la . plante, puisqu'elle renferme les organes nécessaires
à sa reproduetion. Les principales parties de la fleur sont, en commençant par l'extérieur : le Calice, la Corolle, les Etamines et le Pistil. Une fleur complète se compose donc de quatre rangs ou verticilles d'organes. : Pour plus d'intelligence, voyez la fig. 52, qui représente une fleur complète, Œillet : c,. est le calice; ce qu’on regarde ordinairement comme la
Fig. 52. Fleur de l’Œillet; c, calice; p, p, p, pétales ; e, e, e, étamines ; d, pistil ; o, ovaire renfermé dans le calice; O, montre l'ovaire retiré du calice, et C, le calice débarassé des pétales et dépouillé du calicule de sa base.
fleut p p p, est la corolle formée de cinq folioles ; ces dix filaments qui portent une tête à leur sommet, sont les étamines, e e e; d, est le pistil qui est double dans cette fleur ; et enfin en o, renfermé dans le calice, se trouve l'ovaire qui renferme lui-même les graines. 76.—Le calice et la corolle qu’on désigne souvent sous le nom de périanthe et d’enveloppes florales n’ont qu’un rôle accessoire dans Ja fructification, tandis que le pistil et les étamines sont des organes essenhiels sans lesquels la fructification ne peut avoir lieu, On dit la fleur apérianthée, lors qu elle manque de ses enveloppes florales.
77.—On appelle bractées, des petites feuilles qui accompagnent la fleur de certaines plantes. Les bractées ne différent des feuilles proprement dites qu'en ce qu’elles sont toujours très rapprochées de la fleur, plus petites, différentes de forme, et souvent de même couleur que les pétales de la corolle. Les plus petites s'appellent bractéoles, et une fleur qui en est munie est dite bractéolée. Quelquetois des bractées en forme écailles forment comme un second calice à la base du premier (Œillet, fig. 52), on donne alors à ce second calice le nom de calicule. Lorsque des bractées sont rangées en couronne autour de plusieurs fleurs réunies, elles constituent un involucre.
78.--L’involucre, est donc une espèce de calice commun à plusieurs fleurs. Il se rencontre surtout dans les Composées ; quoique chaque petite fleur ait elle-même son calice, l’ensemble qu’elles forment se trouve entouré d’une espèce de collerette qui constitue l’involucre (Œillet d'Inde, Chardon). L’involucre prend une grande variété de formes; quelquefois
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il se rapproche du calice, d’autres fois il simule des pétales souvent plus brillants que ceux des
03 54 . 79.—On appelle glumes, les bractées .qui dans les
graminées forment l’involucre de chaque épillet ; et.
paillettes, celles qui remplacent le calice dans chaque
fleur. Les glumes et les paillettes sont souvent mu-
nies de barbes plus ou moins longues, elles forment ensemble les balles que le battage sépare de la paille dans le Blé, le Seigle, l’Orge, etc., (fig. 54).
Fig. 58. Involucre simulant des pétales (Cornouiller du Canada). Ù :
Fig. 54 Epillet d’Avoine à deux fleurs ; g, g, glumes ; À, fleur avec ser paillettes dont l’une porte deux pointes à son sommet et une grande barbe courbée sur le don,
80.—Le mot type, lorsqu'on l’applique à à une fleur, sert à indiquer l’état plus ou moins complexe des verticilles qui composent cette fleur. On dit la fleur à type binaire, lernaire, quaternaire, quinaire, suivant que chaque verticille comprend deux, trois, quatre ou cinq parties, car le type est susceptible de varier dans les différentes plantes. Aïnsi le type ternaire est le seul qu’on rencontre dans les monocotylédones, tandis qu’il ne se montre jamais dans les “icotylédones. Dans celles-ci, c’est le type quinaire qu’on rencontre le plus souvent, 5 sépales, 5 PEER, 5 étamines, à pistils.