‹ Traité élémentaire de botanique [microforme]Chapitre 20 sur 60 · S [—DU CALICE · texte numérisé non relu

S [—DU CALICE

81.—Le Calice est la partie de la fleur la plus rapprochée des feuilles .et celle qui leur. ressemble le plus. Comme elles, il est ordinairement de couleur herbacée ; il sert d’enveloppe à la corolle. Le calice se compose d’un certain nombre de petites feuilles plus ou moins soudées entre elles qu’on appelle sépales. 82.—Le calice est dit mo- \ nosépaie (de monos, un), lorsqe les feuilles qui le composent sont tellement soudées qu’elles semblent former un calice d’une seule pièce (Œillet).; et polysénale (de polus, plusieurs), quand ses feuilles sont libres (Géranium, fig. 55). '

Fig. 4 Calice polysépale (Géranium),

50 | ORGANOGRAPIIE,

Dans le calice monosépale on distingue le tube, la gorge et Le limbe. Le tube est la partie où les sépales sont soudés ; la gorge est la partie intérieure du calice où s'arrêtent les soudures ; enfin le limbe est la partie où les sépales sont libres. Nous appliquerons plus tard ces mêmes dénominations à la ‘corolle.

Le calice monosépale est dit partit, lorsque les sépales sont presque libres et ne se soudent qu’à la base (Géranium, fig. 55) ; il sera de même bipartit, tripartit, etc., selon le nombre de découpures qu’il présentera. Il est dit fide (fendu), lorsque les'sépales ne sont soudés que vers la moitié de leur longueur, il sera de même bifide, trifide, etc., suivant le nombr° qu’il présentera de semblables découpures. Il est dit denté, quand les soudures se prolongent presque jusqu’au sommet des sépales ; entier, lorsque ses bords n’offrent aucune découpure. Il est dit supère, lorsqu’il est situé au sommet de l'ovaire (Rosier, Pommier) ; et infère, quand il prend naissance au dessous (Œillet) ; caduc, lorsqu'il tombe ap:ès la floraison (Coquelicot) ; marcescent, quand en persistant il se fane et se dessèche (Mauve) ; et accrescent, lorsqu’en persistant il prend de l’accroissement (Pomme, Prune).

Le calice est encore dit régulier, lorsque ses sépales sont égaux en longueur ; et irrégulier, quand ils ne forment pas un tout symétrique, comme, dans la Capucine où trois sépales se soudent pour former un éperon, les Pélargoniums, où le sépale supérieur se prolonge sur le pédicelle et forme un tube avec cet organe,

Page 1