‹ Traité élémentaire de calcul différentiel et de calcul intégralChapitre 27 sur 143 · Une transformation de l’équation · texte numérisé non relu

Une transformation de l’équation

/ r ar^da; N / Ca:’'^'da;\ i ir ,

conduit à la valeur de l’intégrale prise entre les li-

mites t = o, t = infini, qui se présente dans plusieurs recherches très-eurieuses.

Si l’on fait x = e

l’équation précédente se change en

ET UES SERIIS> , 79

posant énsuite q{2r+i) = t, et mettant dans le second membre la valeur de ar + i, tous les deux deviennent divisibles par g ; puis divisant sous les radicaux par zg, on obtient

et comme la limite de — » lorsqu’on y fait g =o, est

l’équation précédente se réduit alors à

2 j /e~'’d / d’ou /e~‘’d/ = ±i v^-

Mais f est infini quand x=so, et nul quand x=i: les limites de cette dernière intégrale sont donc l’infini et o ; et comme la fonction e~‘‘ est toujours positive, il s’ensuit que le signe supérieur répond aux limites o et l’infini positif, et que l’intégrale se double quand on la prend depuis / = — infini jusqu’à / = -1- infini : sa valeur est donc alors v^.

i30. Laplace, considérant encore l’expression fe~^ /"d la

met sous la forme ft”~" <**d /, pour l’intégrer par parties,

ce qui donne

je ‘ t — («— m)/e ' t d/j.

Tant que l’exposant « — m est positif, la partie délivrée du signe J s’évanouit entre les limites / = o et ^ = infini (99), et il reste

/*d/= fe^ t di,

la seconde intégrale étant prise entre les mêmes limites que la première. ' , - .

Si l’on fait m == i, on aura * ^ . ■<

fe~‘ fdt.

8<> DES DIFFÉBENCES

et en répétant cette réduction, on obtiendra

fe ‘ fdt =-i ^ /e /— "d r,

résultat qui s’évanouit par son coefficient quand « = 2 r — i ( * ) , et qui, lorsque n = ar, donne

fe-‘ — ^ i-i i \fn.

11 est d’ailleurs à propos d’observer aussi qu’en posant = JT, on a

Je-

/MH-

les limites de x sont alors i et o, et si l’on en change l’ordre, il faudra supprimer le signe — . ...

En posant m = I , n = O, on aura

431. Je vais encor» rapporter l’évaluation de quelques autres intégrales qui présentent des conséquences curieuses ; je commencerai parcelle de dx cosrx, entre les limites a; =0

et a: = infini, due à Laplace et remarquable parle procédé employé pour l’obtenir.

En posant

d X cos rx= y,

et différentiant par rapport à r (281), on en tire

xdxsinrx;

(•) L’inlégralo prise entre les limites < = o, «=oo ne peut évidein>

ment jamais être nulle, puisque tous ses élémeots sent positifs: Dans le cas de le facteur numérique de l'expression obtenue par Lacroix se réduit bien à zéro, mais l'autre facteur, savoir 1"*^" di , devient infini.

Digilizeetby GooglJ

ET DES SÉBIES. 8l

puis en intégrant par parties , relativement . au facteur e~*'-'’ard j:, on trouve

~ sin rx ^ dx cos rx,

dr 2 a* 't

2 fl’

ce qui revient à

î!Z= -Lr

dr

JL

lorsqu’on suppose x infini dans la partie délivrée du signe f.

L’équation ci-dessus, entre les variables j et r, a pour intégrale ■

j = Cr '**’.(285),

C étant une constante arbitraire qu’on détermine par la valeur que prend y lorsque r= o, savoir :

' Par ce moyen, on trouve • • ' .

r — e ^ yÇ ' '

•' ia'^,

Ici se montre un nouvel artifice d’analyse, qui consiste à former, entre les intégrales et quelques-unes des constantes qu’elles contiennent, des équations différentielles que l’on puisse intégrer. Ce procédé, et des transformations très-variées et très-ingénieuses, ont considérablement multiplié, dans les recherches de MM. Laplace, Legendre, Poisson, Georges Bi- ' done et Cauchy, les déterminations des intégrales définies, dont Euler avait déjà montré de beaux et nombreux exemples; mais il reste encore à désirer une méthode uniforme qui réu- ' nisse en un seul corps toutes ces recherches, au progrès desquelles paraît attaché maintenant celui de plusieurs branches importantes de la Physique mathématique.

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