CSTWTE n^ttlLE
moTit^. cî/»., rti\ Os premier? os«ii> ont été perfectioi 1 Ij*;! îlr ionflcnr S'ï/Y-, ;|Kraîit sur une large éche l::.; ftr..,x'tinîlini If^ 1 s.t-s de craiulcur nature h;.>-Tv!ir > lîni! XTi'r.To . ai .é lîo sur aoe. Cette nouvell îiM' fi di ] avenir. >. i .î-; n>iî p? parahsée par cett cihVicc ïnh!iQ;ie ro'iîiyiire qr.i ivrase tonte chose; sim|»:e. elle est faille, nexige ]\i> nne très-grande pivitione. et nvm< p «luons expliquer brièvement les tîi»n> prineip;ïîe> qre l'on doit prendre pour réussii nproiliiotiôn en milai des bnvrelKs, médailles, et bnt nctueK oneorenn ptni restreint, delà galvanop Le <n!!:.îe de eni\ re. comme tous les sels, est déeom la pile; le métal est Ci'nduit au piMe négatif; sur c bast' 1 art qui nov.s iwujx^ : rojHTation est moins diense lorsque Ton empL ie la s/'lution de sulfate d Ci>mme simple inîenmvliaire, e't^t-à-dire lorsqu'on p<ist^ à linstanl même ie m^I lui^reux décomposé pai Admettons que Ton \eville reprivluire en cuivre un grandeur naturelle, on disposera Tappareil de la suivante, lue cu\e on bois ou en plomb, d'une capa fisanle, re<;:oil la solution cuivreuse, le modèle, u plaque de cui\re; celle-ci rendra au sulfate de en ivuuri le métal tombé en |>]uie sur le modèle. Soixar en simple terre cuite contiennent chacune un élém taïque, c'est à^l ire une plaqne de zinc, une plaque d et l'eau conductrice acitlulée par Tacide sulfuriqne; c( bandelettes étroites en plomb élablisseitt les commui d'une manière économique , soixante unissent les plj cuivre des jarres avec le modèle, et soixante réunissen ques de zincdes jarres à la forte lame de cuivre immer la solution : les conditions imposées par les principi niques sont réalisées, le modèle est le pôle négatif, lution est tra^ersée par le courant électrique; il y dépôt de cuivre au j)ôle négatif, et le métal sorti de tion cuivreuse est restitué par la forte lame métallii soixante premières bandelettes indiquées doivent isolément le modèle, leur réunion active trop viv( chute de la pluie métallique ; notre observation esta] à la deuxième série de bandelettes : celles-ci doivent isolément la plaque plongée, de manière que 10 gr par exemple , pris par le modèle à la solution eu
ent intégralement restitués par la plaque métallique. Si pération est bien concluite , si la cluilc du métal nest pas »P rapide, le métal du buste a toute la ténacité, toute la iistance à Toxygône que possède le cuivre ordinaire. Si le )dèie est en plâtre ou en bois , la réussite complète de l'opétion exige que ce modèle soit revêtu d'un enduit plus ou ttins analogue à un corps métallique ; la substance natulle, connue sous le nom de plombagine y remplit bien les loditions exigées.
Azotate» de cuivre. — Le cuivre est attaqué rapidement r Facide azotiaue ordinaire ; le bioxyde d azote dégagé est, i contact avec j'air, transformé en vapeurs h>poazoti(|ues : I obtient ainsi le biazotate de cuivre, ('.omp. : Cu* ()', Az'O^ • 3 H' O'. Si on traite le cuivre par l'aciile azotique concen- 6, ménfie en excès , ou obtient une poudre verte qui est un «frazotate de cuivre, Comp. -. Az'O^+HM)', 3Cu' ()^ (ttc circonstance singulière parait explicable : Tazotate d*eaa Aployée ne contenant pas Teau constitutionnelle nécessaire^ Vspiace cette eau par 2 éq. de biox) de de cuivre. Le cuivre pur nest point vénéneux , mais ses préparations pssent comme poisons lorsc[u'elles sont introduites dans ^mac des animaux. Le sucre est un antidote puissant
Ptre ce poison , quoique son mode d'action soit tout à l'ait inar. M. Duval, et ensuite M. Orfila, rapportent plusieurs iples de personnes qui , ayant avalé par accident ou à !]0 des doses assez fortes de verl-de-gris, lurent sauvées Fnsage du sucre. M. Ortila trouva constamment qu'une de vertde-gris qui aurait été capable de tuer un cbien Vcspace d'une heure ou deux, pouvait être avalée im- Iment si on Favait préalablement mêlée à une grande itité de sucre.
Propriétés caractéristiques et réactifs des sels de cuivre.
! Lesdcnx oxydes s'unissent aux acides; on connaît donc kox genres de sels, prolosels et deulosels. Les premiers ne ^trouvent que dans les laboratoires ; je donnerai seulement tl réactifs des seconds :
[. 1** Le cuivre est précipité à Tétat métallique par le fer et |r le zinc ; 1° Précipité bleu par les alcalis j le préciçilè esX iï\?&w\&
mr rjBBC«mpf fiqûle. rt donae une liqaeiir lim^de d'
: rrè* ïp::e s:ir jmr rmde fnKhydriqne ;
4^' //«V n bauHDiîTOD jor le oanofernire de potassiun
PhmK — Pes. : 11.^1: fMHik alom. : 1294. Ce métal b!ano>bk«Âti\^. brillant, mou. Ileuble, peu tenace, cou qmmmetit peu capable d\Hre êdrê. quoique s'étendant fa Wment <4>:^^ le maitesu . fusible à 3:îO^, volatil à une foi obi!onr : imi le trouve combine de diverses manières dans nature. ma:s le sulfure ou M çairne est la seule mine expli tee. L'Andetenne et rEspeume alimentent de plomb le mon civilise : les mines de France sont peu importantes, et le ploi extrait , j^r exemple . des mines de Poulaouen , en Bretagn ne contnbue que pour une faible part à la consommât! annuelle, qui est de 16 à 18 millions de kilogrammes.
Le plomb très-pur est employé pour faire le minim le cnstal et des vernis de poteries; s il est impur, il est tri souvent inutile de le purilier. car on s>n sert alors pour oo vrir les édifices , t;ïbriquer des tuyaux de conduite; s'il ce tient de fantimoîne. il peut entrer dans les caractères d*ii primerie ; enfin , s il renferme de Tarsenic , il sert pour ploi de chasse.
Le plomb s*allie à Tétain en toutes proportions; ces alliai sont plus durs, plus tenaces que réraia lui-même. On se s quelquefois de l'un de ces alliages pour étamer le cuivre: est prouvé que, les deux métaux formant alors uïie espèce pile voltaïque , Fétain s'oppose à l'oxydation , et par con quent aux effets nuisibles du plomb.
Le bismuth se combine facilement avec le plomb. N( avons parlé de Talliage fusible triple de bismutb , d'étain de plomb; cet alliage est employé dans le clichage , et pem de reproduire rapidement le relief d'une planche donnée; coule d'abord sur celle-ci du plâtre très-fin , puis dans moule creux en plâtre on coule Talliage fusible.
Du soudage du plomb. — On opère ce soudage avec alliage dont nous avons parlé, et qui est formé de 2 part d'étain et de 1 de plomb : ce soudage, dans lequel se ( veloppent des actions è\ec\xv^es , ^t. ta.^idement oxy(
BU FLOUB. 273
H. Desbassyns a donné le moyen de souder le plomb avec le plomb même; ce procédé, dont les avantages sont incontestables, a déjà quelques années d'existence, et néanmoins on conserve rancienne méthode, par suite de cet esprit de routine qui repousse toute innovation.
Dans le procédé de M. Desbassyns, les deux lames ou
pèces, etc. , etc. , de plomb que Ton doit souder sont mises
m contact; on dépose une lame mince de plomb sur les
Ueai parties, et on soumet le tout à l'action d'un chalu-
'^Bean alimenté par de l'hydrogène mêlé avec l'air atmosphé-
' e ; on opère ainsi la fusion et par suite le soudage des
lis fragments. L'appareil est extrêmement simple, sans
M. Desbassyns a même eu l'heureuse idée de faire
tionner des fers creux analogues à ceux dont se servent
fontainiers dans leurs soudages journaliers : nous insis-
sur cette découverte, parce qu'elle a de grands avantages
jusqu'ici ne sont pas appréciés, par exemple, elle nous
il devoir donner les moyens de fabriquer, avec le plomb^
tourilles qui remplaceraient ces tourilles en grès si dan-
nses dans le transport outre-mer de l'acide sulfurique.
Pratoxyde de plomb. — Comp. : Pb'O'. Lorsqu'un courant
^' est lancé sur la surface du plomb en fusion, le métal est
lement converti en protoxyde , poudre d'un jaune de
; la partie oxydée, qui surnage, constitue le inas-
que 1 on employait autrefois en peinture. Cette pré-
û fond à une forte chaleur, et l'oxyde est bientôt sé-
de quelques parties métalliques que contenait le mas-
; il présente alors une masse d'un rouge brique qui , en
loUdifiant, se divise en petites écailles cristallines, dures,
dont la pulvérisation est difficile. Ce produit, bien connu
le nom de litharge , est d'un grand usage dans les arts.
Les huiles de lin , de noix, d'œillette ou de graines de pa-
, etc., chauflées avec cet oxyde de plomb, deviennent
, consistantes et siccatives; on les emploie alors sous
m^ huiles liihargiHsées , dans les ciments, en pein-
, dans les vernis, etc., etc. La litharge, fondue avec du
commun, décompose ce dernier ; l'oxjde de plomb s'unit
Kâde elilorhydrique, et forme un clilorhN drate de plomb,
deNaples, dont on se sert dans les vernis et dans la
tore,
S Ton chanlTe la litharge réduite en pondre îvue , eX ^\ <^^\
374 CHIXIE MIIfÊEALE.
la ivimto n^nlinnellcmcnt pondant que sa surface est expoî ;\ la tîamnu^ elle est transft»rmée, an bout d'environ qi ranlo-hiiit lunuvs , on nno belle poudre rouge, connue se le nom de ihinium . Ac plouib rouge ou de faux vermilk Co i*. nipi'<t\ qui jarail rire un mélange de protoxyde et jvn^xMlo. osr !nsil)k\ tn»s-pon sol nble dans Teau , décom{ saMo [uir la dialoiir ; il est emplo>é en grande quantité da Ks \ orientas, d:\nsla peinture, et même comme cosméliqi
Pf roj-tj-lt' (fr idnuih. — Comp. : Pb' 0'. En taisant digér du pli-ml> ronge dans Taeiile azotique, on eu dissent la pi forte putie: mais il reste une poudre brune foncée, qun un porvAxde do plomb sans usage. La chaleur ramène poro\>deà rèlat deprolo\>de.
Sufhtrr de pfnmb, ou tjàlvnr. — Comp. : Pb' S'. Il eslll lide. brillant, d'une omileur bleue-grisàtre, moins fusible q^ le plond); est tr^'s-rommun dans la nature, et employé so^ le nom l^«^/w/7o^^r dans les poteries.
Ski.s pe PL051B. — Carbon aie de plomb. — Comp. : Pb*i C'O'.Cesel. appe'é aussi blanc déplomba céruse^^\ seul blane qu'on imploie dans la peinture h Thuile. L'at de plomb étant lotomposé ordinairement employé pour; pré|>aralii>n de la réruse, nous donnerons rhislorique dcl ueinier produit dans l'examen des acétates.
.S////(/^> de plomb. ^ Comp.: Pb'O^S'0^ L'acide furique n'agit pas sur le ]>lomb, à moins qu'il ne soit ( centré et bouillant; l'acide alors est décomposé, une o\\de le plomb, et est cliai:gée en aeide sulfureux mii sei g !ge: l'acide non tlécomposé se combine avec l'oxyde foi Ce sel est soluble dans l'eau, sans sa\eur, in(lécomp( par la chaleur, dans des vaisseaux fermés. On forme aiisfll soiis-sulfate en poudre blanche insoluble, que Ton em| quelipiefois connue remplaçant la céruse.
Azotulf's de plomb. — L'acide azotique attaque vivei le plomb, et forme deux azotates, suivant les quanti d'acide et de métal employées; ces sels n'ont aucun \ dans les arts , et serN ont laremenl dans les laboratoires.
Touies les préparations de plomb sont vénéneuses: ta est la cause de la plupart des maladies dont sont aifligésl peintres, et surtout les ouvriers occupés au broyage descd posés de plomb employés comme coiUeui^s.
Propriétés car actérisliqiies et réactifs des selsdeplomh
1° Les sels de plomb sont blancs , ont une saveur sucrée plyptique ï
J** Par les alcalis, précipité blnnc, soluble en partie dans pnexe^ de soude ou de potasse caustique ;
8" Précipité noir par l'acide sullhydiique;
4° Précipité jaune par le chrôniate de potasse;
5" Précipité blanc cristallin par l'acido clilorhydrique ;
9^ Le zinc métallique, placé dans une dissolution de
mb, précipite ce dernier en aiguilles fines, dont l'en-
ble constitue ce que l'on appelait anciennement arbre de
urne,
§ 20. Du mercure.
Mercure, — Pes. : 13,56; poids atom. : 1265. Ce métal, ippelé aussi vif-argent, l'ut connu dès les temps les plus reiilés; on remployait alors, comme aujourd'hui, pour apiiquer l'or sur les métaux. 11 est fluide à la température vvlinaire^ d'un blanc d'argent , volatil à 35o", inodore, inipide et susceptible de se solidifier à environ — 40" ; il ressemble alors à l'argent , et dovieut malléable.
Les mines exploitées sont celles d'AImaden , en Espagne; hddrya, du auché dos Deux-Ponts ; la mine de (iuanoa- ^elica, au Pérou, qui donnait beaucoup de mercure, est kQjourd'hui en très grande partie abandonnée et Iburnit irès-peu. On verse dans le commerce: l" d'AImaden, 30 Us, 000 quintaux ; 2" d'iddrya, 1 2,ooo (juintaux ; la France, ^i n*a pas de mine mercurielle, subit une importation d'en- Hroir 100,000 kilogrammes. Il est à remanjucr que partout ttù Ton exploite le mercure, ce métal est à l'état de suH'ure : lie mercure est en ciliés quantités, alors il esta l'état natif; 09 géologues pensent que, dans ce dernier cas, ce sont des Mfures ue mercure décomposés dont le métal a été porté à Une certaine dislance de son gisement. La chimie enseigne |iie le sulfure de mercure pounait ê;re traité, soit par le fer, loit par la chaux : dans les deu\ cîis, on aurait le mercure iiétallique; tel n'est pas le procédé usité. A Almaden, on laite simplement Je sulfure \)i\r la cha\ev\v.> e\\v\\\Wtv\\\. ^xs^ vuge on a, si Je fomueau eut bien disposé , àe Y màû ^xj^V^v-
rciiv et (lu mercure métallique. Ce procédé a été trao^orti d'Almaden â tddrva.
L'appareil est l'orme de cinq à six tours percées à joor; première tour est le l'o} er, les autres sont peur ainsi dire ' vas(*s rélrigéranls ; l'ouvrier enlrelient le foyer arec da nerai, et le métal est successivement condensé dans les réf rants qui suivent. On assure que rien n'est perdu ; mais il i d'observer à Iddrya les individus qui habitent jusqu'à demi-lieue autour du foyer, pour reconnaître àrabseocei dents qu'une quantité assez notable de vapeurs mercurif échappe a la condensation. Un fait, que Ton trouve ment dans les autres métaux , dominera, caractérisera l'Inl toire de ce métal : il forme avec presque tons les éléi métalloïdes deux combinaisons; l'une, inférieure^ est moins stable que la combinaison supérieure.
Les usages du mercure sont nombreux. On emploie métal pour la construction des baromètres et des tb( mètres, pour Tétamage des glaces, etc. Dans les paysqni[ dent des mines d'or et d'argent, on s'en sert pour séparer métaux des matières étrangères. La pharmacie en consor une assez grande quantité pour préparer Tongueut curiel, les oxydes de mercure, le sirf)limé corrosif, le lomel, etc., etc.
Des alliar/ps de mercure. — Le mercure a une affinité pour les métaux : ces alliages prennent le nom dV malfjames; nous citerons ceux qui sont employés et dont! n'a pas été parlé dans les parties précédentes.
Une partie de zinc , deux parties de mercure et une d'^ forment un amalgame qui cristallise lorsqu'après avoir fondu on le laisse refroidir lentement : on se sert de cet game pour l'excitation des machines électriques. Le mei s'unit facilement à lelain , môme à froid , et ces métaux peuvent être combinés en tontes proportions, en mettant jh mercure dans l'étain fondu. On emploie l'amalgame d'étu^ pour l'élamage des glaces : on applique sur une table M îouiIl(î (l'étain extrômemnit mince et bien battue; on rétcnf î>v<'(! une règle polie, arrondie du côté où elle presse l'élaio; on rciconvre ensuite de mercure la surface de cette feailh» que l'on tamponne avec soin jusqu'à ce que les deux métaax soient incorporés ; on fait alors glisser une glace sur cet amalgame, et on l'y maintient par des poids : l'excès de mcfcnre
DU MERCUKE. 277
)nle, et, en très-peu de temps , la feuille étamée adhère à la lace, et celle-ci devient un miroir.
Un alliage de trois parties de mercure , d'une partie de lomb et d'une partie de bismuth , l'orme un amalgame paritement fluide. Le mercure est souvent falsifié par la préiDce de ces derniers métaux ; il l'ait la queue : en agitant ors une goutte de ce métal sur un vase à fond plat , cette )iitte, au lieu de conserver la forme sphérique , se termine 1 pointe, et adhère en partie à la surface du vase. Les falsiétions sont très-nuisibles lorsqu'on emploie le mercure >nr les préparations pharmaceutiques; aussi dans les pharlades doit-on distiller le mercure que livre le commerce. Protoxyde de mercure. — Comp. : Hg'O'. N'existe en béral qu'à l'état de combinaison ; si on précipite le pro- Hizotatê de mercure par un alcali , la potasse, par exemple , Q ohtient un précipité gris qui a été longtemps admis imme protoxyde de mercure, car ce précipité, 1 est dis- Vàs par les acides ; 2^ contient la quantité d'oxygène exi- 6e par le protoxyde. Or, on a démontré que cette matière tait un mélange de bioxyde et de mercure métallique : soulise en effet à des lavages prolongés, puis à une compresion ménagée , elle donne du mercure coulant. Nous avons éjà remarqué que les métaux peuvent dissoudre partie de mr oxyde ; le mercure obéit à celte règle. De là la précauion indiquée dans les ouvrages de physique : on ne doit pas dnmettre à une ébuUition prolongée le mercure qui doit être mployé pour la fabrication d'un baromètre ; car le métal erait altéré, et pourrait même, comme l'a observé M. Fortin, kmner, dans le tube , non un ménisque convexe , mais bien m ménisoue concave : aussi, lorsque l'on construit un batmiètre ae précision , on fait bouillir le mercure dans une itmosphère d'hydrogène.
Bioxyde de mercure, — Comp. : Hg'O'. Poudre rouge lif , ou rouge-orange , obtenue anciennement par un chauffage prolongé du mercure. Ce composé portait alors les noms de précipité rouf/e, précipité perse; aujourd'hui, «n le prépare plus rapidicment par la calcination ménagée du lÎMOtate de mercure. Le résidu est le bioxyde, mais il n'a iuDais alors la teinte veloutée , la cohésion qui distinguent «bioxyde précipité ;)er >e.
. les combustibles chauffés en contact avec le bm\4.<i fe\s^.,
r CBmiE, \Ç»
en général, explosion : toile est Faction du soufre, du char bon, (lu phospliore. Le bioxyde avec l'eau donne un hydraA jaune.
Profofiiiifure de mercure owéfhiops minéral. — Compi lIjç'S'. Poudre noire obtenue en triturant un mélange d( mercure et de fleurs de soufre, ou en traitant un protoselA mercure par un monosuH'ure ; est peut-être le bisulfure unil du mercure.
Hisu/J'ure de wercure, cinabre, vermillon. — Comp. Ilg' S'. Ce composé est violet s'il est en masse, mais offred rouge vil s'il est en poudre. L'état de divisibilité constitneseï la diiïérence entre ces deux profluits; néanmoins on nepcii pas faire du vermillon avec du cinabre. Le vermillon chmoi a deux qualités : i" éclat excessif; 2" solidité très-grande. L vermillon de France a un é<*lat analogue à celui du vermillo de Chine, mais \\ n'a pas la solidité de celui-ci ; cepeudai l'anahse n'accuse aucune diiïérence. Le procédé employé pi rait dû aux Arabes; puis il fut transmis aux Espagnols ;d là il passa dans les pays où les Hollandais ont longtemps 6 ce monopole. Ce procédé est le suivant : on cbautïeensea b!e, à une chaleur ménagée, du soufre et du mercure, il manière (|u'il y ait un polit excès du premier. Le toiird main réside dans une habile division Je la matière pendai Tactiou de la chaleur, en ajoutant peu à peu de nouvdfc portions du mélange de soufre et de mercure. Lorsque I masse est amenée à un état convenable , elle est reprise, pli cée dans dos matrasàfond plat; le sulfure mercuriel éla!
f>lus volatil (|ue le soufre, est dégagé, et ce corps pulvérisé 'éclat, mais non la solidité du vermillon chinois. On conna un autre procédé, dit parla voie humide : on place dansa vase, (lu niorcure et de la potasse, puis on ajoute le soufre on obtient une espace de polysulfure qui , à un momcnl prend les qualités du vermillon chinois. Le vermillon c très-empli)\o en peinture; il sert en outre pour colorer 1 cires à cacheter, il serait même difficile de le remplacer pi une autre substance.
Protoiodure de mercure. — Comp. : Tîg^r. Poudre vert obtenue en mêlant deux solutions étendues , Tune de pn toazotate de mercure, l'autre d'iodure de potassium, l ex(X's d'iodure de potassium transforme ce protoiodure i JjUodare et eu mercure mfeuVVv^^i.
Siiodure de mercure. — Comp. : HgM\ Poudre d'un ' TODge écarlate, préparée en ajoutant peu à peu h un deuto- *l (Je mercure un iodure alcalin. Si ce dernier est en excès, le précipité rouge disparaît, et il est a reniarcjucr ijue, si le (feutosel mercuriel est en excès, le précipilé rouge disj)araît paiement : aiusi, il est indispensable de mettre en prea'uce tes équivalents exacts d'iodure et de sel inercuiiei.
La teinte du biiodure est magnifique, et il serait bien à lésirer qu'on la stabilisât; mais, à l'air, au soleil, etc., etc., 9et iodure devient terne, et jusqu'ici il a été impossible de h^er cette couleur.
Selsdeuercure. — Azotates de mercvre. — L'acide azoti- [uecontenant toutelaquantitéde mercure qu'il peutdissoudro L chaud donne un sel cristallin blanc [protoazotate de nicr- Wey; les proportions d'acide et de métal sont ordinairement lue partie du premier et quatre à ciiuj du deuxième. Ce sel, itenuu d'eau, est décomposé en sur- protoazotate soluble et ensous-protoazotate insoluble jaunâlie. Le biazntatede merrare est préparé en traitant le mercure par un excès d'acide Clique; les cristaux étendus d'eau donnent un précifîité jwiDe qui est un sous-biazotate ou turhilk ni freux insoluble, iBDdis que le liquide est une solution de sur-biazotate.
Sulfates de mercure, — L'action de l'acide suUïirique IV le mercure est analogue à celle de Tacide azoti(|uc. Les broportions que Ton prend peuvent donner un proto ou un leutosuirate. Ces deux espèces de sels, étendus d'eau, sont iècomposés en sous-sel insoluble et en sur-sel soluble. ^ Les diverses préparations salines dont nous venons de par- Irt sont peu employées dans les arts. Les deux azotates, mêlés it éîenclus d'un poids égal d'eau ou de décoction de gui fiauve, servent au l'cutiage des poils dans l'art du chapelier, iirticulièrement dans ro[)ération dite secrctnc/c. Le prokzdtate, mêlé au chrômate de potasse, sert à obtenir l'oxyde |b chrome.
'* Bic/Uorure de mercure, — Comp. : Ilg' Cb^ Appeléancien- ^^ement sublimé ou mercure corrosif. Ce composé est un poiiiODvioicut ; saveur ai'freuse ; il est obtenu par sublimation, en plusse blanche demi-transparente, formée de petites aiguilles insmatiques; mais^ si on le prépare par évaporât ion de sa vssolution, il est en cristaux prismatiques, rhomboidauK, lectangulaire». Veau peut dissoudie -^^ do sou ^'vC^ à.^ ^^
280 cnnflE MINÉEiXE.
sel; il est soloble dans Talcool, dans Péther; mais, après quelque temps, ces deux liquides fournissent leur hydrogène , et le bichlorure passe à Fétat de sublimé doux (prolocblorure). Une lame de cuivre plongée dans la solution da bichlorure^ précipite du mercure divisé que la friction amène à l'état de mercure coulant. Les alcalis précipitent l'oxyde mercuriel; mais il est déplacé pr un excès d'alcali. L'eands chaux donne un précipité brique d'oxyde mercuriel et de chlorure; si on met un excès de chaux , le chlorure dispanH^ et on a alors de l'oxyde mercuriel hydraté : l'ammoniaque, même en excès , donne un précipité blanc qui parait être a amidure de mercure (l'amidogène Az' H' étant combiné avee le mercure). Les chlorures de potassium , de sodium , d'à» monium, donnent avec le sublimé corrosif des chlorures doit bles solnbles : on conçoit donc que, si l'on veut rendrestalÉ la solution aqueuse de bichlorure, on doit ajouter uncbkH rure alcaUn. Si, à une solution de bichlorure de mercure, 0^ ajoute du blanc d'œuf, on a un précipité insoluble qui ré94( à r^ction d'un excès de blanc d'œuf ; de là l'emploi de celN dernière substance dans les empoisonnements par le sub&d corrosif.
On prépare le sublimé corrosif par la réaction d'un denté sel mercuriel sur le sel ordinaire (chlorure de sodium), flj on broie à sec du sulfate de bioxyde mercuriel avec do m marin, même à la température ordinaire, on a du bichlomii de mercure; mais on opère à chaud dans un matras dl verre.
La conduite du feu exige une certaine habileté ; on maintenir la paroi supérieure du matras à une tempér
3ui facilite l'adhérence et la solidification compacte du pi uit volatilisé ; on obtient alors la masse présentant les ractères indimiés plus haut. Le résidu est noir, car on dans l'usage d'ajouter au mélange des sels marin et merc une certaine proportion de peroxyde de manganèse transforme en bichlorure le protochlorure que peut a donné une partie de protosulfate mercuriel, qui est jours mêlée avec le bisulfate.
Le sublimé corrosif est employé, 1° en médecine; 2°poi
préserver les chairs de la putréfaction : la matière plongll
aaDS la solution est ensuite séchée \ elle durcit, probablemeri
par suite de runion de YalWmvcifc ^xsl ^isssst^Nvtvîl^ s^çoœ
préserver les bois de. la carie ou pourriture sèche. Ce moyen sera sans doute abandonné aujourd'hui que nous connaissons le procédé de M, Boucherie, procédé dont nous parlelODs dans la chimie organique.
Protochlorure de mercure. — Comp. : Hg'Ch'. Ce composé, appelé autrefois calomel, aquila alba, sublimé ou mercure doux, etc., fut dévouvert par les alchimistes ; sa préparation est exactement celle du composé précédent, en mpprimant le peroxyde de manganèse. Si l'opération est fute avec habileté , et si on emploie un sulfate de mercure fie contenant qu'une faible quantité de deutosel , on obtient 4ne masse blanche aiguillée et formée entièrement de sublimé iom : dans le cas contraire, le produit est un mélange de yablimé doux, de sublimé corrosif, et l'action vénéneuse pher^que du second sur l'économie animale exige une se-
ration parfaite. Cette dernière est fondée sur l'insolubilité sublimé doux ; on pulvérise le produit impur obtenu , et jp le soumet à des lavages répétés jusqu'à ce que le dernier niride ne précipite plus par l'azotate d'argent. Le sublimé poux est très-usité en médecine comme purgatif vermifuge, et ■on mode d'action exige qu'on l'emploie dans un grand état division. On le réduit en poudre impalpable, en conduit sa vapeur dans un matras recevant lui-môme de la vad'eau : de là le nom de calomel à la vapeur , sous le- 1 il est toujours connu en médecine.
Fulminate de mercure. — On prépare ce sel en dissolvant, Aune douce chaleur, 1 partie de mercure dans 12 parties Vadde azotique pesant 1,36; on ajoute ensuite il parties Valcool pesant 0,848 , et on chauffe au bain-marie ; il y a polente réaction, dégagement de vapeurs éthérées azoteuses ' précipitation de mercure ; bientôt le fulminate de mercure déposé en cristaux granulaires opaques que l'on peut laà froid et sécher à la température ordinaire. Ce sel, disi dans l'eau bouillante, cristallise en belles aiguilles
euses, et peut ainsi être séparé du mercure libre qu'il con- U. Ce fulminate détone violemment par percussion ou Jygqp'il est pressé entre deux corps durs. Mêlé intimement j^ec six fois son poids de salpêtre, il forme la poudre de per- P*Bion que l'on introduit , en pâte (avec l'eau) , dans ces rjsoles dont la consommation est aujourd'hui si considé-
Propriétés caractéristiques et réactifs des sels de mercure.
\^ T.CS sols de morcine, nuMés avec la chaux sèche, avec la potasse, avec la soude, sont tous décomposés par une forte chaleur, le mercure iie volatilise à l'état mélalliiiue;
2" Un sel de mercure Irotlé sur une lame de cuivre, blaftchit celte lame, surtout si le sel contient uu petit excès d'acide ; exposée au feu, la tache disparaît ;
3^ Par un alcali, les protosels précipitent en noir, les dcatosels en rouge ;
4" L'acide sulfhydriquc en excès précipite les deux ^eniei de sel en noir; à dose très-faible, le réactif précipite a jaune-brun.