De rargent
Argent. — Pes. •. 10,47 ; poids atom. : 1352. Ce métal|. dont l'éclat ne le cède qu'à celui de l'acier, est insipide, inodore, beaucoup plus dur que l'or, très-ductile et très-malléable. Si on exclut autant que possible la lumière blanchei on reconnaît que la couleur de rargent est le jaune pur: dà^ là l'emploi de ce métal pour donner celte teinte aux matiéra vitrifiables. L'argent est fusible à environ looo"; il estsei|siblcment volatil, et on trouve, en petite (|uantité, il est vrai, de l'argent dans les tuyaux de cheminée et en général daM les parties supérieures des ateliers de fonte. Cette propriété, ue l'on ne connaissait pas autrefois, était une cause capital? 'erreurs pour tous les essais de coupellation, et lesmofl* naies, en ne remontant que jusqu'à 1825, contiennent soih vent 902, et jusqu'à 905 d'argent lin, au lieu de 900 qu'elk» devraient contenir.
Les principales mines d'argent d'Europe sont Freybeiï, Kronstedt, Poulaouen; viennent ensuite, immenses, maispao- N res, les minesde l Amérique méridionale. L'argent fourni par les mines est supérieur à la consommation ; c'est le cootrairt qui a lieu pour l'or : ainsi, la valeur de l'argent diminue relativement à celle de l'or. Au commencement du siècle, i""" <lor valait ir,»^" d'argent; il vaut aujourd'hui l5'^''-3/4.U (juauiiio(ra,.g(3,^l; versée dans la consommation parles rniiM* du nouveau monde a été d'environ 30 milliards.
Ajïres 1 émancipation des colonies espagnoles, alors (f»
DE l'argent. 383
du pays devenait libre, des spéculateurs anglais nt vers les raines, pourvus de machines gigantesques, ; à leur suite quelques échappés de laS.)rbonne ou d, qui devaient instruire tous les métallurgistes du ) désappointement l'ut complet, et soyons justes, les de la science, prenant la place des écoliers, n'auraient ingé au résultat de l'expédition. Le procédé amérist pas du à la chiraie, mais nous verrous que celte en donne la clef; il est le fruit d'une expérience ée, est supérieur à tous les nôtres; aussi l'avons-nous eu grande partie , à Poulaouen, mine d'argent et de le notre Bretagne.
Jdé américain pour Vextraction de rargent, — Si •ai ne contenait que de l'argent et des terres, il est qu'il suffirait de le broyer avec le mercure ; mais st pas sa constitution : il contient de l'argent, du du sulfo-antimoniure, du chlorure du môme métal, 'oyage du minerai a lieu par un procédé si simple, mique , qu'il a été adopté chez nous dans tous les de broyage, et, par exemple, dans le broyage de^ pour les fabriques de poteries. Ou place le minerai Teau dans une auge qui reçoit un axe transverse , 1 côté par des chevaux et armé à l'autre extrémité erre considérable dont la friction sur le minerai déla mise en poudre impalpable de celui-ci. Le broyage , on fait écouler l'eau, et la boue recueillie est placée e cour dallée; puis, mêlée avec 5 pour loo de sel mae est alors, pendant un temps plus ou moins long, par des chevaux dressés à ce manège. Après queljrs, et lorsque le mélange est uniforme, on ajoute te de cuivre, ou plutôt du sulfure de cuivre grillé, piétinement a lieu. L'ouvrier chargé de cette direcmine la masse : s'il ne juge pas que le mélange soit état convenable pour l'amalgamation , il ajoute une ion plus ou moins forte de chaux , et fait reprendre leraent: cette addition n'est pas toujours nécessaire, diquerons le rôle que joue cette chaux dans Topéra-
jue la matière est amenée au degré voulu, on pèse 3ure cinq à six fois le poids d'argent que renCcriue la. et CD ïQoute ce mercure par parties. \Jà ^temet ^Aex^
*:S4 JTïiE ^!î:îz:utE.
1.» II!. î^ u-^-.ir: '•f-'liii'ir i» "e 'J!i^r::ure forme avec c. î •: ''/^- .^> .î nu :;v: •. iis<^' ruent . est broy* :i . 'V. \ ^ : îîr'- MT' •".;•: . ...i;»^'^ m«.u; enfin, le
»: - :::îi' .. ^ • = ï^/mz-- ". î * «-r^n!: d'eau qui en ■ ■■*• ' > t \z '•> •• ^ M '* rîiSï*^ lians un sa \ ^ -f nt-r •::*' ;••: ::ri ii^i les opérations ■ : •> ••. ■ uiiii;;»' :'v:iM ■ •< c:..ïi!«f en formes plus iw» ^ :i.r.!~> !. i: a u -• :":■!■ «les échantillons ( :*:» «l'i ^ i ^ !i''> '.' •»::*»;".> 'iî.ir.oe : cet alliage, soc ! v! • ^: \î. .*.» il'! :h !:ii ■ ir-^tu: i lu minerai. Jusqi • :• • a : \^'z.''\i r.\p: .? i^iVà i^f l i 2 quintal à 2 quini
- .. . .,..j . . . . . . ^ ^.,..,, ,, ^, {^ 5^j marin, lec
rr : i-x i: :s: iss:^ .i: .^. >fi o.irm: mais il y î rr-'j. ,^ c>-.: "S il". :•:-? '.f •. :::rii.des suifure, si v^ T. ::-:e ! •.:*-.:: -:: i: ' .r-^-i: raétallique. Quelle 1 -. :: 1 i .: >i:l ire if ;.:' rt : i-::.:: r agit sur le sel ma :i y \ :":?.ir: r. \i 5"i;.': If > '.: ie et de bichlorun »?r.:vr:^ [^ nir. -ijic Tz.. : '.Irs. -rîi e'ïet. la eonleurd( b: h ::::" : . r. u"::- :•::::.:: .!e o/ bi.hlorure donne «"hl.r-r : I -r^-iit me ..!'.:qv.c «i.^uo nouvelle formation dt chl rire d :\r^>?rit qui est .1>5 i:s p\r le sei marin. En oui l'exf-^^neu-^e pr uvê que. s v.s ri!:tluenoe d'un excès de mîrin et «le lair. le bi.hionire de enivre transforme sul:iire et -ulfo-antimor.iiue d'arsent en chlorure : enfln meri^ure njou'ê devient biohb.M'ure de mercure et met et bf*rté rars»^iit nuîallique. Si, ci.'mnie mus l'avons dit, ï vrier rec -nu jit qu'il y a une proportion trop forte debid rnre (h: cuivre, il ajoute de la chaux; on conçoit, en el! qu'un excès de bichlorure de cuivre est nuisible, puisque excès fiuginente la dépense du mercure.
La peiïe du mercure est considérable, aussi a-t-on prop div(»rs nio>cns pour éviter l'emploi de ce métal : on a p |»osé lammonia^iue; les essais n'ont pas réussi. La qne^ nièritj* (îxîimen , car si on pouvait supprimer le mercure, èvii(M;iif, une dépense d'environ 20 francs par kilograini d .'irfzcnl.
i^f's f'ssnis (F argent et de cuivre, — L'alliage de l'aiff »iinnyé i»si.j (>n i-rmice, composé de 900 de fin et de iOO«
DE l'aRGEINT. 285
mivre; mais il est impossible d'obtenir matbématiquenent cette proportion, et la tolérance est de 897 à 903 dar- Sent fin.
Les pièces de six liards, et les pièces à la lettre N. coniennent 200 d'argent fin et 800 de cuivre ; l'argent de vaisselle ■t composé de 950 de fin et de 50 de cuivre.
Essai par la voie humide. — 1^ On dissout 1 gramme Pargent, à 950 de fin, dans Tacide azotique, et on note exac- Mnent la proportion de sel marin (0,2 54) nécessaire pour Védpiter cet argent en chlorure d'argent ; il est à remarhaar que, dans cette décomposition, le précipité obtenu tombe qndement et laisse la liqueur parfaitement limpide. 2^ Ac- Ueilement on pèse 1 gramme de Talliage d'essai , on dissout lans Tacide azotique, et on ajoute la dose de solution de sel jMiin que doit précipiter tout l'argent ; si, après avoir agité K laissé déposer, la liqueur claire contient encore du sel parin , le gramme d'essai n'est pas à 950, et la pièce doit être
Essai par la voie sèche ou coupellation. — On emploie,
' de petites coupelles faites avec des cendres de bouleau ,
avec des os calcinés-, 2^ un fourneau particulier, dont le
le ressemble pour la forme à un four à cuire. La coupel-
est en usage suitout pour les monnaies ; on met dans
coupelle 7 grammes de plomb pur, et lorsque ce plomb
ronse de feu , on ajoute 1 gramme de l'alliage à essayer, on
dans l'intérieur du moufie, cl l'alliage est abandonné ;
oxydes de cuivre et de plomb filtrent , et il reste un bou-
qni doit peser depuis 0,897 jusqu'à 0,903. Nous avons
que l'argent est volatilisé; la perte est de 2 à 3 millièmes.
a fait eu Angleterre une table de correction au moyen
renais préliminaires ; mais il est évident qu'il faudrait tenir
rnupte de la température du foyer pendant l'essai, etc., etc. y a là un vague tel que, après correction à l'aide de ces Êles, on ne retrouve pas tout l'argent que l'on a mis pour ■e l'expérience.
Essai d'or et d'argent. — On doit ajouter d'abord en ar-
St environ trois fois la quantité d'argent que contient l'aies puis enfin cinq à six doses de plomb. On soumet cet uuage triple à la coupellation , et on a un bouton d'or et l'argent. Ce bouton est passé au laminoir, roulé en cornet , et raité par l'acide azotique pur convenabkmeKil ^\i^M\ ^"^
28G CHIMIE IILNÉRÂLE.
Teau : on a alors un cornet spongieux dont l'argent a dis* paru; ce cornet, séché et pesé, donne la quantité d'or contenu dans ralliage.
De la photofjraphie ou du daguerréotype. — Lorsque
Ton voit ces belles images fugaces, colorées, que donne k
chambre noire, Tidéede fixer ces dessins si purs se présenta
naturellement à Tesprit. AVedgwood (it des essais avec le
chlorure d argent; plus tard, M. Niepcc essaya le bitume dl
Judée; euûn, à MM. Niepcc et Daguerrc appartienne rhoo*
neurd avoir résolu la question, au moins dans les parties pria»
cipales. Examinons rapidement les diverses phases de ropéf»ij
tion daguerrienne, eu notant le peu de lumière que jette '
chimie sur ces actions mystérieuses: l'aune lame de cuivnl
pla(|uée en argent étant exposée à la vapeur de Tiode,
lame est bientôt recouverte d'une couche mince, uniforiDe
d'iodure d'argent, m(Mé peut-être avec une petite quanti
d'iode libre. On a remarqué que Tiode imprégné d'
iodhydrique réussissait mieux, c'est-à-dire que l'iode de
être dégagé d'une matière organi({uc, le bois, le carton, etc.
à cet etTet, on imprègne d iode une plaque de bois ou deea
ton, et c'est à cette pla({uc, abandonnée d'abord qadq
temps à elle-même, que l'on soumet la lame plaquée d'argeoti
La couche d'iodure d'argent adhère assez fortement, car
frottement ne l'ait (jue la rayer sans la détacher; mais si
l'expose à Tactiou des rayons solaiies, elle est alors marquai^
d'une infinité de fissures, fentes, etc.-, ainsi les rayons
laires produisent une acli(m de désagrégation. 2** Si la plaq
iodurée, avant d'être exposée à l'action des rayons solaires
est exposée aux émanations mercurielles , il n'y a aucune 80
tion ; mais si celte plaque iodurée est d'abord placée au foyed
delà chambre obscure, elle n'offre, à sa sortie, encore ufH
cune image, le microscope seul peut indiquer l'éraillementd
nous avons parlé ; si ensuite ou l'expose à l'action du mcrco:
chauffé à Go*\ ou mieux à l'action d'un amalgame de merc
et d'argent, le mercure paraît se condenser en globules daa^
les fissures ; ainsi la quantité de mercure condensée serait pro-"
poitionnellc au nombre des fissures, c'est-à-dire à la vivacifei
de la lumière reçue. Si actuellement nous remarquons qaC
l'iodure d'argent est soluble dans des solutions de sel marm ^
d'iodurc de potassium, d'hyposulfite de soude ou de po«
tasse, etc., etc., on Gx{)Vv(vaet'^ l'emploi de cette dernière aih
DE l'jIRGENT. 287
on pour enlever riodnre d'argent, de sorte que finaleit le dessin Daguerre est tait par du mercure métallique jmulé dans les clairs, et en quantité faible ou nulle dans ombres. Cette théorie n'est pas à l'abri des objections, les expériences nombreuses, bien faites, porteraient à (lettre que, dans les clairs, le mercure n'est pas gljbulaire, is amalgamé, et que, dans les ombres, il est presque enement à l'état métallique; il paraîtrait môme qu'avec le ips ce dernier est vaporisé , et les ombres seraient alors s à l'argent métallique. Les perfectionnemenis apportés dagueiTéotype sont lents; on doit citer MiM. Fizeau, son, Clerget, etc., etc. Le premier, pour sou emploi de orure d'or; le second, pour l'emploi du cyanure d'or dis- 18 dans du cyanure simple de potassium : ces diverses solu- D8 donnent du ton aux images. Enûn, M. Clerget emploie hguerréotype pour distinguer les fils de lin, de colon et soie : les ills tle lin sont dos cylindres longitudinaux sérés par des nœuds; les fibrilles de coton étaient cyliudri- C8, mais dans le travail mécanique elles ont été aplaties et rioes; les ûls de soie sont sillonnés dans le sens de la lonmr. Ces recherches sont utiles, car la chimie donne les Dyens de distinguer les fils animaux des fils végétaux, mais ipeut distinguer^ par exemple, les fils de coton des^fils ilin.
Oxyde d'argent. — Comp. : Ag'O'. Poudre olive, inside, obtenue en ajoutant de l'eau de chaux à l'azotate d'ar- 8Bl. L'oxyde d'argent, traité par l'ammoniaque, donne un ïodoit brunâtre qui , par le plus léger frottement , détone ta la plus grande violence. Le meilleur moyen de l'obtenir Ide verser l'ammoniaque liquide sur de l'oxyde d'argent ré- Mment préparé, de manière à former une bouillie liquide , "id'abanaonner le mélange à lui-môme. Après un ou deux w, une partie de Teau est évaporée, l'ammoniaque et lyde d'argent ont réagi , et le composé recueilli doit être "é avec la plus grande précaution. L'explosion est due à la iction de l'argent par suite de l'imiou de l'oxygène du ri avec l'hydrogène de l'ammoniaque.
Sels d'argent. — Sulfate d'argent. — Comp. : Ag^O', ^(P. Fj'argent est dissous par l'acide sulfurique concentré et lillaDt : ce sel peut être obtenu en cristaux aueil^i^we^ ^ du sulfate de^oude anhydre. Ce s\x\h\A H^x^^vX ^x^^^
288 CHIMIE HINÉ&ÀLE.
peu soluble, on peut aussi le préparer par double décompoâ tion, en traitant Tazotate d'argent par un sulfate soluble.
Dans la refonte des 1700 millions qui constituaient le pièces de 6 fr. et de 3 fr. , refonte qui a donné 26 millioB d'or dissimulés dans ces écus ; dans cette opération , on s'a servi de Tacide sulfurique. Disons quelques mots du procédi suivi : la première condition est que Talliage à traite? m renferme pas une trop forte proportion de cuivre, car le sol fate de cuivre est peu soluble dans l'acide sulfurique. Lois que Talliage à essayer contient environ 950 d'argent et 54 de cuivre , l d'or, on traite , dans une cornue de platioej 1 partie d'alliage en grenailles par 3 à 3 1/2 parties d'adA sulfurique concentré ; on fait bouillir. lie tube de la oonoi est engagé dans un tube plus large en plomb ; c'est par cl tube qu'a lieu le dégagement d'acide sulfureux. Lorsquefi^ pération est terminée , on décante, c'est-à-dire on sépare b| sulfates d'argent et de cuivre, qui sont à l'état liquide, etk résidu est Tor contenu dans l'alliage. Les sulfates de caiTi| et d'argent réunis sont traités par des lames de cuivre; l'argent est déposé, et enûn la liqueur évaporée donne cristaux de sulfate de cuivre. Nous avons dit aue l'ai était volatil , et que là était une cause d'erreur dans la
{)ellation ; il paraîtrait, par suite de ces inexactitudes, es monnaies antérieures à 1825 ont une quantité d'or fisante pour qu'il soit avantageux d'opérer leur refonte. Chlorure d'anjent. — Comp. : Ag'Ch\ Sel insoluble, tenu par double décomposition , en traitant un sel d' (azotate) par un chlorure soluble. Le précipité caillé
Azotate d'argent, — Comp. : Ag'O*, Az*0\ Sel en cm
taux lamelleux, transparent' soluble dans 1 partie d'eil froide et dans 4 parties d'alcool bouillant j on le prépare* traitant l'argent par l'acide azotique et opérant la cristalB' sation à la manière ordinaii'e. Ces cristaux, exposés àk chalour, entrent en fusion, perdent une partie de leur acid^ cl donnent un liquide que l'on coule en petits bâtons cyK*" driques. Ce sous azotate d'argent constitue h pierre inf^f^ employée dans la chirurgie. i
fulminate d'argent. — Ce sel, qui détone plusfori*"