DU PLATINE
nt que le fulminate de mercure, est préparé comme ce nier^ seulement on doit employer une quantité double icool.
Propriétés caractéristiques et réactifs des sels d^ argent,
i^ Précipité brun-verdàtre par les alcalis ;
2° Précipité noir par Facide sulfhydrique ;
S*' Précipité blanc floconneux par l'acide chlorhydrique ;
précipité est soluble dans l'ammoniaque liquide ;
4° Production d'argent par une lame de cuivre ;
5** Tous les sels d'argent placés sur des charbons rouges
ssent un bouton d'argent ;
6** Précipité blanc par le cyanoferrure de potassium.
§ 22. Du platine.
Platine. — Pes. : 21,5; poids atom. : 1233. Est d'un anc d'argent, inaltérable h l'eau et à l'air, plus dur que l'or l'argent, très-malléable, très-ductile ; les acides les plus ncentrés ont très-peu d'action sur lui, même avec l'aide d'une . rte chaleur ; il exige , pour entrer en fusion , une tempéraare supérieure à celle que nous pouvons produire dans nos ôUeurs fourneaux ; exposé à la chaleur blanche , ses parties î confondent, se lient par l'action du marteau; il peut ifin se souder ; mais la résistance qu'il oppose lorsqu'on eot le façonner augmente son prix : ainsi , le platine ouvré ïùte à peu près deux fois plus que le platine brut ; néan- KBDS la dureté de ce métal , son mfusibilité , et le peu d'acion qu'exercent sur lui les réactifs , le font rechercher dans I confection des vases de chimie. Les fabricants de produits iUmiqoes emploient des creusets, des bassines, des cornues le ce métal. Ces ustensiles, regardés d'abord comme inattafDàbles par tous les agents, sont rapidement perforés par les ^notâtes alcalins, la potasse, par la soude, le phosphore, et par ^llnâeurs métaux, tels que le plomb, le fer, etc. L'importation tjnmelle du platine est, pour la France, d'environ 90,ooo
U platine existe dans la nature h l'état natif, sous forme fc grains arrondis ou aplatis, au Brésil, daw?» V^ Ç.Q\wçv\i\'i , ^Mexico, à Saint-Domingue, et sur le vcïsaxvX ^mviV.^^^"^^
GBIMtE. M
S90 CHIMIE MIKÉ&ALE.
chaîne de VOaral : tl est allié à d^autres métaux , et Fextrac tion est compliauéc. Nous renvoyons, pour, cette partie, ai beau mémoire Je M. Jacquemin sur le travail du platine : c mémoire a été inséré dans les Annales de chimie.
De C éponge de platine. — Dans le traitement de la mioi de platine, on soumet le minerai à Faction de Teau régale ei ébullition ; on traite ensuite par le carbonate de potasse; og obtient ainsi un chlorure double de platine et de potassium. Ce sel, peu soluble, constitue un précipité jaune-roogeâtre. Lorsqu'il n'est pas nécessaire d'obtenir le platine pur, ce cUorure de platine est lavé par le sel ammoniac (chlorure d'oxyde d'ammonium ; puis il est chauflé au rouge ^ et donne une masse pulvérulente ou spongieuse.
Cette masse spongieuse de platine présente une action d'an type spécial : citons quelques faits :
1" Si Toxygéne et l'acide sulfureux mélangés passent dans w\\ tube incandescent , ils restent séparés ; si le tube contient de l'éponge de platine, on a uu dégagement de vapeurs blanches d'acide sult'urique anhydre, et peut-être un jour es procédé sera-t-il emplo\é dans l'industrie ;
2^ Cavendish a composé l'acide azotique en faisant pasM des milliers d'étincelles électriques dans un mélange d'axotfl et d'oxygène ; seulement il mettait le tout en présence de li
1>otasse, et obtenait de Tazotate de potasse : on peut formera 'instant l'acide azotique en faisant usage de l'éponge de [datine;
3" Si on opère un dégagement d'oxygène d'une part, ua dégagement ae gaz ammoniac de l'autre , et si on fait arriver simultanément les deux gaz dans un tube ouvert contenant de l'éponge de platine, ce métal entre en ignition, et on a,è l'extrémité du tube, un dégagement d'azotate d'ammoniaqnei 4** Si dans un tube contenant de l'éponge de platine ol fait passer un mélange, soit d'acide azotique et d'hydrogèntj soit de bioxyde d'azote et d'hydrogène, on. a de l'azotati d'ammoniaque. Ce dernier essai, mis à côté de celui n**8J prouve que l'éponge de platine peut opérer la décompositioi ou la composition du gaz ammoniac.
Résumons en peu de mots cette influence singulière : « deux gaz sont en présence, on peut assurer que l'éponge de /)Jalinetend à les faire agir l'un sur l'autre, comme si eei deiLX gaz étaient à l'étal iiaissaBLX,
VË l'on. 291
Protoxyde de platine — Comp. : Pt' 0'. Poudre noire, obtenue en faisant digérer le protoohiorure de platine dans une solution de potasse caustique; le protoxyde est préapté.
Bioxyde de platine. — Comp. : Pt'0\ Poudre brun-rougeâtre à rétat hydrate.
Sels de platine. — Chlorures de platine, — Comp. : Pt', Cil', et Pt% Ch'*. î.e second est employé dans les laboratoires comme réactif; ainsi, en traitant Téponge de platine par fean régale, on reprend la liqueur et on arrête l'évaporation lorsque la dissolution est sullisamment concentrée ; cette so- ' htion est alors acide.
Propriétés caractéristiques et réactifs des sels de platine.
Le seul sel à examiner est le bichlorure de platine^ qui fourrait être confondu avec le chlorure d'or :
1® Le protochlorure d'étain ne donne aucun précipité dans k bichlorure acide de platine, mais il forme dans le chlorure Mtre un précipité qui ne peut être confondu avec l'or mé- Uique;
J 1^ bichlorure de platine forme un grand nombre de
idi doubles; ainsi le chlorure de potassium, ou celui d'am-
"^aoniom, yersésdans une solution de bichlorure de platine,
^Amnent, le premier, un précipité jaune-citron ; le second, un
:lEieipité jaune; ces précipités sont des chlorures doubles.
§23. De For.
Or. — Pes. : 19,3; poids atom. : 1250. Métal qui paraît
Jnne, mais qui est réellement rouge, et nous verrons qu'il
sWme cette teinte plus ou moins intense aux matières vi-
;'ttiabies. Il est très-ductile, très malléable, fusible à il 00
^BlîOO** : les arides n'agissent pas sur l'or en masse; si l'or
^Irès-divisé, si Tacide azotique est chargé d'acide hypoazo-
^i|De, il y a faible solution.
Les mines d'or sont nombreuses; les principales sont celles
^PAméiique du Sud, de la Hongrie, des monts Ourals.
;.^ dernières sont assez riches : néanmoins, il est certain que
^<|nantité d'or que les mines yersent dans la circulation ne
^t pas pour réparer les pertes. Depuis yingt-cinq ans Tor
292 CHIMIE irmÉaiLE.
est sorti de France d'une manière régulière et constante, et il n*y a aujourd'hui en France que le ^ d'or qui y existait de 1810 à 1813 ; aussi, à cette époque, Tor était à l'argent dam le rapport de 1 à 2 ; il est aujourd'hui à l'argent dans le rapport de 1 à 15, et la quantité d'or a diminué d'environ 600 millions.
L'or existe à l'état natif dans des sables entraînés par le courant des rivières, des fleuves : cet or est déposé là où qodques obstacles arrêtent le cours de l'eau; il est alors ramassé par les orpailleurs. Autrefois les bords du Rhin, de l'Arriéni du Gardon, etc., étaient exploités; mais aujourd'hui 1 or charrié n'est pas en quantité suffisante. L'or existe à l'état natif aux environs de Pans ; ainsi, dans les verreries dans lesquelles on emploie du sable , on trouve des globules d'or au fonddei creusets.
L'extraction de l'or a toujours lieu en broyant le minerai avec une proportion assez considérable de mercure; on fome un amalgame très-liquide qui est passé dans un coutil; on sépare ainsi l'excès de mercure, et Famalgame soUde resté sor le coutil est soumis à la distillation. Ou a voulu, en Ruaâei changer ce procédé, par exemple, opérer la fusion du minerai ; ces essais n'ont pas réussi.
Les propriétés singulières des composés d'or donnent à ce métal un caractère particulier, qui ne permet pas toujours de suivre l'ordre méthodique que nous avons adopté dans rhiitoire des autres métaux. Cet ordre sera donc modifié, peaà la vérité, mais enfin sera modifié dans ce qui suit.
Si dans de Teau contenant de l'or très-divisé, on fait passer un courant de chlore, cet or disparaît ; l'or en feuUles distrait dans une solution aqueuse de chlore; le vrai et presque le seul dissolvant de l'or est donc le chlore. On prélère obtenir cette solution en traitant l'or en limaille ou en lames minces par l'eau régale : le chlorure liquide obtenu, è^ pore à siccité , donne le chlorure solide. Ce chlorore, liquide ou solide , est ordinairement avec excès d'adde; toutefois , ses propriétés sont les mêmes que celles du cUorure neutre. Le perchlorure d'or teint l'eau en jaune, teint la peau en violet, surtout si on expose la tache sur la peau à l'action de la lumière solaire.
Si on chauffe ce perchlorure, il passe d'abord à l'étal de jDsrotochlorure, et bientôt on obtient l'or métallique ; mais»
DE l'OH. 293
peat décomposer plus simplemeut ce chlorare en faisant agir un corps avide de chlore, par exemple, le protochlorure de fer : il est évident d'ailleurs que Faction est la même si on hit agir un corps avide d'oxygène, c?lt Teau est décomposée, et l'hydrogène mis à nu est avide de chlore ; on donne donc la préférence (comme moyen plus économique) au protosolfatede fer; aussi le protosulfate de fer, mis dans une solution de perchlorure d'or, donne un précipité hrun d'or très-divisé. Ce produit joue un grand rôle dans la dorure des poteries, des verres, etc., etc. ; on procède à cette dorure de la manière suivante :
Le précipité bien lavé est broyé avec de l'essence de lavande épaissie, puis mêlé avec une petite quantité de sous-acétate de bismuth pour faciUter la fusibilité ; on l'applique alors smr le vase, qui est remis dans l'intérieur du moufle et chauffé an rouge : le vernis d'or obtenu est d'abord mat ; on exalte son éclat en le frottant avec un corps dur. Les peintres assurent que l'or précipité une première fois , puis redissous et ensuite précipité, donne un produit qui réussit mieux ; cette opinion est peut-être un préjugé, mais elle est partagée par des hommes dont l'habileté est reconnue.
On peut d'ailleurs extraire l'or du chlorure par tout autre moyen désoxygénant. Si on traite le protochlorure d'or par le protoazotate de mercure, on a un précipité formé de protochlorure de mercure et d'or réduit; si on chauffe ce précipté, le protochlorure est volatilisé, et on obtient l'or divisé métallique. Ce procédé peut donc rivaliser avec celui qui enge l'emploi du protosulfate de fer.
Du pourpre de Cassius. — Ce produit , dont la nature n'est pas exactement connue , donne les couleurs roses , violettes, etc., etc., sur verre et sur porcelaine. On peut l'obtenir en traitant le perchlorure d'or par le protochlorure d'étain ; mais il est certain que, si l'on veut avoir un produit plus convenable pour l'industrie, on doit employer un mélange de protochlorure et de biçhlorure d'étain. Ce produit a vivement exercé la sagacité des chimistes; comment donne-t-il au verre ces rouges, ces roses, ces violets, etc., etc. , magniliqnes? Tout porte à croire aujourd'hui que c'est l'or profond&ient divisé qui donne au verre les teintes dont nous parlions; néanmoins, le pourpre de Cassius n'est pas seulement de l'or métallique, car il est dissous par l'anmiouiaque caus-
394 CHimE imiÉRALE.
tiqiie : ce composé serait an oxyde particnlier qui , chauffé, pas^ à rétat métallique.
r' On oblient dt^s verres d'une belle nuance violacée (procédé perdu et retrouvé eu Bohême) en mettant dans le cristal eu Tusion ({uelques gouttes de chlorure d'or; ainsi l'or profondément divisé a une puissance trè^l'orte de coloration.
2*' Si ou emploie de L'or extrêmement divisé, cet or, mis en vernis sur les poteries, donne ces reilets métalliques que Ton remarque dans les vases dits Burgo^; la réussite exige donc remploi de l'or profondément divisé. On obtient cette division en traitant le chlorure d'or par un sulfure métallique; on a \m suU'ure d'or qui . délayé dans de l'essence de lavande épaissie , est appliqué sur la poterie ; le vase étant exposé à ta \ chaleur, le soufre est volatilisé. Les marbrures que présentent \ quehiuefois ces vases sont obtenues en projetant quelques : gouttes d eau sur le vernis frais de sulfure d'or. \
L'ammonia(|ue caustique, versée dans le chlorure d'or, ^ donne un précipité abondant formé d'amidure d'or et d'or métallique. Ce pré(*i|>ité récent détone exactement à 140^; mais s'il a été chauîié quel({ue tem|)s, il ne détone alors qu'à une température supérieure à 140**. La grande ex[)an- ^ sion de ce produit, et la propriété de détoner, porterait à i admettre (ju'on peut faire usage do ce composé pour lancer des projectiles; il n'en est rien : nous avons ici un nouvel exemple de ce que nous avons appelé poudre brisante : mise dans l'âme d'une arme, celte poudre agit sur l'arme, qui est . brisée, et le projectile est lancé à quelques pas. On s'étonnera qu'une poudre aussi fulminante puisse être employée pour la coloration des vases dits Ihm/os. Cet or fulminant, broyé avec de l'essence de lavande épaissie , perd la propriété de détoner; on conçoit alors l'emploi indiqué.
Une réaction remaniuable est celle qui a lieu entre le chlorure d'or et le bicarbonate de soude ; cette industrie nouvelle a de l'avenir. Si on mêle les deux composés indiqués, on a: 1" un chlorure double d'or et de sodium, 2" de l'aurate de soude : la liqueur reste claire , c^r les deux matières sont solubies. Si du laiton bien décapé est plongé dans le liquide chaud, il est bientôt recouvert d'une couche d'or extrêmement minée; la pièce sortie n'a pas le brillant de l'or, mais on lui donne ce brillant par une opération subséquente dont la nature varie. Ce procédé osl l^em&vvl écAViQmLc^uâ , qu'il sera
DE l'or. 295
ertainement appliqué à tous les corps qui ne doivent pas prouver beaucoup de frottement, par exemple, aux instrulentsdc physique.
Ud autre moyen de dorure est celui qui est donné par amalgame d'or , il est employé dans la dorure des métaux, u bronze, par exemple. On l'rolle le bronze avec de Tazotate e mercure, et ce bronze est ensuite recouvert d'une couche liuce de mercure ; on recouvre enlin d'amalgame d'or qui eut alors adhérer à la pièce, et on chauffe; le mercure est oUtilisé : on a ainsi une dorure mate, dont on exalte éclat par le brunissoir. Cette opération est funeste aux ouriers , par suite du dégagement de l'acide azoteux et de la apeur mercurielle ; on a \ainemeut donné des moyens pour îmiuucr ces effets mortels: l'ouvrier suppose, peut-être vec raison, que le danger qu'il court est une cause de son ilaire élevé, La seule précaution prise aujourd'hui est une entilation aussi exacte que possible dans les atehers.
Un antre procédé de dorure est celui dont on fait usage )r8que l'on veut dorer un grand nombre de petits objets, ar exemple, des boutons de cuivre, etc., etc. On plonge ces bjets : 1 " dans l'eau-forte ; 2" dans l'azotate de mercure ; on les gite ensuite dans une sorte de feutre qui contient de l'amalame d'or ; cet amalgame est répandu uniformément et rapiemeut sur toute la surface métallique.
Dorure par les courants électriques, — Nous avons vu omment, une dissolution métallique étant donnée, on préipitait le métal sur un objet auquel on assignait le rôle de Ole négatif. Les expériences faites en grand par M. Soyer 6 laissent aucun doute sur la réussite pour les reliefs en nivre, etc., etc. L'extension de ce procédé, c'est-à-dire Taplicalion de la loi galvanopiasti({ue à la dorure, suivit de près Btte nouvelle industrie, mais l'opération présenta des difiînllés imprévues.
Les deux pôles de la pile plongent dans la solution de Uorore d'or, et le métal à dorer, argent ou laiton , joue le Me négatif. On est alors dans l'obligation de mettre pour Me positif un fil d'or ou de platine, afin de ne pas altérer, irl^mploi d'un métal attaquable ^ la pureté de la solution; ', ce fll d'or ou de platine constitue' avec l'argent ou le iton à dorer, un couple vôltaïque dont l'action cowtt^m Ile que l'on doit établir. Ce couple a nu avxXt^ Vûc^w^-
296 CHIMIE MINÉEÂLE.
nient : il facilite la réaclion de Facide du chlorure d'or sur le métal à dorer, c'est-à-dire altère en Tattaquant Tobjet à dorer, et nuit à Tadhérence de Tor.
Ces difficultés arrêtèrent longtemps les expérimentatears : enfin, M. Becquerel montra que Ton pouvait séparer les solutions par des diaphragmes de vessie ou de baudruche, sans arrêter l'action des courants électriques. Indiquons brièvement comment on utilisa ce fait pour lever les difficultés qoe nous avons signalées.
On place l'objet à dorer (argent ou laiton) dans une dissolution d'or très-étendue , dissolution qui est elle-même enfermée dans un cylindi'e fait de vessie ou de baudruche : on place alors ce dernier dans un bocal de verre plein d'eau addulée par quelques gouttes d'acide sulfurique ou azotique; dans cette eau plonge une lame de zinc, ou mieux un cylyndre de zinc qui entoure la vessie : ce métal communique par un fil métallique avec Tobjet à dorer, et Ton a ainsi un couple dans lequel cet objet joue le rôle négatif;-, le faible courant établi suffit pour opérer la décomposition du chlorure d'or ; cet or est précipité sur le métal qui plonge dans la dissolution, le zinc est dissous dans l'eau légèrement acidulée, et le mélange des deux liquides ne peut avoir lieu. Quelquefois ou place l'eau acidulée et le zinc dans la vessie, tandis que l'objet à dorer est plongé extérieurement dans la solution d'or. Nous avons, pour être plus clair, exposé Farrangenient primitif; mais on conçoit que le principe de s^ration étant acquis à la science, la disposition de l'appareil a dû singulièrement varier dans les essais des divers expérimentateurs.
Nous ne pouvons donner ici 'les diverses précautions que Ton doit prendre pour la réussite de l'expérience; ainsi l'acide sulturique est , pour l'argent , préférable h l'acide azotique ; c'est le contraire pour le laiton et le cuivre. La surface du métal à dorer peut être polie ou simplement décapée : dans le premier cas, la dorure est plus rapide et plus brillante; dans le second cas, l'opération est plus longue, la dorureesi mate et exige l'emploi du brunissoir.
On emploie en général 5 milligrammes d'or par centimètre cube de dissolution; celle-ci doit être aussi neutre quf possible : avec 160 centimètres cubes de dissolution, c'està'dire avec o«,s d'or, onçevxXAûtet to.^\jiUèîesà café j etsion
DE l'or. 297
fait le calcal, on trouve que la dorure de chaque cuiUère coûte 0^32 : on conçoit d'ailleurs que le prix augmente avec répaisseur que l'on donne à la dorure.
Oxydes d'or, — Nous avons dit que le pourpre de Cassius n'était pas de l'oxyde pur d'or, néanmoins il existe deux combinaisons d'or et d oxygène ; ces combinaisons jouent souvent le rôle acide. Si on traite le chlorure d'or par la potasse, on a un précipité, aurate de potasse; le même sel^ traité par la baryte, donne un précipité, aurate de baryte.
Sels d'or. — Chlorure d^or. — Le perchiorure d'or forme plusieurs sels doubles, parmi lesquels on distingue le chlorure d'or et de sodium employé en médecine, et formé d'environ 5 parties du premier et 2 parties du second.
Propriétés caractéristiques et réactifs des sels d^or,
1® Solutions jaunes;
2® Précipité nrun par l'acide sulfhydriquc.
2? Précipité pourpre par le protosulfate de fer ou par un mélange des deux chlorures d'étain ;
4® Précipité jaune par l'ammoniaque liquide.
Nous terminons ici l'histoire générale des éléments et des composés métalliques : cette histoire n'est pas complète, et nous renvoyons, pour la partie non consignée, aux grands traités édit^ sur la matière. Remarquons d'ailleurs que cette jpartic offre un intérêt secondaire. Ce que nous avons dit sur les métaux qui nous sont familiers suffit pour prévoir quelles seront les propriétés saillantes de ceux qui sont plus rares, et dont , par cette rareté môme , l'usage est peu répandu .
La nature nous offre de faibles traces de ces métaux, soit dans quelques gemmes naturelles , soit dans quelques minerais enfouis que la sagacité humaine a tourmentés pour en faire sortir un élément inconnu jusqu'alors : ajoutons même que si, en général, l'existence de ces éléments est certaine, quelques-uns cependant sont admis sur l'assertion unique de celui qui, le premier, les a obtenus à l'état libre.
La table suivante donne les noftis et quelques propriétés des métaux non étudiés dans cet ouvrage.
CHIXIE MINÉBALE.
■OMS
paivriPAUi
feTAT
raorniETi*
PROPKiiiTia
DEHUTI.
DES uirkvx.
UI'BMKMTS.
HATDEEL.
PUtSIQIlU.