‹ Traité élémentaire de chimie avec les applications de cette science aux art et aux manufacturesChapitre 39 sur 74 · DES 0}[YDES MÉTALLIQUES · texte numérisé non relu

DES 0}[YDES MÉTALLIQUES

dans les arts on s'en sert pour décaper les métaux , et parilièrement le cuivre^ lorsque l'on veut étamerce métal; dans la teinture.

Sulfure sulfuré d'ammoniaque, — Liqueur jaune qui déje des vapeurs fétides, et que l'on appelait liqueur fumte de Boyle. On la prépare en mêlant ensemble trois rties de chaux délitée à l'air, une de sel ammoniac, une fleurs de soufre, et distillant aune douce chaleur. Les arlatans font usage de ce Uquide pour faire reparaître les ractères incolores tracés sur le papier avec une solution étallique • il est évident que^ dans ce cas, il forme un sulre métallique noir.

§ 25. Des composés d'oxydes métalliques.

Les oxydes métalliques agissent les uns sur les autres, par ntermédiaire de l'eau, et à sec à l'aide de la chaleur. Par la )ie humide , ils se combinent entre eux en se précipitant lutudlement de leurs dissolutioiis dans Teau, dans les aldis, dans les acides. Par la voie sèche, ils forment des com- )sés que .leur grande utilité dans les arts rend dignes de inte notre attention. Un des principaux effets de ces derières réactions est la fusibilité qu'acquièrent les combilisons d'oxydes jsolément infusibles ; ces combinaisons , ni peuvent être coulées en une masse vitreuse plus ou loins transparente, sont donc réelles, puisqu'elles possèdent es propriétés qui n'existaient pas dans leurs composants, insi la silice rend vitriflables un très-grand nombre d'oxydes métalliques ; la chaux donne à la silice la faculté d'adhérer à l'autres corps, etc., etc. Ces divers composés d'oxydes méalUques sont, l" naturels, 2" obtenus par l'art. Dans la premère série sont les gemmes ou 'pierres précieuses ^ les couleur* minérales naturelles, etc. , etc. ; dans la deuxième, les Pfnteries, les veiresy les mortiers y les fausses gemmes, etc. Kous ne pouvons tracer l'histoire de ces composés ; nous donnerons seulement un aperçu de ceux qui n'ont pu jusqu'ici tomyer place dans la Chimie minérale.

Bes gemmes. — Nous ignorons complètement les procédés wivis par la nature pour opérer la plupart des combinaisons ïoxydes métalliques, pour produire ces pierres réfractalres, I inaltérables, à' une eau si pure, a couleurs, ix xeîLeX^ ^Y'sm^»

SOS CHIHIB mifÉEALK.

daDs lesquelles la lainière semble se joner de mille n pour venir ensuite frapper notre œil de ses inno nuances prismatiques.

L auah se chimique nous donne les noms et les pn des matières qui entrent dans la composition de ces mais la recomposition est impossible; il y a là des c de pression, de temps, etc.^ etc., qu'il ne nous est [ de réaliser.

Des couleurs MmÉRALES HATURELLES. — LCS COU

nérales dont le peintre fait usage sont très-nombr plupart des composés naturels colorants exigent m ration très-simple, qui a pour objet de les séparer de corps étrangers, pour donner plus d'éclat à la ma fait leur partie principale : nous citerons seulemen d'outremer ou lapis lazuli.

Lapis'taznli. —Bleu d'azur très-élevé, pesant * nous vient de Chine, de la grande Boukharie : quel moins beaux viennent de la Perse, de l'Arménie, bérie près du lac Baïkal. Le lapis ne peut être emp médiatement en peinture, il a besoin d'une prépara

Celte couleur naturelle très-chère est d'ailleurs ployée aujourd'hui; elle a un grave inconvénient pas susceptible de suivre l'altéralion générale que su monie des autres couleurs, elle devient en quel( discord à leur égard, et c'est ce qui est surtout sens les anciens tableaux, dont le coloris a généralement tandis que Toutremer a conservé le môme ton : cet nient, auquel on doit ajouter le haut prix queco bleu d'outremer, a fait remplacer ce bleu succès par le bleu de cobalt et par le bleu Guiraet. (Vo>ez

Akt cÉKAMrguE. — L'art de fabriquer toutes les pc basé sur la réaction qui a lieu lorsqu'on expose à un( chaleur un mélange composé principalement de d'alumine : le silicate d'alumine acquiert une grand est insoluble dans l'eau, est inattaquable par la pi acides. Les mélanges qui doivent ainsi recevoir 1'; feu se trouvent souvent tout formés dans la natun connus sous le nom générique à' argiles. On divise 1 mique en deux parties : i*^ fabrication des poteries; càïion de la porcelaine.

Des poteries. — Le çoX\et ôÀs\;vtt^\\fc Vms 'tiQt\'îî^ ^

DES arrms métaixiques. 80S

[ plastique; 2° argile figolinej 3® marne argileuse. ière forme avec l'ean la pâle la pins longue, ou, en termes, est la plus grasse des argilos naturelles. L'arline est moins grasse que la précédente , ce qui sans t du à la chaux et à Toxyde de fer qu'elle renferme : même se vitrifier au feu. La marne argileuse diffère 'argile ûgulinCi elle est seulement plus înaigre, et îmment plus riche en silice, en chaux et en oxyde

poterie, quelles que soient sa nature et sa forme, losée d'une matière plastique et d'une matière aride lissante : la première est donnée par les argiles dont de parler; la deuxième est composée de silex, de de ciment ou d'argile très-cuite et réduite en pousf craie, d'argile ou de schistes magnésiens. Les proà suivre varient avec la texture, le degré de (inesse acheur que doivent avoir les poteries. Ces dernières général, de cinq espèces : l" terre cuite; 2*^ noterie le; 3** faïence commune; 4° faïences fines ; 5° grès. 'rres cuites, qui constituent les briques, les tuiles, les t, etc. , etc. , sont composées à peu près d'une partie ûgulineou de marne argileuse, et de quatre parties impur. Ce dernier est quelquefois remplacé par du des débris de four, des poteries, etc. , etc. oteries communes ont une pâte homogène, opaque, une texture grossière; elles sont composées d>nne partie d'argile figuline et de marne argileuse, trois parties d'un sable plus pur que celui qui entre terres cuites.

lïences communes ont une pâte opaque, d'une duyenne, presque toujours d'une couleur rouge, et sont ^es aussi d'argile figuline, de marne argileuse et de •n les fabri(jue généralement avec une mesure de silex ènsion et quatre mesures d'argile, wteries ou faïences communes, quand elles sont/a- 5, sont mises h cuire au four pendant un temps qui vec leur nature; elles acquièrent ainsi fortement le • d'absorber l'humidité, deviennent une espèce de poreux, et peuvent recevoir le vernis ou la couverte ; est en général composée de carbonalc de ^Xcycc^ , ôa fe verre, en proportions variables -, aw^oxytÔL^^viv ^^

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ajoute du feldspath , du borax (borate de sonde) , de Foxyd de cobalt : le dernier composé donne au vernis nn refli bleuâtre agréable à l'œil; enûn, d'autres fabricants ploient sans doute des recettes différentes qu'il est diffieiki connaître. On plonge la pièce à vernir dans le mélange; liqueur i)én être dans tous les pores ^ et quand la poterie sèche, on l'expose de nouveau au feu : la couverte entrai fusion et forme une couche vitreuse sur toute la surface. ~ faïences du Piémont, de Faënza en ItaUe, de Nevers, etc., i appartiennent à cette section.

liCS faïences unes ou terres de pipe ont une pâte bU quelquefois jaunâtre, opaque, iine, homogène; elles fabriquées avec beaucoup plus de soin que les préoéd L'argile et le silex que l'on emploie doivent être plus , d'un grain plus fin, incolores, et surtout exempts d'oxyl fer et d'autres métaux. Cette faïence exige, en général, rante heures de feu avant de recevoir la couverte; celle-di ordinairement du sel marin (chlorure de sodium); on jette] sel dans le fourneau à travers plusieurs trous pratiqués partie supérieure : la chaleur convertit aussitôt ce sel en vapeur épaisse, qui se répand, circule dans tout rinl( du fourneau, lèche chaque pièce, et forme un silicate de i ou verre particulier qui couvre toute la surface. Souvent] vernis est une matière vitreuse verdàtre , obtenue en foi un mélange d'oxyde de plomb, de potasse et de silex : ce il lange est broyé, suspendu dans l'eau; on y plonge la à vernir et on remet au four.

JJes porcelaines. — La porcelaine est une espèce de faïe dcmi-vitrifiôe, que l'on prépare avec une argile particol appelée kaolin ou terre à porcelaine. Cette argile diffère précédentes par la propriété qu'elle possède de donner pâte qui devient translucide par l'action du feu.

L'art de fabriquer la porcelaine est l'un de ceux dans quels les Orientaux nous ont devancés. La première [ laine connue en Europe, venait du Japon et de la Chine blancheur, la transparence, la finesse de cette poterie, devint bientôt l'ornement des tables somptueuses, excité l'admiration européenne. L'on ne tarda pas à reconnaître qd l'on possédait les matières nécessaires, et, après plusiei^ essais infructueux , l'on réussit à naturaliser parmi nous ^ J'aJmcalion,

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