‹ Traité élémentaire de chimie avec les applications de cette science aux art et aux manufacturesChapitre 40 sur 74 · DES OXYDES MÉTALLIQUES · texte numérisé non relu

DES OXYDES MÉTALLIQUES

Lorsqu'un kaolin est composé de 40 à 44 d'argile et de } à 56 de silice, on peut l'employer à la fabrication de la ircelaine; cependant, s'il ne renferme pas toute la matière ^graissante nécessaire, on Tonit^ en France, au feldspath ; iSaxe, à une roche appelée bleyspath, qui ne contient pas ! chaux. Ces matières, sonmises aux opérations indiquées Df la faïence, donnent une pâte vitreuse demi-transparente, le et très-compacte : la chaleur du four est plus forte que ur les poteries ordinaires. La couverte est composée de ldspath,bien exempt d'oxydes métalliques, broyé et tenu L suspension dans l'eau ; on y plonge le biscuit poreux , et L le remet au four^ où il supporte une longue et forte chanr.

Les porcelaines de Chine, surtout les porcelaines- pierres^ nt plus dures et résistent mieux que les nôtres ; mais celles Europe, et particulièrement celles de Sèvres, supportent ieux les chan^ments de température, et sont bien supéearespour la beauté des formes, la pureté des dessins, etc. Dks yebues. — Si l'on soumet à un feu de forge un mémge formé de potasse plus ou moins carbonatée et de silice, Btte dernière joue le rôle acide , et le composé est un siliite de potasse, soluble dans l'eau et décomposable par les ndes, si la proportion de potasse est considérable : cette riobilité dimmue avec la quantité de potasse mise dans le lélange. Le même effet a lieu si on remplace la potasse par I soude j et même par la chaux : enfin, le résultat est insoible et peut être coulé en un verre transparent , si l'alcali l'est environ que le tiers du silex employé. On fabrique quare principales espèces de verre : i" cristal, ou verre de lomb ; ^ verre de glace ; s" verre à vitre blanc et demiilanc ; 4® verre à bouteille, ou ven^e vert grossier.

CristaL — Ce composé est à base de potasse et de plomb ; lest plus dense, plus facile à tailler que le verre ormnaire ; K matières employées, sable, carbonate de potasse, minium, lavent être bien pures.

Verre de glace. — Est ù base de soude et de chaux j il est ilus fasible, moins dur et plus altérable que le verre à vitre.

Verre à vitre blanc. — On fabrique ce verre avec du sable ntrifié par la barille on soude plus ou moins pure, et la iiauz carbonatée ; la soude est souvent remplacée ig^t le nUàte de la même base, qui est moins dis^Tvdiew^.

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On détruit quelquefois la couleur verte due aux m combustibles par raddition du peroxyde de manganès racicle arsonieux.

Verrr à vitre grossier, — Ce verre est fait avec i lange do lessive de savonniers, de soude et de sable. : inier ingrédient est composé de la chaux qu'on emplo rendre Taladi caustique, d'une certaine quantité d( d'eau, le tont réduit en pâte. Les proportions varient sairement ; celles de deux de lessive des savonniers, d soude et d'une de sable, forment un assez bon verrai

Vern* à bouteille. — Il est fabriqué avec la lessive vonniors et du sable de rivière, mêlés dans des prop que la pratique détermine. Du sable ordinaire, de la un peu d'argile commune et du sel marin forment lan^e |)eu coûteux. I^ couleur verte est due aux oxyc talhques.

Quelle que soit la composition des verffes que W obtenir, les mélanges sont soumis à une chaleur trèsil y a combinaison de la silice avec la soude , la pot la chaux employées; les acides carbonique ou azotiqu( gagent. Le mélange, porté à l'état de fusion pâteuse, c Hé au moyen de longs tubes de fer, et prend toutes les sous lesquelles le verre est employé. Soufflé par le en longs cylindres d'un diamètre parfaitement égal, ] est coui)é dans sa longueur avec une pointe de diama remis au four dans une position horizontale; la ck dilate, lui lait abandonner sa courbure, et Ton obt corps plan emplo>é au vitrage.

Lorsqu'on laisse tomberdansl'eau froide unegouttec en fusion , cette goutte a la propriété singulière d'éci petits morceaux. Les larmes de verre, connues sous de larmes bataves , sont des gouttes de verre fondu < laissé tomber dans l'eau, et qui n'ont pas éprouvé l'efl nous avons parlé plus haut : il sufOt de casser la point de ces larmes pour la faire éclater et la réduire en poi Il est probable que les dimensions de la surface ext subitement refroidie restent plus grandes qu'il ne con Tenveloppe exacte de la partie intérieure.

Verres colorés. — La plus ancienne méthode de \ sur verre était très-simple : elle consistait dans un ai ment symétrique de moiceaxjLSL d^N^ue de diverses c<

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formaieiit des espèces de mosaïques. Plus tard, les dessins inrent plus réguliers : on représenta des figures avec des rs et des ombres; on traçait le contour des figures avec noir, et on remplissait le milieu avec des couleurs prépa- ; à l'eau ; pour les carnations , on se servait de morceaux ?erre rouge sur lesquels on traçait les principaux traits de îaceavec du noir. Par la suite, le goût |K)urces sortes de Dtares s'étant répandu, on perfectionna cet art, et on le servir à l'ornement des églises et des palais : on trouva le jea d*opérer la tusion du verre, après avoir incorporé les liears. L'emploi de ces procédés a éprouvé de grandes iaruptions, et même, selon quelques auteurs, les modes doations ont été entièrement perdus : on pense qu'ils sont runvés aujourd'hui. Les verres de couleur que l'on fait intenant sont des verres ordinaires auxquels on ajoute , isia fabrication, des oxydes colorants. Le temps, ce grand (tracteur, les respectera- 1- il, comme il a respecté les beaux ranx de Rouen , de Notre-Dame de Paris , etc. ? IftT DE l'éMailledr. — L'art si élégant et si délicat de l'édlleur a pour but de recouvrir les métaux, etc., etc., me couche mince, unie, de matière vitriOable transpa- Ile, opaque, ou colorée, quelquefois onriehie de dorures, dessins, de figures, etc. Cet art se divise en deux bran- Bs : la fabrication des émaux opaques et celle des émaux insparents.

Émaux opaques. — Ces émaux sont presque toujours oblos en calcinant ensemble un mélange de plomb et d'étaio ; oyant à l'eau les oxydes, puiscaleinant cette potée avec le bte : quelquefois on remplace le sel par le carbonate de pose par. Le mélange, mis dans un creuset, est ehautïé dans ifour jusqu'à ce qu'il éprouve une demi-vitriiication : c'est Bsi qu'on obtient l'émail blanc opaque ; cet émail est d'auin plus fusible qu'il contient plus d'étain. Ces émaux sont irioyés pour faire les platines d'horloges, de montres, etc. Emaux transparents. — Ils servent h orner des boîtes ktntres objets de bijouterie. On les colore par les oxydes pAvants:

^laUeu, par Toxyde. de cobalt.

^Tert, par nn mélange d'oxyde de fer et de cuivre, par l'oxyde de

bvioietj^par Toxjde de jnauigaiièfle.

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pouvons disposer de ceux qui nous furent donnés traire des produits utiles, souvent même les transfc d'autres plus appropriés à nos besoins : l'extraction de la betterave, la transformation des fécules en liq ritueuse, la conversion du sang en bleu de Pruss brication des bougies stéariques, etc.,- etc., ces ^ conquêtes de l'esprit humain seraient encore à fa conviction acquise qu'un plein succès nous est intei vait suspendre nos travaux. Il n'en doit pas être ai diûer la marche qui nous a été si utile dans la chii ganique, ne pas dépenser sa force en vains eff( atteindre un but inaccessible, tels sont les enseigner nous donne une saine raison , tels sont les principe vent nous guider dans l'étude de la chimie organi Tout corps organique diffère donc essentiellen corps inorganique ; il a un commencement ostensi! de son développement, de sa décadence et de sa des tandis que le corps inorganique existait avant , exisi nous, et, s'il ne subit aucune décomposition chimii sistera toujours. Les éléments de la nature vivante vérité indestrifctibles, puisqu'ils font partie de nous connaissons dans la nature inorganique; mais vidu qui meurt et qui rend ses éléments à cette dei revient jamais, il possède un principe singulier qu sencedu corps vivant; ce principe, que nous avo principe vital , n'est pas inhérent aux éléments inor il se sépare de ces éléments au moment de la destri corps organique, et laisse les éléments de celui-ci a leurs propriétés caractéristiques. Ces éléments sont bre de quatre : oxygène, hydrogène, carbone ce sont les seuls que l'on trouve constamment dans vivante : quelquefois des substances organiques co les éléments suivants : soufre , phosphore , chlore tassium, sodium, calcium, magnésium ; mais l tion de ces éléments est toujours très-faible, et principale est composée des quatre éléments ind nature végétale est ordinairement formée des trois

^ 2° Les matières qui ne sont pas cristallines, dont la < n'est pas constante, qui ne sont pas susceptibles de former naisons cristallisées •. \a /ibrc des muscies , le sang, etc., & matières organisées.

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xfgène^ carbone et hydrogène, auxquels est uni dans la latnre animale, le quatrième, azote : toutefois des corps véjètaux renferment ce dernier principe, et des corps animaux n sont privés ; enfin quelques matières organiques sont bi~ \airesy ou formées de deux éléments, le carbone avec Foxy- ^e ou avec l'hydrogène.

Ces faits, constatés par l'analyse élémentaire, démontrent [ne les nombreuses différences qui singularisent les corps oriniques prennent en grande partie leur cause dans la variété ieproportions des éléments qui constituent ces corps. La chinie organique parait donc jusqu'ici plus avancée que la chinie minérsJe, puisqu*on est parvenu à la ramener à un aussi letit nombre d éléments et à la soumettre à une loi aussi gélérale; mais on reconnaît bientôt que ce premier principe ildnement établi reste stérile, ne conduit à aucune consé-

Gnoe, ne permet aucune de ces transformations utiles t nous avons parlé. L'analyse élémentaire, cette science mdamentale dans la chimie minérale, ne peut plus être i notre but principal ; elle devient seulement un premier loyen de nous éclairer dans un genre de recherches partidier à la chimie organique.

Nous diviserons l'étude de cette dernière science en six secms : 1® de l'analyse élémentaire; 2° des théories actuelles; ' des matières organiques; 4" des matières organisées; desphysiologiesv^étate et animale; 6^ de la putréfaction.

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