‹ Traité élémentaire de chimie avec les applications de cette science aux art et aux manufacturesChapitre 42 sur 74 · COMME · texte numérisé non relu

COMME

314 amm OBGiTiQrB.

I/nzofnte fie enivre, décomposé à la chalenr roneedns un cn'iifw»! (|p terre, donne nn oxyde léger três-fonvenabh jMiur r('|«Vation qui lions orcniv: on doit alors préparer cl rori»s en asM'z prande quantité. Cet ox\de, ehanffésansmiliéie rombnstil>le. résiste à une hante température, mais il est décomposé lafilcnuMit à la chaleur rouge par le earboii el par Ihydrogéne. Nous choisirons le sucre comme exe&|)le d'une analyse élémentaire organique.

Fi£ure 5i-

Le tube dans leqnel aura lieu la combustion doit être ni \erre diincilement fusible, bien exempt de plomb; la variéli dite Terre blanc de Bohème réussit bien : les dimensioBsdv ce tube sont en général o'",i de diamètre intérieur^ et 0,8 à 0,4 (le longueur; il est courbé^ scellé à une des extrémitéi a et ouvert à l'autre. On mesure un volume de bioïvdede cuivre égal aux ^ de la capacité du tube; ce bioxyde encoil chaud, c'est-à-dire extrait du creuset, est mêlé par parties, et exactement bro\ é dans un mortier, avec 0*^,6 de sucre bi« ser; on introduit d'abord dans le tube du bioxyde de coi^'W qui occupe les 0,03 de la longueur de ce tube, ou superpose le mélange exact ci-dessus, enfin on ajoute encore du, bioxyde de cuivre de manière à laisser le tube vide sur une longueur de o"',or) à o'",09 : le tube devant être plus tard horizontal, ce vide régnera dans toute la longueur, livren passage aux gaz^ et rendra impossible tout boulevei-semeatdi la matière.

L'extrémité ouverte du tube reçoit alors un deuxième tnbo /> contenant un poids connu de chlorure de calcina desséché, mais non fondu ; ce chlorure doit condenser leta crcéo pendant la combustion. IJn troisième tube est lié an second |)ar un conduit c en caoutchouc, et ce troisième tuhe est engagé dans une espèce de récipient manomètre m formé j)ar û boules comme l'indique la ligure; trois de ces boutes

DE l'aNILTSE éLÉXENTÀIBE. Zi$

contiennent une solution pesée dépotasse caustique d'une denatéde 1,25 à 1 ,27 ; celte potasse doit absorber l'acide carbonique produit pendant la combustion. Le tube de combiistion est, à Faide de petits supports, placé lég'Tement ncliné sur un long foiirneau dans lequel on met du char- )on de très-bonne qualité, de manière ù chaufler successivement^ et comme il sera dit plus bas, les diverses parties In tube principal : avant d'opérer la combustion, on s'asnrera que les jointures ne donnent aucun accès à l'air extéieur. On chauffe d'abord la première partie contenant le ioxyde pur, et un écran mooile en fer garantit les autres orties ; cet écran est conduit lentement sur toute la Ionueur du tube, de manière à amener graducllenrent et sucessivement la chaleur dans toute celte longueur; vingt u trente minutes suffisent pour opérer ce mouvement; le jbeest alors porté au rouge; mais non au rouge vif, et la ombustion est complète. M. Dumas indi(]ue quelques préautions à prendre, et sans lesquelles, dit-il, le résultat est lexact : 1" tripler au moins la proportion ordinaire de ma- ^ employée; 2" après la combustion, établir dans le tube H grand courant d'oxygène qui brûle le carbone déposé, et tcoDipose, en réoxi/dant le cuivre, une petite quantité de irbnre de cuivre formée pendant l'action ; 3" ajouter au ibe qui contient le chlorure de calcium un autre tube conmant de la pierre ponce imprégnée d'acide sulfurique. Les résultats de la combustion permettent d'établir quelle it la composition de la substance analysée; on connaît la )inposition soit de l'eau, soit de l'acide carbonique : 9 pares d'eau renferment l d'hydrogène et 8 d'oxygène; loo acide carbonique contiennent 27,272 de carbone et 72,727 oxygène; par consécpient l'hydrogène de la matière anasée sera ^ de l'augmentation de poids que présentera le ilorure de calcium, et le carbone de la même matière sera ï J7,272 pour 100 de l'accroissement de poids que donnera potasse; enfin le poids primitif de la matière, diminué des nds de l'hydrogène et du carbone^ donnera la quantité oxygène.

Reprenant notre exemple, on a les données suivantes :

îoids primitif du sucre 0,6

— de l'acide carbouique reçu 0,921

»-> do Vtàxk reçue 0,^^%

dl6 CniHIE ORGANIQUE.

Les résultats du calcul sont alors

Carbone 0,2511 42

Hydrogèue 0,0392 00 6,5

Oxygène 0,3097 51,5

Si on divise les derniers nombres obtenus, respectivânent par les nombres 37,6 ; 6,25 ; loo, poids atomiques des \m éléments, on connaîtra le nombre des atomes qui composent le sucre ; on a

Le sucre contient les 1,104 d'un atome de charbon.

1 ,040 — d'hydrogène.

0,516 — d*oxygène.

Les nombres proportionnels entiers sont à très-peu pr^

24 atomes de carbone.

22 id. d'hydrogène ou C"H"0»'.

15 id. d'oxygène.

Si l'azote est partie intégrante de la matière soumise à l'analyse, une seconde opération semblable à la première est indispensable et donne la proportion de ce gaz. Ordinairement l'azote est dégagé libre avec l'acide carbonique et avec la vapeur aqueuse ; mais quelquefois il y a formation de bioxyde aazote, qui ne permet plus de compter sur le résultat : on s'oppose à cette formation en plaçant dans la deuxième partie à droite du tube de combustion , de la tournure de cuivre que l'on maintient à la température rouge pendant toute la durée de l'expérience. Ajoutons çu'en général- si la proportion d'azote est notable, on peut simplement disposer à la suite du tube de combustion uq autre tube recourbe qui est engagé sous une cloche graduée et à mercure; l'adde carbonique et l'azote sont reçus dans cette cloche : le premier gaz est absorbé par un fragment de potasse et laisse le second parfaitement libre. Tel est le procédé que l'on peu! employer dans l'analyse, par exemple, de l'acide uriqueel même dans celle du bitartrate d'ammoniaque, le rapport entre l'azote et l'acide carbonique étant pour le iHremieï composé celui de 1 à 4, et pour le deuxième celui de l à 8. Si la quantité d'azote est moindre que celle qui est donnée par le bitartrate, ou si l'azote, étant fractionné dans les diyers temps de l'analyse,^ donne des yolumes yariables, b

DES THÉOllIES ORGANIQUES. 317

question devient délicate et exige un esprit exercé dans ces sortes d'analyses.

MM. Will et Varrentrap ont proposé dernièrement la méthode suivante pour déterminer l'azote contenu dans une matière organique : la substance à analyser est broyée avec un mélange de chaux caustique et d'hydrate de soude, puis die est chauffée au rouge dans le tube ordinaire indiqué pour la combustion ; tout l'azote de la matière est dégagé à l'état d'ammoniaque pure que l'on condense dans un petit récipient contenant de l'acide chlorhydrique : le sel formé est mêlé avec du chlorure de platine, et le mélange amené à siccité en employant le bain-marie. Le chlorure double d'ammoniaque et de platine est lavé avec un mélange d'alcool et d'étner dans lequel il est complètement insoluble : la quantité d'azote est déduite du poids de ce chlorure double ; elîc peut encore être déduite en constatant le poids du platine métallique obtenu en chauffant au rouge ce même chlorure d'ammoniaque et de platine.

Le bioxyde de cuivre ne peut être employé dans l'anal) se des substances qui contiennent du chlore, le chlorure de cuivre étant volatil est mêlé avec le chlorure de calcium, et l'on ne peut déterminer la quantité d'hydrogène de la matière : le chrômate de plomb remplace alors le bioxyde, et la disposition de l'appareil reste la même. Ce sel doit t trc fortement chauffé, c'est-à-dire être amené presqu'à sou poiiitde fusion; on doit ensuite réduire le résidu en poudre. Le chrômate de plomb n'est pas hygroscopique , et mérite pwil-êtrela préférence sur le bioxyde de cuivre, lorsque la oitermination de l'hydrogène doit être faite avec une graude exactitude.

Page 1