DES RÉSINES
entre la composition des résines et celle des huiles que ces résines contiennent, car ces dernières sont évidemment produites par l'oxydation des autres : ation a lieu, soit par 1 union directe de Tesscnce ec Toxygène, soit par l'oxydation de l'hydrogène, nsformé en eau , serait séparé de Tessence et reracelle-ci par des équivalents égaux d'oxygène; ce as été bien éciairci.
résine naturelle est un mélange de plusieurs réi'on peut isoler en utilisant le degré différent de le chacune dans Talcool chaud ou froid, dans ns le carbonate de potasse, etc. Ces résines sont plus denses que Teau, fusibles à environ 100®, blés à une forte chaleur ; les unes sont neutres , it le caractère acide, et quelquefois peuvent délases énergiques. Les résines les plus connues sont : ntm^>, jaune, très-odorante, vient de l'Amérique lale; la ré^sine copaly fragile, presque incolore, ite , difficilement soluble, même dans Talcool et ace de térébenthine, extraite du rhus copallinum ; la «t, jaune-verdàtre, extraite de Tamyriselemifera; la '£, qui découle du thuya articulata ; la résiîie maslorante, jaunâtre, ressemblant à la sandaraque, L pistacia lentiscus; \e sang -dragon , sec, friable, ) ioncé, extrait du dracœna draco ; la tesirie tacaextraite du calophyllum inophyllum; la térében" •aite du pin maritime ; Yaloény de aloë soccotrina, abonde dans l'île de Soccotora; VeuphorbCy qui d'abord laiteux , puis épaissi , extrait des diverses ; la gomme gutte, du gambogiagutta, et qui est la gouache.
— Les vernis ont pour but principal de gaobjets sur lesquels on les applique, de l'action des érieurs. Ce sont des liquides composés de résine en 1 dans des substances volatiles ou siccatives que ne véhicule: pour faciliter cette dissolution, on substances en poudre très-ténue, et on ajoute du :, qui s'oppose à l'agglutination des molécules, et les points de contact ; l'opération est quelquefois id, mais le plus souvent à chaud : on applique la jtii couches^ Je véhicule s'évaçoTe, eX\fô& «o^v
tances dissoutes forment, en se déposant, une cooc ou moins transparente et conservatrice. On peut a cinq classes de vernis, suivant la nature du diss 1 " l'eau ; 2^ Talcool ; a*" les essences ; 4"* l'éther ; 5** 1( siccatives.
§ 6. Des huiles esstntieUes.
Huiles essentielles ou essences, — Existent dai les plantes odorantes, quelquefois dans toutes lesp cette plante, le thym; mais, en général, elles sont ( dans certains organes du végétal , fleurs, pollen , feu cines ou écorces. Les esseoces sont liquides, rarei lides à la température ordinaire, peu solubles dans Te solubles dans l'alcool, dans Téther^ etc. ; elles ont ui forte plus ou moins agréable, une saveur acre et b leur couleur est variable: ordinairement jaunes, el vent être incolores, rouées, brunes, vertes, etc. ; l site varie depuis 0,759^ densité de l'essence de corian qu'à 1 ,096, densité de Fcssence de sassafras : exposé elles sont ox\ dées, perdent en partie leur odeur, et s le temps transformées en résine brune plus ou moii La plupart des huiles essentielles sont extraites en dis plante avec l'eau ; l'essence, quoicpi'elle soit moins que l'eau , est entraînée par la vapeur, et on la rétro le réfrigérant, soit à la surface, soit au fond du liquic ques huiles, dont le siège est Tépiderme du fruit, traites par expression, essence de limons, d'orang< quelques-unes, enOn, huile de jasmin, sont obtenu macération de la plante dans une huile fixe, et sont e en parfumerie dans cet état de mélange.
Considérées chimiquement, les huiles essentielles tagées en deux gi'oupes: l" huiles contenant de \\ essences de menthe, de lavande, d'anis, de bergamo 2® huiles qui sont de véritables carbures d'hydro dont la composition est C" II* ou un multiple de bre, essences de térébenthine, de sabine^ de eu poivre, etc.
Du camphre. — Pes. : 0,9857 ; Comp. : C*° B
C*" H** + 2 H* 0\ Le camphre purifié est solide , bis
tallin, peu cassant , à'uu ^^^çX ^\ia\û^<!i ^ <îftV\ii
DES ÉUILES ESSEiniELLES. 343
sente le blanc de baleine ; son odeur est forte , sa saveur est tocj il brûle avec yivacité, donne une flamme brillante, beaucoup de fumée, et ne laisse aucun rcsirlu; très-peu sojuble dans Teau, il est très-soluble dans l'alcool, les éthers, es huiles; volatil à la température ordinaire, il entre en fulion à 175®, et en ébullition à 204". Celui que l'on trouve lans le commerce nous est envoyé brut de la Chine, du fajon, des iles de Sumatra et de Bornéo. On l'extrait des Ucines, du bois et des fetiilles de deux espèces de laurus : ie sont les racines qui en donnent davantage ; on distille avec te l'eau le bois du laurus camphora, dans de grandes curcuâtes de terre, surmontées de chapiteaux remplis de paille et Qunies d'un récipient. La plus grande partie du camphre est oblimé, se condense sur la paille, et le reste passe dans l'eau.
Le camphre est soumis , en Europe , à une nouvelle snblilation dans des ballons de verre peu élevés, à fond aplati et lacés sur un bain de sable ; le camphre se vaporise et se sodifie à la partie supérieure du vase, d'où on le détache avec n couteau après avoir brisé le verre : il est alors en masse émisphérique, concave d'un côté, convexe de l'autre, et ercée au centre. 11 suffit de régler le feu de manière que la artie supérieure du matras soit entre 175® et 204", c'est-àlire assez chaude pour déterminer l'agrégation de tout le amphre sublimé et lui faire prendre la ftrme d'un gâteau.
Les acides phosphorfquc anhydre, et azotique, agissent ivec énergie sur le camphre. Lorsqu'on distille un mélange le camphre et d'acide pnosphorique anhydre, le premier est légagé en perdant 211^0', et donne par "conséquent un car- }ure d'hydrogène C^" U^*, appelé camphogène par M. Dumas: » composé, distillé à plusieurs reprises sur l'acide phosphorique, est un liquide mcolore pesant 0,861 ; ses propriétés chimiques le rangent à côté de la benzine et de la naphtaline.
Si on distille l'acide azotique à plusieurs reprises sur le camphre, c'est-à-dire jusqu'à ce qu'il n'y ait plus dégagement d'acide hypoazotique, on transforme le camphre en acide tamphorique; pendant le refroidissement de l'acide azotique, l'acide camphorique est déposé en cristaux que Ton Îiurilie par des solutions dans l'eau bouillante : cet acide orme, avec l'ammoniaque, un sel neutre et un sel acide. On comaît mcore quelques composés o\^\^i£0& ^\v\t^!^^KS^
344 CHIMIE ORGAïaQUE.
le camphre par des alcalis; tels sont Y acide campholiq\ camphrone y etc.
Térébenthine, — Exsudation spontanée des diverseî riétés de pins et de sapins, résine demi-fluide que Ton tage, par la distillation avecTcau, en deux parties, ] sence de térébenthine, 2^ résidu résineux appelé so colophane.
L'essence de térébenthine du commerce contient toi de la résine, duc à l'ox^j dation de cette essence ; une deu: distillation est nécessaire pour amener ce liquide à Téta Ce produit, appelé camphène par M. Dumas, est alors lore, a une odeur particulière, pèse 0,872, et entre en lition à 150*^ : sa composition est C*° H**. Parmi les
f^récc'demment étudiés, Tacide clilorhydrique est celui 'action sur l'essence de térébenthine est la plus remarqu si l'on l'ait passer un courant de gaz chlorhydrique sec l'essence entourée de glace , et si on continue l'action ji ce qu'il n'y ait plus absorption, le mélange, abanc vingt-quatre heures à lui-même, donne un dépôt blanc, talhn, camphre artificiel y C*° H^*, H* Ch*, auquel M. C donne le nom de chlorhydrate de camphène , et dont r< est analogue à celle du camphre. Ce sel, distillé sur tro son poids de chaux vive, est décomposé, et le liquide i dégagé est de l'essence altérée appelée camphilène.
Si on traite Tesseoce de térébenthine par ^ d'acide rique, le liquide prend une teinte rouse, et on peut, vingt-quatre heures, le séparer d'un dépôt noir; ce li rouge, soumis à la distillation, donne deux huiles ap térebène et colophèn^; ces deux huiles ont des proj analogues. On connaît les chlorhydrates de térebène colophène; ces sels, distillés avec un alcali, donnent rébilène et le camphilène, huiles isomériques avec les primitives qui forment les sels.
Colophane. — Comp. : C**" H®^ 0*. La térébenthine di: avec l'eau donne, sur loo parties, 5 à 25 d'essence; sidu, appelé colo hancy est représenté par 2 équivi d'essence unis à 4 équivalents d'oxygône. Cette résine n'e un produit homogène, mais est formé par deux acides vique et piniguCy que l'on obtient en traitant la colo| à froid par de l'alcool pesant 0,867 : cet alcool dissout 1' piûique, et laisse comme âLfe^XYm^av^V^vçw.
Les propriétés de la colophane sont connues ; substance bron-jaunâtre demi-transparente , cassante, fusible, solubîe dans l'alcool, Téther , les huiles essenliellcs ou fixes; elle se combine avec les alcalis, et forme des sels solubles qui entrent souvent dans la composition des savons bruns.
La térébenthme, lorsqu'on la purifie, laisse sur la paille qui lui sert de filtre une matière noire résineuse dont on fait la poix. Le suc du pin , moins liquide, s'appelle galipot; cette substance, môlé^ à la colophane, forme la résine proprement dite. Le goudron est extrait des pins abattus et allumés comme les bois que Ton veut charbonnor; ce goudron renferme donc une grande quantité d'acide pyroligneux que l'on peut extraire par des lavages réitérés.
Caout-chouc—Ves. : 0,9335 ; Comp. : C*^H'^est le suc laiteux desséché de plusieurs arbres qui croissent dans TAmériqne du Sud et dans les Indes Orientales; le caout-chouc preparé avec soin , serait transparent , incolore , ou offrant, en masse, une teinte jaune; celui que donne le commerce est brun-noir , façonné en poires.
Le caout-chouc coupé en morceaux et séché à 1 50^ est dissous par Fhuile de pétrole, par l'huile rectifiée du goudron, ]Mar les huiles essentielles; ces solutions sont employées comme vernis, particulièrement celle que l'on obtient par l'essence de térébenihinc, après avoir amolli et étendu le caout- Âouc au moyen de l'huile de naphte. M. Macintosch a utilisé celte propriété pour obtenir des tissus imperméables : on couvre une face de ces tissus d'un vernis de caout-chouc ; on réunit deux faces vernies et on passe le tout à une espèce de laminoir qui détermine l'adhérence des deux pièces.
$ 7. Des matières grasses.
Matières grasses. — Substances onctueuses, formant sur k papier une tache que la chaleur ne peut faire disparaître; insolubles dans l'eau , ordinairement peu solubles dans Talwol; liquides ou solides à la température ordinaire, mais en général congelables à un degré voisin de o°, et fusibles à Trne température inférieure à 6o", capables d'entrer en ébul- Blion vers 420*^ , et décomposables alors en partie avec dé-
Spraenl de gaz plus ou moins fétides, entraînant une partie corps gras altéré.
Enfla , toutes sont sapnnilïables, c'est-û-dire peuvent for** mer dcssavuns plp^uu moîDs parfaits avecU^s bases ou avetij 1{% corps q'ji jouent le rùlc de buses.
Ij&> matières giasses sont végétales ou aairaalcs : les pi mii^res sont nommées /tui/es, et on donne aux secondes | noms de svi/, de ijraisse, A'axonge, etc. , ele. Ces distinctioi sont peu importantes pour le cliimiste; certains corpsgri peuvent contenir quelques principes parficuliei-s qui cEiS geut la couleur, modifient la saveur ou l'odeur que l'en rê connaît ordinairement aux Luiles ou aux graisses, mais! laiïsanl de côté ces anomalies , on peut dire que toute mptil grasst: est la réunion de deux ou de trois composés sau ayant Ions la même base; cessels, que l'on ap|>elle souvt stéarine, margarine et aléine, sont des stéarate, margi raie, o/eaifi de glycérine.
Acide stéariqve. — Pes. r 1,01 ; Comp. : C"'" H'^'O*a (S' 0' ). Ce composé est trés-répandu dans le comm^ puisqu'il est la substance qui conslitue les bougies di sléàriques -. on peut l'obtenir pur , en traitant celui du « merce par l'alcool , et l'aisant cristalliser à diverses repliai jusqu'à ce que le point de fusion du produit soit ^ 70 et 75"; il est afors en aiguilles brillantes, douces l toucher , ipsipides , inodores , pulvérisables , insolubles M l'eau, solubles dans leur poids d'élher : l'acide sléjirique ^ lîllé à sec, s'est changé en margarone et eu acide- »)l"^i rigite; traitépar l'acide azotique, il acquiert i éq. d'oxyg^ et est translormé en acide margariquei enfin, si l'ofi C0^ tiuue à diverses reprises l'action de l'acide aKoliqucildoaW de l'acide subérique et de l'acide succinique. \
Aeiie margiirique. — Comp. : C'^H'^'C + an'O'. Si on admet avec M. Liébig la création du radicnl hypoll# tique margaryl C°= H"*, l'acide qui nous occupe sera «nw posé de 1 éq. de margaryl et de 3 éq. d'oxygt^ne. Cet sèm présente un lustre perlé qui lui a méi'ité le iiom qu'il jÂrtU son aspect général est d'ailleurs semblable à celui quiw tiugue l'aciile précédent : son point de fusiun étant 6^ 60" et G»" , on peut le préparer en chauffant pendant qijw <{ues minutes parties égales d'acide stéarique et d'acide 4$)- (ique fk 33'^ B^ ; le mélange , abandonné ensuite à lui-ro^< passe à l'état concret ; il est alors soumis à la cristalli^nn au moyen de l'alcool. On répète ces cristalhsations jnsqa''
) point de fusion des cristaux soit entre eo*' et 65®. atières grasses doivent leur état plus ou moins solide ï acides précédents , tandis que l'acide oléiaue est le la liquidité. On a cm remarquer, l" que Vacide e était plus abondant dans les graisses végétales ou s ; 2® que la graisse humaine était le sié^e principal le margarique -, toutefois ces faits mentent coniir-
î oléique, — Comp. : C*® H'® 0*. Cet acide est la partielle des huiles grasses non siccatives (huile d olives, les douces, etc. ) ; on^Tobtient en grande quantité, résidu , dans la fabrication des bougies stéariques ;
laboratoire , on peut le préparer en recueillant le iquide de la saponification de Thuile d'amandes dourésidu, traité par l'oxyde de plomb pulvérisé , donne ;e et un margarate de plomb ; on traite par 1 éther , îout le deuxième sel , et on décompose l'oloate de par l'acide chlorhydrique. L'acide oléique pur est 5 , ou a une légère teinte jaune ; il a une odeur une saveur acre, roueit la teinture de tournesol; mlfurique le colore , et 1 acide azotique le transforme i subérique ; l'acide hypoazotique et le sous-azotate cure le transforment en un acide particulier, acide ne,
érine. — Pes. : 1 ,26 ; Comp. : C" H'* 0' + H* 0\ admettant, avec M. Liébig, l'existence d'un radical îlique glycéryl C" H'*, on aura un hydrate d'oxyde :éryl C** H'*, 0' H- H' OS et l'oxydation de 1 éq. de l exigera s éq. d'oxygène, ycérine, découverte par Scheele, reçut de ce chimiste
de principe doux des huiles. Elle constitue dans les
le suif, etc. , etc, une base qui est unie aux acides înts , et ceux-ci se séparent de cette base lorsque ,
saponidcation, ils se combinent avec des oxydes méïs. On obtient en général la glycérine en saponifiant d'olives par l'oxyde de ploibb :le savon ou emplâtre réparé est insoluble dans l'eau , et la glycérine est alors lans ce dernier liquide ; elle contient alors une faible tion d'oxyde de plomb , dont on l'isole par quelques l'acide suU'hydrique ; enfin , le mélange est blanchi noir animal , évaporé d'abord par la chaleur et ea-
348 CHIMIE ORGAIflQrE.
suite dans le yide. Cette matière pure est un liquide \i queux, incolore, inodore, incristallisable, dont lasaieori exti'ôniement douce, misiible avec l'eau et a\ecralcool toute proportion , insoluble dans l'éther. L'acide azotiq transforme la glyci^riue en acide oxalique, Facide sulfuriq donne avec cette base un sulfate acide de glycérine q Ton nomme aussi acide sulfoglycén'que.
Les huiles sont employées pour l'éclairage, dans la pei ture, dans la l'abricatioii des savons; les graisses serv< particulièrement à la fabrication des chandelles et des bc gics stéariqucs : cette dornicre industrie a pris une grai extension , et nous la décrirons brièvement après avoir éta une préparation encore plus impoUaute, celle des savo
Dks savoxs. — Les savons sont des sels en proporli( définies , dont Tacide est un ou deux des acides gras pré dents, et la base , une des bases, potasse ou soude, qui pi vent former des sels solubles avec ces acides gras; ai 1" les matières grasses sont des savons dont la ba^ est ori nique ( glycérine ) , et la saponification a pour objet de re placer dans ces savons naturels la base glycérine par potasse ou par la soude ; 2^ on peut fabriquer instantanènM du savon en unissant de Tacide stéarique en dissolution di l'alcool à une solution de soude caustique: ce savon esti lide et tellement dur que , souvent , les doigts seuls peuvf opérer sa pulvérisation : en général
Les savons les plus durs sont compos<^s d'acide stéarique et de soude id. ià. mous id. id. oléique et de potasse.
id. intermédiaires sont des mélanges des deux acides et desdt bases.
Les matières grasses animales employées dans la fabn tion des savons sont : le suif de mouton, le suif de bœof, graisses, l'axonge, Ihuile de pied, l'huile de poisson, etc., c
Les huiles employées sont, i^ les huiles grasses d'oliv< d'amandes douces, de colza, de navette, d'aveline; J" huiles siccatives de lin, de noix, de chenevis, de faîne, d'à lettes. On se st»rt également aujourd'hui de résine etd'hii de pulme : ce dornrer produit nous arrive des régions inl tropicales de rAlric^ue.
Toute la fabrication française des savons étant conceot aux environs de ^\axsev\\e , oïl ^<iJxsi<a ^do^efois que Fhi
DES MATIÈRES GRASSES. d4d
l'olîves de Provence est employée dans cette préparation ; 'est une erreur : notre climat donne à nos produits une opériorité de goût qui les fait rechercher comme aliment , t presque toute l'huile de Provence est comestible; l'huile . saponifier est importée; la quantité est aujourd'hui de 18 millions dekil., donnant 43 millions de kil. de savon, andis qu'en 1789 la fabrication n'était que de 22 millions le kil.
Cette fabrication peut être subdivisée en plusieurs parties [08 nous examinerons rapidement. i° Lessivage de la soude »rute, 2° causticage de celte soude, 3° empàtage , 4** relar-
tage, 5°coclion, 6° madrure, 7'' marbrure, s^^cçnduite savon dans les moules ou mises.
Lessivage et causticage de la soude. — 100 kil. d'huiles Délangées exigent en totalité 60*^ de soude artificielle (carbolatede soude marquantse^ à i'alcalimètrc. Cette soude est fendue caustique en la traitant par 20 à 30*^ de chaux , et on bit ensuite fractionner cette lessive et l'employer à divers l(f rés pendant la saponification .
Empàtage, — On traite en général 30 hectolitres de lesîve à 9^ par 64 hectolitres d'huile, mais la force de la lesiye doit varier avec la nature du mélange huileux ; cette ssive doit être d'autant plus faible que l'huile employée {t pins riche en stéarioe. Cet empàtage exige vingt à viugtinq heures en maintenant la tempi^rature à loo".
Relargnage. — Cette opération a pour but principal de iparer le savon de l'eau , qui ne renferme presque plus de rade caustique ; c'est alors qu'on ajoute à diverses reprises l avec précaution, 30 hectolitres de recuit (soude salée) ; ientôt le sel marin est dissous dans l'eau , et le savon image.
Coction. — A pour but de rendre parfaite la combinaison es acides gras avec l'alcali ; on doit unir à ces acides la plus )rte proportion possible de soude ; sans cette précaution , le ivon graisserait ou serait mal cuit. Cette coction a lieu en joutant alternativement des lessives de soude et de soude déc, elle exige en général 4 ou 5 services de vingt-deux leores ; on appelle service l'action d'ajouter une portion de iqneur et de retirer ce liquide en le remplaçant par un autre. ^ savon, s'il doit être blanc , est alors terminé \ uïLe, ^dswsL Mrticalière^ andogiie à celle de la vio\eUe , «sX ^^•ôi^^^ ^^
camiE, i^
350 r.nTMIE ORf.A!ÇlQrE.
m/îlango ; lorsque l'action est parfaite , la pAle est dure . sou vre racileraeiit, et rontient alors sur luo parties environ i. parties deau.
Madrure. — A pour but d'amener le savon à l'état di marchand, en fais<mt absorber à loo parties de ce compos 'M)i\'6Vi deau; on réussit par l'addition ménagée de fau)l< lessives.
Marltrnre. — Dans une cuite de 64 hectolitres, ou ajout 2 à fi'' de sulfate de fer ; si on veut avoir du savon à mantea rouge , on ajoute en outre de l'ocre rouge. ï^ public donii en généralla préférence au savon marbré, et cette opinio n'est pas dénuée de fondement : car on peut, dans lOO partie de savon blanc, introduire jusqu'à 70 parties d'eau, taa dis (|u'on ne peut dépasser ao à 40 parties dans les saTOU marbrés.
Conduite dans les mises. — On verse le savon dans i vastes mises , dans lesquelles il doit être refroidi eu dix jonE environ ; tout porte à croire qu'il y a alors une espèce d cristallisation entre les parties homogènes, tandis que ta parties hétérogènes forment la marbrure.
Savons de résine et d- huile de palme. — Ce savon ^ qB contient un excès d'alcali, est préférable aux précédents p(X0 les lavag(>s dans l'eau de mer ou dans les eaux séléniteoses; on emploie dans cette fabrication :
.o ) Hiiil(î de palme 3000'' ^n ( Lessive faite Soude brufe à 32** 2800^ { Jlésiiie 1000 ^ ' en traitant, Chaux 1400.
On obtient deux qualités de savon, c'est-à-dire 4500* da la première , et 2000'' de la seconde.
Savons.tr ans patents . — On dissout 60'' de savons de tn^ dans 120 litres d'alcool ; on retire par la distillation mb^ marie, une partie de l'alcool employé, et on coule le savoi dans des mises appropriées ; ce savon , séché graduellementi est transparent à l'intérieur ; on enlève la couche extérieol^ avec un instrument analogue au rabot ordinaire. \
Essai de iliuile d'olives. — Nous avons dit que dans 1| fabrique précédente , on employait un mélange d'huiles ; mélange varie avec la saison , ainsi on fait usage des portions suivantes :
En été. En hiver.
Huile d'ulives 80 à 90 Huile d*oIives 60
— d'u>illeUe& 10 a iQ — d*œiltettes 30
i— de Un — ^Ssa 10
DES MATIÈBES GBASSES. 351
L'huile d'olives étant plus chère que les autres huiles, il t important de reconnailre si elle n'a pas été môlée avec ces ïTDières. Ou doit à M. Poutet un procédé perfectionné par . Boudet. Ce moyen n'a pas une exactitude mathématique, ais il â sufO pour arrêter la lïaude. On l'ait un mélange parties égales d'acide azotique et hypoazotique ; si actucloient on ajoute à loo parties de Vhuile d'essai 3 parties 1 mélange indiqué, on aura un des résultais qui suivent :
nmile d'olives est parc, le total est solidilié en rs' \ M^mc
dk contient de L'hoile d'amandes douces , le total est solldflié en leo' i soliditt.^ die contient de l'huile de noisettes , le total est solidifié en. . . >o^' J solidité
die contient de rtiuUe de ricin , le total est solidifié on eox' | moins
die contient de l'huile de colza, le total est solidifie en. . . . 840o' ) '"arquée.
Épuration des huiles. — Les huiles obtenues parcomession contiennent des parties mucilagineuses qui cngorraient les conduits des appareils d'éclairage qu'elles doi- Dt alimenter. Or , l'acide sulfurique mélangé à l'huile en tite quantité (1 p. 100) charbonue les mucilages. On fait Bfier dans le mélange un courant de vapeurs d'eau ; celte D et l'acide gagnent la partie inférieure , l'huile purifiée mage et la partie moyenne est une liqueur charbonnée , toltat de l'action de l'acide sur les matières qui altéraient substance grasse.
Usage des savons. —On distingue trois espaces de savons : savons blancs, 2° savons marbrés, 3" savons de résine re. Les premiers, s'ils sont comme ils doivent être, c'est-àreUen neutres, sont employés dans le décreusage des soies, us le blanchissage de tissus fins, dans les teintures délicates : i conçoit que dans ces usages, particulièrement pour la ie, un excès d'alcali serait nuisible, car l'alcali libre disndrait la soie. Les savons marbrés contiennent un excès ilcali^ des matières étrangères, et servent aux divers blan- Ksages. Les savons de résine pure sont seuls employés nr le collage du papier en cuves ; ce savon est (lissons DS la liqueur qui contient la pâte do papier en suspension, on précipite par l'alun : il est évident que l'acide sulfurie dui^l ( sulfate acide d'alumine et de potasse ) se comlè avec l'alcali libre, et la résine est mêlée intixaenv^wl vy.\^ te da papier.
352 CHIUIE ORGANIQUE.
Des bougies stéariques. — La fabrication des boDgiessté riques est l'ondée sur les moyens que l'on peut employer po séparer les acides margarique et stéariqne de Tacide oléiqu
Une simple pression à froid, lente, ménagée, énergiq vers la Un, parait suffisaure pour séparer, dans les suifs, margarine et la stéarine de l'oléine. On obtient ainsi, api une première pression , sur 100 parties, 50 parties de roar{ rine et de stéarine, 47 parties d'oléine contenant encore la stéarine et de la margarine. Ce procédé, qui parait \ frir quelque avantage, n'est pas celui qui a été adopté p l'industrie. On traite h chaud un mélange de suif de mooto de suif de bœuf et d'eau par la chaux caustique éteinte ;( forme ainsi des margarale, stéarate et oléate de chaux, i d'autres termes, on opère la saponiQcation de la matiè grasse. On reconnaît que cette saponilication est parfait< 1" à l'absence de l'odeur du suif; 2* à la forme que présc tent les fragments du savon calcaire insoluble obteou ; o fragments oifrent alors à l'intérieur une espèce de géode h mogène , dont le centre est occupé par une matière liqoif et huileuse limpide.
Le savon calcaire , séparé d'une partie de l'eau précédent est décomposé par l'acide sulfurique affaibli; la séparation j sulfate de chaux a lieu, et les acides gras qui surnagent s(N séparés et soumis à plusieurs lavages avec de l'acide sulfuriq! très faible, 2°B* : c'est alors que le mélange des acides grase porté dans des cristallisoirs appropriés, en fer galvanisé,} manière à obtenir des lames solides, d'environ ,04 d'éfiî seur. Ces lames sont placées ensuite en pile et en Domh plus ou moins considérable , chacune de ces lames étant i
f)arée de sa voisine par une tôle galvanisée ; cuOn, ou porte a presse verticale hydraulique à froid : cette presse doit opi rer lentement et vers la fin énergiquement.
L'opération suivante a pour but l'épuration des addi margarique et stérarique que la presse a séparés d'une grafli partie de l'acide. (uCtte opération délicate est une prcssiofi^ chaud du mélange que l'on a obtenu . Il est évident que, A^ celte pression , la température ne doit pas dépasser 70^p(W de fusion de l'acide stéarique. On réussit en chauffant 4| plaques métalliques dans une étuve à 100°. Ces plaqnessûi employées, comme compartiments, dans une presse hydïMf lique horizontale-, el \es ^ms» Vwsi^VVaws. , envdoppés S^
e laine ^ et ensuite placés dans des sacs dits étreinîont portés à une température d'environ 45° ; on propressage, et on a des tourteaux d'un blanc parfait, de oléique entraîne la matière colorante. On soumet fois Tacide stéariqiie à une troisième puriûcaf ion, et ane clariflcation à la manière ordinaire , c'est-à-dire ►u 5 blancs d'œufs par loo" d'acide gras : ce liquide rir ensuite une limpidité analogue à celle de
ande tendance à cristalliser que possède Facide stéaété quelque temps un obstacle à la fabrication des
La surface de ces bougies sortant du moule était e : on a levé la difficulté en troublant la cristallisa- Tacide stéarique. Lorsque, mis dans le cristallisoir, e est sur le point de passer à i'état cristallin , on le *usquement dans un autre vase. La confection des a présenté aussi quelques difficultés ; il était impordonner à ces mèches la faculté de brûler et d'être es en cendres sans former ces champigaons charsi incommodes dans les chandelles : on fait usage lèche de coton tissée et plongée dans une solution de 1000 parties d'eau, de 7 ^ d'acide borique et de ide sulfurique. Ces mèches, préparées 12 heures d'aour opérer la dessiccation, réussissent parfaitement, sait que ce nouveau produit remplace très-bien les de cire, et est plus économique. Nous devons ajouter 30ugies de quelques fabriques n'ayant pas subi une tion parfaite, émettent, pendant leur combustion, une nantité d'eau : cette eau n>st pas grasse , mais elle iche sur le tissu qu'elle touche : cet inconvénient est s une matière dont l'emploi est continuel , que l'in- Joit tout essayer pour le faire disparaître.
; DE B4LEINE. — Cc produit est une espèce de stéa-
se sépare par le refroidissement de l'huile qu'on reîervelet, du physeter macrocephalus, du delphinm us, et d'autres cétacés; il diffère des autres graisses es, la glycérine étant ici remplacée par un composé ier, éfhaïy corps cristallin qui est l'alcool d'une nouie de composés , c'est-à-dire que l'éthal occupe, dans du radical cétyl, la place tenue par ralcooL dasis b. radical é^Ay/.
354 CHIMIE 0RGA5IQrE.
Cétyl, radical imaginaire ou non isolé. — Gomp. : C**H* ou Cf.
Éthal ou hydrate d'oxijde de céttjL — Comp. : C*^ 11*^0', -*-H*0' ou Ct'O'+irO'. Ce composé pur est en plaques cristallines, volatil sans altération, insoluble dans Feau, solublc dans 1 alcool et dans l'éther, décomposable par l'acide azotique. On isole l'éthal par un procédé analogue à celui qui est employé pour obtenir la glycérine. On sapouiOe le blanc de baleine en laissant réagir plusieurs jours, et à 90^,
Sarties égales de ce dernier corps et d'hydrate de potasse issous dans deux fois son poids d'eau. Le savon (oléate et margarate de potasse) obtenu est décomposé par l'acide solfnrique faible. Enfin, le mélange d'acides oléique, margarlque et d'éthal, traité par l'eau de baryte, donne des savons de baryte insoluble, et Télhal repris par l'alcool est déposé, à la manière ordinaire, sous forme cristalline.
Chlorure de ce/y/.— -Comp. : C«*H^^Ch^ ou Ct'Ch'. Liquide huileux^ formé par l'action du perchlorure de phosphore sur l'éthal.
Sulfate acide d*oxyde de cétyl. — Comp. : H'0%(?^H* • 0', S^'O"' ou H'O^Ct'0*S*0^ obtenu en traitant l'éthal par j l'acide sulfuriqne concenlré.
Acide éthalique.— Comp. : n'0',C^^H«*0'. Sohde blanc, inodore, insipide, plus léger que l'eau. Ce composé occoDe dans la série cétyl , la place que tient l'acide acétique dans n série acétyL Les éthalates sont tous solubles dans l'eau, excepté les éthalates de soude, de potasse et d'ammoniaque.
Cetène. - Comp. : C^^H'^*. Ce carbure d'hydrogène est obtenu en distillant, à plusieurs reprises^ un mélange déflul et d'acide sulfuriqne glacial.
De la CIRE. — Substance huileuse, concrète, formant 1» partie solide qui renferme le miel des abeilles ; elle est o^ dinairement jaune, cassante, pesant 0,96, fusible à 68°, insoluble dans l'eau , soluble dans l'alcool ou dans l'éther bouillant, dans les huiles à la température ordinaire ; elle e^ précipitée de la solution alcoolique par le refroidissement | On blanchit la cire, soit par le chlore, soit par l'exposition à -: l'air. La partie principale de la cire est une substance anâ- : logue à la stéarine , mais dont les propriétés sont assez diCK* reates pour lui mérilct wïi wom particulier, cérine. Les ébé- : aistes einployent \a c\ie cQisflûa N«sm\ \îsàfc ^ Kvsik S9r