‹ Traité élémentaire de chimie avec les applications de cette science aux art et aux manufacturesChapitre 64 sur 74 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Ces liquides sont en très-grand nombre, et varient dans leur état particulier. Je ne parlerai ici que des douze princi- Mox : l"" le sang, 2"" la bile, 3° le lait, 4'' Turine, 5*^ la sa- Mve, 6" les sucs gastrique et pancréatique, 7*^ le chyme, «* le chyle, 9° les humeurs de l'œil, to*^les larmes, il** la qfuoyie, 12^ la transpiration insensible.

§ l*"". Du sang.

On connaît le sang artériel et le sang veineux ; ces deux espèces diffèrent par la couleur et par d'autres causes peu connues. Le premier est d'un rouge vermeil, marche des poumons au cœur, et coule du ventricule gauche de ce dernier or- £ne dans les artères; le deuxième est rouge-brun, revient toutes les parties du corps, passe du ventricule droit du cœur dans les poumons , et change là sa couleur brune en une conlear vermeille. Le saug est tellement important dans Péix)nomie animale, que le nombre des savants qui ont étudié sa nature est considérable ; cependant son histoire laisse braoconp à désirer. L'analyse complète du sang veineux a été faite il y a peu de temps par M. Lecanu, et ce chimiste admet dans ce liquide l'existence de vingt-cinq matières différentes,, parmi lesquelles on peut distinguer la fibrine, l'albumine, drax matières colorantes, dont l'une, qui est rouge , a reçu le nom à! hémalosine ; des hydrochlorates, des sulfates, des carbonates, quelques gaz libres, etc., etc. Ce travail est consciencieux, mais la difficulté physiologique reste pleine et entière : nous pouvons donc limiter notre étude , examiner seulement les parties principales qui entrent dans ce liquide.

Le sang, à l'état normal et abandonné à lui-même, se sépare en deux parties : l'une, sérum, est un liquide jauneverdâtre; l'autre, aiior, est une masse demi-solide globulaire. Selon MM. Prévost et Dumas, chaque globule est variable, chez les divers animaux, dans sa forme, dans son diamètre, et présente au microscope un sphéroïde central

premiers exercent une action plus vive sur la couleur, et par conséquent leur teinture est plus facile. On distingue dans la teinture quatre opérations difrércntes: 1° décreusage et d(^uint;ige, 2" blanchiment, 3" application du mordbnt, 4" fixation de la matière colorante.

Le décreusage a ]\ci\ pour la soie, le coton, le fll, le chanvre, etc., etc., tandis que le désuintage est particulier à la laine ; ces opérations ont, dans les deux cas, pour but, desé-

Earer les matières étrangères qui altèrent la couleur et laflexiilité des corps que l'on doit soumettre à la teinture ; le savoD» les alcalis plus ou moins caustiques , l'urine putréfiée, etc., sont les agents ordinaires nui opèrent c^tte séparation. Le blanchiment a pour objet de blanchir les fils on tissus plus ou moins parfaitement, selon que la teinte à donner est moii^ ou plus Toncée; nous avons vu que la soie et la laine doivent (Mre blanchies par Tacide sulfureux. Les mordants h%mentent Talfinité de Tétoffe pour la matière colorante : il est évident que si le mordant est appliqué sur toute la surface d'une pièce d'étoffe, cette dernière , plongée dans \m bain de teinture, prendra uniformément la couleur ; mais si le mordant n'est appliqué que sur certaines parties de la pièce, la teinture sera lixée seulement sur ces mêmes parties. Le premier procédé constitue l'art de la teinture proprement dit , et le second, celui de l'impression sur toiles, cotons : dans cette dernière fabrication , le mordant est appliqué sur l'étoffe an moyen de blocs de bois ou de planches de cuivre, sur lesquels on a gravé les dessins que l'on veut reproduire; on trempe la pièce dans le bain de teinture, et on lave à grande eau-, la couleur quitte les parties qui n'ont pas reçu le mordant, et ne s'atta(?he qu'à celles où ce mordant est fixé.

Les mordants les plus usités sont l'alun, l'acétate de fer > le chlorhydrate d'étain , la noix de galle. L'alunage de la soie est fait à froid, en laissant cette substance pendant vingt-quatre heures dans l'eau renfermant Jjj d'alun. L'alunage delà laine et du coton est fait à chaud : Talun est dibsous daDS l'eau chaude, et l'on fait bouillir dans le bain le fil ou tissu sur leifuel on veut appliquer la couleur ; les étoffes alunées sont ensuite plongées dans le bain de teinture ; elles restent dans ce bain pendant un temps et à une température qui varient avec la nature de la couleur, on les lave ensuite à grande eau et on les fait sécher.

DES LIQUIDES ANIMACX. 425

dislribaés si largement dans tout le règne organique. Ce principe parait identique dans les végétaux et dans les animaux ; ajoutons même que son insolubilité dans Tean parait être le seul caractère bien tranché qui le distingue du prmcipe précédent.

Fibrine végétale. Fibrine animale.

Carbone 54,60 54,56

Azote 15,81 15,72

Hydrogène 7,50 6,90

OxyajSae ]

Soufre } 22,09 22,82

Phosphore )

La nature de Thématosine n'a pas été bien déterminée, et même Fexistence de cette substance, comme principe particulier, n'est pas admise par quelques chimistes , notamment par Berzélius. Nous devons aussi dire que ce mode d^envisaj^r le sang a été contesté ; d'autres expériences paraîtraient indiquer que l'albumine, la fibrine, l'hématosine, ne seraient pas des principes immédiats, particuliers, mais seraient des modifications plus ou moins profondes, exécutées par l'organisme , sur un ou plusieurs corps dont la nature n'est pas encore clairement établie.

Parmi les actions que les corps chimiques peuvent exercer sur le sang, on doit citer les actions des acides, et particulièrement celles des alcalis , puisque ces dernières donnent naissance à tous les composés dans lesquels entre le cyanogène, et principalement à ce beau produit qui peut rivaliser, dans plusieurs circonstances , avec l'indigo , et que l'on connaît 4BH3S le nom de bleu de Prusse.

Les acides énergiques coajgulent le sang en s'unissant à l'albumine ; l'acide sulfurique , en opérant cette coagulation , laisse exhaler une odeur qui , selon quelques auteurs, serait parfaitement analogue à celle que l'animal exhale lui-même : d'où il suit que, un sang étant donné, on pourrait toujours reconnaître l'animal auquel ce sang aurait appartenu : problème important dans la médecine légale. Mais d'autres chimistes, en constatant qu'il y a exhalaison odorante , pensent que , dans une question dont les conséquences sont aussi graves, l'odeur n'est point assez caractérisée, et ne permet pas de remonter à la source.

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est hmioiirs pirp.'iiV* ni tniiUint , \\ la chaleur ronge, et dam lies ni.ninilrsdc Icr. iiiii* m.iliiM'i' animale par la potasse et par Ir liT. i.i'lli' rraclinn rs! coin pli c ( niVî , mais jnip<')rtante. parce i|iir Iniis 1rs runiposcs (lit c>îin(»£rnie flm\eiit du cyanoferlUM* \\v pni.issiuni; or. rcilc cliuln exige la conuaissaDce pn'hinm.nri' ilc (|ii(*|(|nc.s propricics rliimiquos de ce sel: r"('li;niHV' ;iii nnif^c. le c\anorciTiir(î de potassium est déroiiipnw». l'i diuiiic dit cvamire de potnsssium, du carbure de Icr cl du ^îiz m/oIc ; p.ir conscrpiont , considéré comme on oaimrc doiihic. c<«scl perd le (•\ainire de Ter, qui est décompuM'i-n r.irluirc de l'crc! (mi a/ole. tandis rpic le cyanure de poi.issiiini II épnMncjincmic nllération. (le caractère estcomniiiii a Ions les eyaiiiires inélalliipies dont le métal peut s'unir an eai'lïoiie ; le cyanure d'arnenl, soumis à la chaleur, donne d ihord des fîmes de cyaiiofiçèiic? , bientôt il fuse en émettant de r;izoiecl en laissant pour résidu une combinaison decar-

ler iv.i r.inuMié à IVlal mélalli(pic. De ces laits, concluons qne le inel.ini;!' di> maliére animale et do potasse, employé dans li's (ahi i«|nes. ne peut l'oriner spontanément du cyanoferrore

DES LIQUIDES ANIHilTX. 427

de potassium, puisque ce mélange contient de la potasse et dn charbon.

Les fabriques de ce sel emploient du sang desséché , des cornes, des poils, etc. , etc. , mêlés avec le carbonate de potasse. La matière animale peut toe dans son état naturel ; oa, soumise à une première distillation , elle donne un charbon qui peut la remplacer. Les proportions en usage sont parties égales de potasse et de matières organisées, ou 10

rties de potasse perlasse mêlées avec 8 parties du résidu la distillation indiquée ; on ajoute à ce mélange 4 à 5 Donr 100 de tournure de fer. Les projections successives 06 la matière animale dans la potasse en fusion, provoquent une vive effervescence due au dégagement de l'acide carbonique et de quelques gaz combustibles : on active le feu , et la distribution uniforme du charbon dans la masse épaissie et fondue, annonce que l'opération est terminée. Cette masse, 'efroidie, est traitée par Teau, dans un autre vase également en fer ; on décante , on soumet le n'ïsidu à quelques lavages, et on obtient le sel cristallisé, par Tévaporation à une température qui n'exède pas 95". La création du cyanoferfnre de potassium suit la solution de la masse refroidie , et est due à Faction des matières solubles sur le résidu , car cette masse fondue ne présente aucune trace de cyanoferriire; et, soumise à l'action dissolvante de l'alcool, elle donne un q^anure de potassium. Bans la préparation précédente, le cyanure de potassium doit, selon M. Liébig, sa naissance à deux causes : l" le potassium , mis à nu par l'intervention du charbon; s'unit au cyanogène formé, par la Combinaison avec l'azote , d'une autre portion de charbon ; 2^ le gaz ammoniac dégagé peut également , en arrivant sur Un mélange de carbonate de potasse et de charbon, former dePacide cyanhydrique [voyez page 152) ; et cet acide, agissant sur le carbonate de potasse , peut donner du cyanure de potassium : cette dernière circonstance explique la préfél'ence que le fabricant donne à la matière animale employée dans son état naturel.

lia transformation du cyanure de potassium en cyanoferï^re du môme métal exige l'intervention du fer. Cet élément peut d'ailleurs être introduit à l'état libre, à l'état de sulfure Ou de protosulfate; le résultat important est le môme, on obtient toujours le cyanoferrure qui uovas oeew^^.

438 CHniIE ORGAMQUI.

Cf/anoferrure de potassium ou prussiate jaune de potasse. — Comp. des cristaux : K^Fe^3 {C*Az^)+3U'0'. Ce sel , dont nous venons d'indiquer la préparation , existe trî's-pur dans le commerce; il est alors en beaux cristau jaunes, en tables quadrangolaires. A cet état, il contient 3 éq. d'eau qu il perd h loo". Il est solubledans 4 parties d'eau froide et dans 2 parties d'eau bouillante. Sa saveur est saline, et il n'est point vénéneux. Le fer qu'il contient n'est pas précipité par les alcalis. La variété de couleurs que présentent les précipités qu'il donne dans les solutions métalliquesje constitue un réactif précieux dans les analyses. Ces précipités sont en général des cyanures doubles; les deux éq. de potassium sont alors remplacés oar deux éq. du nouveau métal. Dans les sels de peroxyde ae fer, le cyanoferrure de potassium donne le pré<:ipité appelé bleu de Prusse.

Sesquiferrocyanure de potassium ou bleu de Prusse, — Composé solide bleu, insoluble dans l'eau, insipide, noi vénéneux ; il ressemble à l'indigo , mais il n'a pas d'une manière aussi tranchée le reflet cuivreux qui caractérise ce dernier; il est décomposé par les alcalis, il y a alors préciptatiou de peroxyde et reproduction d'un cyanure alcahn. Cette propriété diminue la valeur de ce produit dans les teintures, car il est altéré par une eau savonneuse. La com|)osition de ce corps n'est pas très-exactement connue. On obtient le bleu de Prusse aussi par que possible , en versant goutte à goutte , et jusqu'à décomposition parfaite, une solution da sel précédent dans une solution de persel de fer; selon M. Raymond, on doit préférer l'azotate de fer. Un excès de l'un des deux constituants est nuisible, et produit le môme effet physique, altère la nuance bleue du précipité en donnant à ce précipité une teinte verte ; i ^ l'oxyde de ler agit alors par sa couleur même ; 2" le cyanure de potassium excédant est entraîné dans le produit, donne, après un certain temps, de la potasse et du cyanogène; de nouveaux composés interviennent, et le bleu verdit.

Dans le commerce, on rencontre ordinairement un bien de Prusse moins beau et fait par un autre procédé. On prend la liqueur provenant du lessivage de la matière sortant du fourneau, et qui contient principalement du cyanoferrure de potassium, du carbonate de potasse, du sulfure de potassium. Ce mélange, mis eu cowUeX^N^X^s'^V^Atede ^roxyde deferi

innerait immédiatement le bleu de Prusse ; mais on comeuce par mêler le sulfate de fer avec de l'alun (sulfate d'aluine et de potasse) : alors le carbonate de potasse contenu LOS la liqueur de lessivage se porte de préférence sur cet Lin , Talumine est alors entraînée avec le sulfure de fer et avec cyanure du même métal. Le résidu ou précipité, qui a une inte grisâtre, est mis en contact avec beaucoup d'eau , et end une teinte bleuâtre ; il est de nouveau décanté , lavé, prend une couleur bleue plus foncée ; enOn, on obtient au aquième lavage le bleu de Prusse dans tout son éclat : ce eu est alors formé de bleu de Prusse pur et d'alumine, qui ) fait qu'affaiblir la teinte. Dans cette série d'opérations, le sulfure de fer est lentement transformé en suliate de fer lubie ; 2*^ le protocyanure de fer donne un sesquicyanure, 'obablement, parce que le cyanure de potassium qui était ors dans la liqueur a produit de la potasse et du cyanogène ; 1 dernier convertit le protocyanure en sesquicyanure. Jje sesquiferrocyanure est employé : i° dans les arts, sous 5 noms de bleu de Prusse, de bleu minéral, etc. , etc. , soit >arla peinture, soit pour la coloration des papiers, etc.; * dans la teinture pour teindre la soie , et même la laine , en eu dit Raymond: cette branche de teinture est une applica >n des connaissances chimiques. La soie est plongée dans le faible solution de chlorure de fer; elle est ensuite lavée, enfin plongée dans une solution de cyanoferrure de potasam , légèrement acidulée par l'acide chlorhydrique : il y a robie décomposition , le bleu de Prusse se fixe sur la soie , le chlorure de potassium est enlevé par des lavages réitérés. Bicyanure de mercure. — Comp. : C* Az* Hg'. Composé lin^ blanc, en cristaux prismatiques carrés; sa solubilité ses Qualités vénéneuses le rendent analogue au subhmé ^TTOsii {bichlorure de mercure). On peut l'obtenir en soucitant à l'ébullition un mélange d'eau, de bleu de Prusse de bioxyde de mercure; la liqueur flltrée est incolore, et )nne, par l'évaporation , ce sel à l'état cristallin : il est emoyé dans la préparation de l'acide cyanhydrique, dont nous rons renvoyé l'histoire à la partie qui nous occupe. Acide cyanhydrique, — Pes. : 0,6967 ; Comp. : H* C* Az*. quide incolore, rougissant à peine la teinture de tournesol ; >n odeur ressemble à celle de l'eau distillée sur les amandes aères; sa saveur est amère et brùlaale-, ^\\t,\\^'îNS»Rss^-

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Si I** »\ au «M i iiiv de polnssiiiin est un cyanure double de fer **t tU'. |»r»favsj!iiii , la cléconip.»siti»»n, dans la préparation qui ] pr<V.i<|i;, (sî liiiiitéi' au rNanure do potassium ; les quatre é<j. din- sel <ij ruiiniissiîiit trois qui sont décomposés, elleré- Mdii <*.sl un cNanuie

î«(F«',C^\z=')+KSCUz^

L'acide cyanhydrique étendu avec de Teau, mais trèsr^

tur, est rapidement décomposé, il acquiert une couleur nine qui passe au noir; on lui donne de ]a stabilité par l'addition d'une très-faible proportion d'acide sullurique.

L'acide cyanliydrique est, avons-nous dit , extrêmement vénéneux; il a été et est même encore employé dans la médecine : doit-on continuer cet emploi? Aous laissons à de plus compétents l'examen de cette question; mais nous croyons pouvoir ajouter que le nombre des malades qu'il a tués est peut-cHre égal , sinon supérieur, au nombre des malades qu'il a guéris ; remarquons d'ailleurs que l'action caprideuse de cet acide est encore augmentée par le désaccord qui règne dans les formules médicales, depuis la formule trop énergique du Codex français (9 parties de sirop et 1 partie d*acide) jusqu'à la formule de M. Magendie (128 parties de sirop et l partie d'acide). Une irrégularité plus grande encore existe dans les divers modes de préparation des cyanures de potassium que l'on a proposés pour remplacer Facide cyanhydrique; ainsi on a au moins trois procédés

Êancts et donnant des cyanures de potassium très-dilîéts: 1*^ ctjanure de Vigcrs, obtenu en traitant par un courant d'acide cyanhydrique une solution de potasse à ralcool, dans uailacon refroidi par un entourage de glace pilÀe; les cristaux formés et lavés par l'alcool constituent un cyanure de potassium, très-pur et par suite très-énergique; 2" e^fàmure du Codex français ; on chauffe dans une cornue le cyanure jaune de potassium et de fer; le cyanure de fer est décomposé ; le résidu est une masse noire formée de cyanure de potassium et de quadricarbure de fer ; celte masse est traitée par l'eau, on filtre, on évapore, et le produit est le cyanure de potassium; 3^ cyanure, employé dans la galvanoplastique ; on calcine un mélange de chair musculaire ou de sang desséché et de carbonate de potasse; il y a formation de cyanure de potassium ; le résidu de la calcination étant lavé, si on évapore les eaux do lavages, on obtient un cyanure de potassium contenant du carbonate de pptasse et tous les sels que pouvaient avoir le sang ou la chair musculaire.

La découverte de l'acide cyanhydre en solution dans un liquide est un problème intéressant qui appartient à la médecine légale : après avoir dit combien serait imprudent celui gui^ guidé par le peu de mol^s» o^ %\àh^\sx ^^^^

433 amiIE ORGÀIIIQCE.

prononcerait dans une question aussi grave, après am cnfln fait toutes les réserves nécessaires, nous rappellerons, 1" qu'une simple distillation donne environ les f de Taddc cyanhydriqiic en solution dans un liquide; ^^ que si on leçoil cet acide dans une dissolution d'azotate d'argent, on a un précipité (cyanure d'argent) qui, lavé et séché, donne la dose d'acide cyanh) drique ; l'équivalent de ce sel étant 1679 et cet équivalent contenant 327 de cyanogène, on en conclut que 1679 de cyanure d'aigent représentent 339,50, environ l d'acide cyanhydrique.

Le nombre des composés qui contiennent le cyanogène est considérable; nous ajouterons seulement ici, î^qoek chlore, le brome, l'iode, le soufre, etc., etc., se combinent avec cet élément ; 2^ qu'il existe des cyanures simples et doobles, autres que ceux qui ont été examinés précédemment; 3" que le cyanogène uni à Toxygènc forme (page 156) Tocide crjanique; on connaît plusieurs cyanates.

$ 2. De la bile.

La BILE est probablement une sécrétion particulière -dil" sang veineux, qui a lieu dans le foie : ce liquide coule deee dernier organe dans le duodénum , agit eomme stimulant dans le canal intestinal, s'unit au chyle, et conséquemment I)arait contribuer à la division du chyme en chyle et ea inatières fécales. La bile dans sou état normal est un Ufàide jaunc-vcrdàtre, dont l'odeur est nauséabonde, et dont la saveur, d'abord douce, est ensuite Irès-amère; elle contient une grande variété de substances, parmi lesquelles on distingue la biline, les acides cholique et feilinigue, la btliverdine, la dyslysine ^ des acides huileux soit unis entre eux , soit à l'état de sels de soude, quelques corps gras, particulièrement la cholestérine , entin du chlorure de sodium et les autres sels que l'on retrouve dans tous les liquides animaux. Les transformations nombreuses que peuvent, sous rinOuenqe des réactifs, éprouver les principes de la bile, ajoutent encore aux difCcultés générales que pr^nte la séparation des diverses matières que nous indiquons et dont nous pouvons seulement décrire les principales.

Biline. — Cette substance, que l'on isole par un procédé long et compliqué , est we m^ss^ ^ssu^r^^^ ,\\«s&V\vi;ad6 , in-

colore, elle a une saveur douce et ensuite amère; elle contient de Vazote, et par conséquent donne, si on la chauffe, des produits ammoniacaux; insoluble dans l'éther, elle est solable dans Teaa et dans Faicool. La biline est peu stable^ est décomposée par les acides énergiques minéraux, et donne alors cinq substances différentes : ammoniaque, taurine, acide fellinique^ acide cholinique , dy s lysine. Ces transformations peuvent avoir lieu dans l'animal vivant. La matière connue anciennement sous le nom de sucre de bile ou jdcromely est un mélange d'acétate de soude et de biline altérée par l'acide acétique employé dans la préparation.

Taurine. — Substance neutre, en cristaux, soluble à 12® dans 16 fois son poids d'eau, insoluble dans l'alcool absolu. Cette matière, que l'on peut obtenir directement de la bile, a été analysée et donne €• H** Az* 0^^

Acide cholique. — Ce principe peut, comme la taurine, être séparé directement de la bile ; celle-ci est traitée par l'acétate de plomb; le liquide qui surnage, mêlé avec de la potasse caustique , est soumis à l'ébuUition jusqu'à ce qu'il n'y ait plus dégagement d'ammoniaque; on ajoute ensuite de l'acide acétique ; l'acide cholique se sépare en flocons blancs, et acquiert bientôt une apparence cristalline.

Acide fellinique. — Masse blanche, terreuse, inodore, fusible sans décomposition à 100®. Les fellinates des bases alcalines, solubles dans l'eau et dans l'alcool , sont insolubles dans un excès d'alcali , et donnent alors des précipités plastiques : des précipités analogues constituent le feilinate de plomb et le feilinate de baryte.

Cholestérine, — Matière cristalline que Ton peut extraire de la bile par l'intermédiaire de l'éther : les calculs biliaires ont en général pour constituants, la cholestérine combinée avec une portion de la matière colorante jaune de la bile : en faisant digérer ces calculs dans une solution de potasse, qui dissout rapidement la matière jaune, ou obtient comme résidu la cholestérine blanche. On peut encore isoler cette subsr tance en traitant les calculs biliaires par l'alcool bouillant ; ce liquide dissout la cholestérine et est sans action sur la matière colorante : la cholestérine est précipitée de cet alcool à l'état cristallin perlé; elle est insoluble aans l'eau, insipide, fusible à 137°, volatile lorsqu'elle est chauffée à l'abri de Fair atmosphérigue.

CniMIF,

431 CHniE OLOiSIQrE.

\ 3 Du Ifait.

Le LUT est un fluide one sécrètent des omnes Tiaiticolieis des fr^elles delesi^èce numaine, desquadropèdes, deseêta'^fs , et qui est destiné à la nourritnrp de leurs petits. Un re|K)s de plusieurs heures partage le lait en deux parties, la crème et le lait ordinaire. Tous les moyens chimiques ÎD(fiquésjus(]u'iciiKjur reconnaître la pureté du lait sont incertains, ce problème si important dans l'économie animale est enr/jre à résoudre; mais la qualité d'un lait est en général pro()ortionnelle à la quantité de crème qu'il contient ; on ixnjt donc essayer un lait donné. On emploie une cloche a pifxl, p(juvant* contenir, par exemple, deux décilitres; la capacité de cette doche est parta^ en 4 parties ^ales par une graduation; enfin, le demi-décilitre supérieur est partiigé en 2.J parties, ainsi une des divisions minimes est de 7^ de la capacité totale. Le lait que Ton doit éprouver, rem-

()ii.ssant cette cloche, est abandonné pendant vingt-quatre icuH'sà lui-même, et doit, s'il est de bonne qualité, donner une quantité de crème marauée par 12 ou 15 dissions minimes siJ|)érJeures. Cette recnerchc sera toujours approximative, mais elle est préférable à l'emploi de tous ces instmnients, aréomètre, galactomètre, lactomètrc, lactoscope, etc., dont les noms, plus ou moins hybrides, sont aussi confns que les résultats qu'ils ])euvent fournir.

îjc lait ordinaire contient, en général, 87 à 92 d'eau, et 1 :) à H de matières solides ; il est coagulé par tous les liquides u<;i(l<^; en d'autres termes, il est alors partagé en 2 parties: I " le sérum ou petit-lait ; 2^ le caillé , qui contient le beonre et le ci\a(\\\n\ , c'est-à-dire le fromage proprement dit : la coagulation du lait a lieu ordinairement par la présure ou cailhîtte ; on appelle ainsi la portion de lait caillé que Ton trouve dans rcslomac des veaux très-jeunes et cet estomac lui-même. C(ïtU! caillette hachée très-menue, puis séchée, constitue on cor|)s soiidiî que Ton peut garder et aue Ton emploie (60 à ((2 gr»mm(.>s suffisent pour 10 litres ae lait) en suspension dans Truui chaude.

i>u nt'rum» — Liquide transparent, verdâtrc, qui ren-

f<*rnHi une matière cristalline , sucre de lait ou lactine, que

J'oii obtient (page 3^9) ^t èN^'^t^lvou, et dont on pr^^ en

Suisse de grandes quantités. Nous avons vu que ce sérum contient aussi Tacide lactique, dû à une métamorphose du sucre de lait ou lactine : la fermentation vineuse qu'éprouve le lait est très-lente, parait suivre la formation de ce dernier acide; il est probable que cette fermenlalion est précédée de la transformation , d'une partie du sucre de lait, en une espèce de sucre de raisin ou de marmite , transformation qui est provoquée par l'acide lactique.

Du caséum ou caséine. — Le lait contient le caséum en dissolution, avec des globules huileux en suspension; ces derniers arrivent à la surface, constituent la crème , et si on les sépare en agitant le lait, ils forment alors le beurre : le easéam est une substance très-animalisée qui est la partie

SrincipBfte de tous les fromages. Ou retrouve dans les v^é-^ ia± ( particuUèremeut dans les cotylédons charnus des semences des légumineuses ) une matière appelée souvent léguMine y^ et dont la composition est analogue à celle de la csiséûte animale. On a, en effet, selon M. Liébig :

Caséine végétale Caséine animale

ou légumine. ou caséum.

Carbone 54,14 Carbone 54,96

Azote- 15,67 Âzote 15,80

Hydrogène 7,15 Hydrogène 7,15 Oxytfène j «3^3 Oxygène (

Soufre I ^''»"'* Soufre j 22,09

Phosphore '

Du bourre. — Cette matière, ordinairement jaune, est un composé de margarine, d'oléine et de butyrine; ce dernier corps parallsapoihliable, c'est-à-dire est transforméenunacide, acide butyrique, qui peut s'unir à la plupart des bases. Lorsque le beurre sort de la baratte (appareil dans lequel on agite la crème), ce beun-e contient du sérum et du caséum, et rancit rapidement; mais, si on le maintient quelques instants en fusion à une température de 80*^ environ , on opère la séparation des deux substances indiquées , et chacun sait que ce beurre, dit alore beurre fondu y peut, pendant plus de six mois, conserver toute sa qualité.

Un examen comparatif des principaux laits en usage a donné les résultats suivants :

4S6 camiE oRGÀiiiQim.

LAIT OBURABC

De femme. Jfânesse. De rade.

Vr^m\tH!^' 1,52 ... 1,87 ... 4,4S

HtMirio 3,:).'» . . . 0,11 . . . 3,13

SiUTCtlolait 6,50 ... 6,08 ... 4^<

SHh o( inntii^ro muqueuse .... 0,45 ... 0,34 . . . 0,C0

l'Uni 87,98 . . . 91,65 .. . 87,0î

Total.... 100» ...100»» ... 100»

§ 4. De Turine.

1/iiRiNK osl un fluide dont la sécrétion s'effectue dans les ivins, m\ (U^|hm)s soit du sang artériel, soit du stng mnou\ : roliqiiido, dont les propriétés varient avec la santé do rindividu, avco la saison, etc., etc., est, dans son état naturel . transnarcnt, jaune, ayant une odeur particulière et une saveur satine; il rougit les couleurs bleues végétales, et |mr conséquent contient un acide libre (acide lactique) ; sa densité varie depuis 1,01 25 jusqu'à 1,030 ; il contient en général, sur 100 parties, 8 i\ lO de matières solides. L'urine subit des altérations spontanées , qui sont plus ou moins rapides, selon son élat et selon la température de l'air: son odeur, d'abord légèrement aromatique, acquiert bientôt le caractère dit urineux, devient ensuite fétide, ammoniacale; cliacun sait que la térébenthine, les asperges, etc., etc., et plusieurs autres substances , Texaltent beaucoup en la modiiiant d'une manière plus ou moins profonde.

Les constituants caractéristiciues de Turine sont : 1** l'acide urique; 2** Turée; ce liquide renferme en outre quelques sels minéraux , et des observations physiologiques prouvent que, dans certaines maladies, les principes que cette urine contient h l'état sain peuvent être remplacés par d'autres principes, par exemple, dans le diabétisme, le sucre de raisin ou glucose remplace l'urée; l'albumine prédomine dans Thydropisic, dans les fièvres, etc. En général, il parait certain qnc l'analyse de Turine conduirait à des données précieuses pour lo traitement des maladies, surtout si celte analyse n'exigeait mi'im petit nombre de réactifs bien caractérisés; ijîî^is la dirficulté que présente l'examen d'une urine normale prouve que le problème que nous indiquons ne peut être ré- '^ar la science actuelle.

DES UQUIDES ANIXÀUX. 437

Acide urique. — Comp. : C*° Az« H» 0^ Cet acide existe dans *^urinede tous les carnivores, et constitue la partie principale d^s calculs vésicaux ; il forme , à Tctat salin ( urate d'ammoniaque), la partie blanche des excréments des oiseaux : des Qtïantités considérables de cet urate existent dans le guano ^ ^et amas d'éxcrémenls décomposés d'oiseaux aquatiques, qui Couvre la surface des petites lies des côtes du Chili et du I^érou, et dont on fait usage comme engrais.

On prépare l'acide urique en quantités notables, en se servant des excréments calcif ormes des serpents : l'urine solide du boa, réduite en poudre fine, est traitée à chaud par une faible solution de potasse caustique ; on prolonge l'ébullition jusqu'à ce que le résidu ait acquis une belle couleur blanche, on laisse refroidir, on ûltre et on soumet le résidu à plusieurs lavages. Ce résidu (urate de potasse) est alors dissous dans la potasse caustique, puis il est soumis à l'action de l'acide chlorhydrique faible et bouillant ; le précipité lavé est parfaitement blanc et constitue l'acide urique, corps cristallin, en petites écailles soyeuses, inodores, insipides, inaltérables à 100**, insolubles dans l'eau, dans l'alcool et dans l'éther. Les oxydes métalliques se combinent avec l'acide urique sans déplacer l'équivalent d'eau basique que contient cet acide ; les urates des alcalis ou des terres alcalines sont peu solubles^ on distingue parmi les premiers l'uratede soude, qui forme la partie principale des concrétions goutteuses.

Urée ^u cyanate anormal âH ammoniaque . — Comp. ; C* 0* + 2 Az* H*. Ce composé paraît avoir été obtenu en traitant l'acide cyanique par l'ammoniaque; il offrirait donc le premier produit organique préparé synthéliquement par la science. L'urée est dans l'urine à l'état salin , l" à l'état de lactate dans l'espèce humaine , 2^ à l'état dihippurate dans Furine de la vache, de l'éléphant, etc., etc. ; ainsi l'urée est une base faible. On prépare l'urée par un procédé long et compliqué : pure, elle est en cristaux incolores, aplatis, est solubledans son poids d'eau froide ; la saveur de cette solution est analogue à celle que présente le nitre (azotate de potasse), c'est-à-dire fraîche, acre et amère. Exposée à la chaleur, l'urée est décomposée, donne de l'ammoniaque, du cyanate de la môme base, et un acide solide {acide cyanimique). Les principaux sels d'urée sont : l^ l'azotate d'urée, composé d'équivalents égaux d'urée, d'acide azoliççiÇi çXii^'ss».\'a?\^^ar

moyenne.

maxlmui

latc d'urée, moins soluble que le sel précédent, et qu'on anploio dans la préparation des autres sels de la même baseï , Les quantités d'acide urique et d'urée contenues dansks urines sont, avons-nous dit, variables; les deux tableaux suivants donnent les limites de ces variations.

Poids en grammes des quantités cTacide urique fournies en 24

heures.

mlntroum. maximum.

Adultes mâles. 0,362 1,343

Femmes 0,394 0,907

Vieillards 0,229 0,552

Enfants 0,198 0,32

Poids en grammes des quantités d*iiréeJoumies en 24 heures.

mlnimnm.

ParTIiommo 23,155 ....

— la femme 9,920 ....

— les vieiUards(84 à 86 ans) 3,956 ....

— les enfants ( 8 ans \ . . . 10,478 ....

— — (4 ans).... 3,710 ....

Des calculs vésicaux. — L'analyse de l'urine démontre que ces calculs sont fermés par les parties peu solubles qoo contient ce liquide, acide urique, urate d'ammoniaqae, urate de soude, les divers phosphates de chaux, le carbonate et l'oxalate de la même base; ces matières peuvent â'onir K deiv^ ou à trois. On connaît douze à quinze variété de ces calculs.

§ 5. De la salive, des sucs gastrique, pancréatique; du chyme, du chyle.

Les aliments subissent, dans l'estomac, l'action de ]hi salive, du suc gastrique, et sont métamorphosés en au fluida laiteux appelé chyme : arrivé dans le duodénum, ou portion du petit intestin voisine de l'estomac, ce chyme, ou aliment en partie digéré, reçoit le suc pancréatique, la bile, fX le composé est partagé en chyle et en matières fécales; enfin, les vaisseaux lactés absorbent ce chyle et le portent dans le sang.

Salive. — Ce liquide, sécrété par les .glandes salivaiies,

contient, l° du nxucus; 2*^ de très-prtitsi globnlesi tran^

rents : évaporé, il donne, siai \0Q ^mies , environ i partie

donnerait immédiatement le bleu de Prusse ; mais on commence par mêler le sulfate de fer avec de Talun (sulfate d'alumine et de potasse) : alors le carbonate de potasse contenu dans la liqueur de lessivage se porte de préférence sur cet alan, Talumine est alors entraînée avec le sulfure de fer et avec le cyanure du même métal. Le résidu ou précipité, qui a une teinte grisâtre, est mis en contact avec beaucoup d'eau, et prend une teinte bleuâtre -, il est de nouveau décanté , lavé, et prend une couleur bleue plus foncée ; enHn, on obtient au cinquième lavage le bleu de Prusse dans tout son éclat : ce bleu est alors formé de bleu de Prusse pur et d'alumine, qui ne fait qu'affaiblir la teinte. Dans cette série d'opérations, !• le sulfure de fer est lentement transformé en sulfate de fer solnble ; 2" le protocyanure de fer donne un sesquicyanure, probablement, parce que le cyanure de potassium qui était alors dans la liqueur a produit de la potasse et du cyanogène ; ce dernier convertit le protocyanure en sesquicyanure.

IiC sesquiferrocyanure est employé -. i^ dans les arts, sous les noms de bleu de Prusse , de bleu minéral , etc. , etc. , soit pour la peinture, soit pour la coloration des papiers, etc.; J° dans la teinture pour teindre la soie , et môme la laine , en bleu dit Raymond: celte branche de teinture est une applica tien des connaissances chimiques. La soie est plongée dans une faible solution de chlorure de fer ; elle est ensuite lavée, et enfin plongée dans une solution de cyanol'errure de potassium, légèrement acidulée par l'acide chlorhydrique : il y a double décomposition , le bleu de Prusse se fixe sur la soie , et le chlorure de potassium est enlevé par des lavages réitérés.

Bicyanure de mercure, — Comp. : C* Az* Hg'. Composé salin, blanc, en crisl aux prismatiques carrés; sa solubilité et ses qualités vénéneuses le rendent analogue au sublimé eoTTOsii {bichlorure de mercure). On peut l'obtenir en soumettant à l'ébullition un mélange d'eau , de bleu de Prusse et de bioxyde de mercure; la liqueur filtrée est incolore, et donne, par Tévaporation , ce sel à l'état cristallin : il est employé dans la préparation de l'acide cyanhydrique, dont nous avons renvoyé l'histoire à la partie qiii nous occupe.

Acide cyanhydrique. — Pes. : 0,6967 ; Comp. : H' C* Az*. liquide incolore, rougissant à peine la teinture de tournesol ; «on odeur ressemble à celle de l'eau distillée sur les amandes amères; sa saveur est amère et brùlaute; pur, il est incon-

440 CHIIIIE ORGANIQUE.

Toeil. L'analyse de ces différentes humeurs a été faite par Berzélius.

Des larmes. — Liquide sécrété par les dindes lacrymales. L'analyse en a été faite par Fourcroy et Vauquelin; ils ont trouvé' de Teau, du mucus , de Thydrochlorate de soude, de la soude, du phosphate de chaux et du phosphate de soude.

Stnotie. — Liquide qui facilite le mouvement des articulations. Cette substance est composée, sur loo parties, deS6 d'eau , de 1 1 d'une matière finreuse ; l'excédant est du sel marin, de l'albumine, de la soude, du phosphate de chaux.

De la transpiration insensible. — Vapeurs qui se dégagent continuellement de la peau. I^orsque la température s'élève, la vapeur transpirée augmente, non seulement en quantité, mais même elle se manifeste sous la forme d'un li-

3uide, et porte alors le nom de sueur. Ce liquide est composé 'une matière huileuse, des acides lactique et formique, et d'une matière animale particulière.

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