‹ Traité élémentaire de chimie, etcChapitre 144 sur 162 · IO · texte numérisé non relu

IO

Phosphate de magnésie

Soude

Soude

Des cornes. Subs tan ce anima le composée d'albumine coagulée , (le gélatine , d’une très petite proportion de matière terreuse et d’un peu d’huile. Hatchetl brûla 5oo parties de corne de bœuf; le résidu ne fut que de i,5 parties dont le phosphate de chaux formait la moitié: il en fut de même pour 78 parties de corne de chamois qui ne laissèrent que o,5 de résidu dont moitié était du phosphate de chaux. Ces résultats ne s’appliquent pas aux cornes de cerf, de daim , de bouc qui ont exactement les propriétés des os et sont composées des mêmes principes ; seulement la proportion du cartilage y est plus grande , ainsi que nous l’avons tu en parlant des os. On extrait une huile de quelques cornes : la corne est aussi employée dans la fabrication des colles-fortes.

Des ongles. Ils sont composés d’albumine coagulée et de phosphate de chaux.

Des écaillés et coquilles. On peut les diviser en écailles marines et en écailles de terre; les premières sont composées de carbonate de chaux et d’une petite quantité de phosphate de chaux , le tout cimenté par une petite quantité de gluten animal ; la partie intérieure appelée nacre ou mère de perles est composée des mêmes substances. Les écailles de terre uc présentent aucune différence avec les précédentes ; mais on a observé que celles des crustacces contiennent plus de phosphate de chaux et moins de carbonate.

Il se forme dans quelques-unes de ces écailles une

MATIÈRES GRASSES ATS EVIALES. 38cj

concrétion globuleuse connue sous le nom de perle ; elle est blanche , bleuâtre , irisée , brillante et est composée de couches concentriques alternativement formées d’une membrane mince et derorbonatede chaux.

Des Matières grasses animales.

On trouve dans tous les animaux une quantité plus ou moins considérable d’une matière onctueuse, blanche , insipide, d’une odeur faible : cette substance constitue la graisse, et l’ensemble des organes qui l'offrent en quantité notable constitue le système graisseux : chez l’homme le grand épiploon est le siège principal de cette substance.

On distingue plusieurs espèces de graisses : elles diffèrent par leurs propriétés physiques : ainsi l’axorige ou le saindoux est la graisse purifiée , obtenue du cochon ; tandis que le suif qui est en général plus cassant est extrait du mouton , du bœuf ou d’autres animaux.

Propriétés. La graisse purifiée est insoluble dans l’eau, l’alcool, l’éther; les acides lorts la dissolvent et la décomposent peu à peu : les alcalis s’y unissent, et cette combinaison forme un savon. On obtient la graisse pure en coupant le système graisseux , ou la poche qui renferme cette substance , en petits morceaux, et les lavant; on les fait ensuite fondre dans un vase de peu de profondeur avec de l’eau, et on les tient à l’état de fusion jusqu’à ce que l’eau , soit complètement évaporée. Les diverses espèces de graisse se iiquéfient à des températures différentes. Le lard fond à 36°, mais la graisse qu’on extrait de la viande exige une température dc52°:sion la chauffe jusqu’à 2o4°, elle répand d’abord une fumée blanche qui devient plus abondante et plus désagréable à mesure que la chaleur augmente ; elle prend en meme temps une couleur noirâtre , ce qui est dû , sans doute , à ce

3go MATIÈRES GRASSES ANIMALES, qu’elle est eu partie décomposée et à ce qu’il se développe du charbon. Si alors on la laisse refroidir, elle de vient plus cassante et plus solide qu’au para vaut. A la distillatiSh dans une cornue « le saindouxou l’axonge fournit d’abord une certaine quantité d’eau , puis une huile blanche qui se solidifie dans le récipient en petits globules arrondis , et il reste dans la cornue une masse noire ; pendant toute l’opération , il passe en abondance du gaz hydrogène carboné et du gaz carbonique qui ont une odeur extrêmement fétide : lorsqu’on délute l’appareil , il se répand une odeur si forte et si désagréable qu’il est impossible de la supporter. On supposait autrefois que celte odeur était due à un acide particulier appelé acide séùacique formé dans la. distillation ; maisM. Thénard a prouvé que c’est une erreur : on doit donc l’attribuer à de l’huile empyreumatique. L’odeur ne disparaît pas de suite : pendant la distillation il se dégage de l’acide acétique ainsi qu’un peu d’acide sébacique qu’on trouve en dissolution dans le récipient mêlé à l’huile ; ces produits démontrent que les principes élémentaires de la graisse sont l’hydrogène , l’oxigène , le carbone.

Lorsqu’on verse un peu d’acide nitrique sur de la graisse et qu’on l’expose ainsi à une douce chaleur, l’acide abandonne une partie de son oxigène et convertit la graisse en un onguent jaune , solide, cassant, connu en médecine sous le nom de pommade oxigenée , que Fourcroy regarde comme un oxide de graisse et qu’on emploie avec succès dans les affections herpétiques. La glisse dissout un peu de soufre et de phosphore : ce dernier est assez rapidement converti en acide phosphatique.

Principes immédiats. Ce produit animal donne les mêmes principes que les huiles végétales : il est composé de la matière huileuse dont nous avons parlé , qui reste solide à la température ordinaire et qui fond à — '■* ( élaine ), de la substance également huileuse ( stéarine ) beaucoup moius fusible, car clic ne se liquéfie qu'à 38°.

Page 1