IODE
L’acide hydrochlorique s’emploie pour la préparation du chlore dans les fabriques : d sert à deeaper les métaux , à préparer l’hydrochlorate d’étain et à extraire la gélatine des os.
Le chlore s’unit au carbone, au phosphore et au soufre eu formant des chlorures dont l’un , le deutochlorure de phosphore , est remarquable par le dégagement de calorique et de lumière qui accompagne sa formation. Ces substances sont sans usage; on n’est pas d’accord sur leur composition.
De l’Iode.
Nos remarques sur le chlore s’appliquent à l’iode ; la place que doit occuper cet élément dans la série des corps chimiques n’est pas encore bien déterminée : nous le considérons en France comme un combustible non-métallique. Cette substance singulière fut découverte en 1 8 1 3 par M. Courtois, salpétrier de Paris; mais c’est à M. Gay-Lussac que l’on doit la connaissance de la plupart de ses propriétés ; il a prouvé que ce nouveau corps avait une grande analogie avec le chlore , et pouvait être regardé comme un corps simple. Le mémoire de M. Gay-Lussac sur l’iode est un chef-d’œuvre de sagacité et de méthode, et c’est, comme nous le verrons, en suivant l’ordre indiqué par M. Gay-Lussac , que M. Balard a fait son beau travail sur le nouvel élément qu’il a découvert : travail qui laisse si peu à faire à ceux qui se livreront après lui à l’étude des composés du brome.
Iode. Pes. 4>94^- Elément solide en petites lames , d’une couleur gris d’ardoise ; son odeur est analogue à celle du chlore ; il est susceptible de se fondre à 107°, et de se volatiliser en vapeurs violettes à 1 n5° ; il tache le papier et la peau en jaune , mais celte tache disparaît peu à peu; la lumière est sans action sur l’iode; ce corps est électro-résineux.
La nature ne nous présente l’iode ( et encore à l’état de combinaison) que dans les eaux-mères des soudes de Wareck. On l’isole de la manière suivante : on met