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OXIDES MÉTALLIQUES

nature etsont connus sous le nom générique d'argiles : on divise l’art céramique en deux parties : i° fabrication des poteries ; 2° fabrication de la porcelaine.

Des poteries. Le potier distingue trois sortes d’argiles : i° argile plastique; 20 argile figuline ; 3° marne argileuse. La première forme avec l’eau la pâte la plus longue ou en d’autres termes est la plus grasse des argiles naturelles ; l’argile figuline est moins grasse que la précédente, ce qui sans doute est dû à la chaux et à l’oxide de fer qu’elle renferme : elle peut même se vitrifier au feu. La marne argileuse diffère peu de l’argile figuline ; elle est seulement plus maigre et conséquemment plus riche en silice, en chaux et en oxide de fer : des expériences assez exactes démontrent que les trois espèces citées renferment généralement les proportions suivantes d’alumine et de silice :

NOMS des Argiles.

Alumine.

Silice.

Eau.

Argile plastique.

— figuline.

Marne argileuse.

Toute poterie, quelles quesoientsanature et. sa forme, se compose d’une matière plastique et d’une matière aride ou dégraissante ; la première est donnée par les argiles dont je viens de parler ; la deuxième se compose de silex, de quartz, de ciment ou d’argile très cuite et réduite en poussière, de craie, d’argile ou de schistes magnésiens. Les proportions à suivre varient avec la texture, le degré de finesse et la blancheur que doivent avoir les poteries. Ces dernières sont de cinq espèces : i° terre cuite ; 20 poterie commune; 3° faïence commune; 4° fajences fines ; 5U grès.

aG'i OXIDES METALLIQUES.

Les terres cuites qui constituent les briques, les tuiles, les carreaux etc., etc., se composent à peu près d’une partie d’argile figuline ou de marne argileuse, et de quatre parties de sable impur. Ce dernier est quelquefois remplacé par du ciment , des débris de four , de poteries, etc., etc.

Les poteries communes ont une pâte homogène , opaque, colorée, une texture grossière ; elles se composent d’environ une partie d’argile figuline et de marne argileuse , mêlée à trois parties d’un sable plus pur que celui qui entre dans les terres cuites.

Les faïences communes ont une pâle opaque, d’une dureté moyenne, presque toujours d’une couleur rouge, et se composent aussi d’argile figuline, de marne argileuse et de silex : elles se f abriquent généralement avec une mesure de silex en suspension cl quatre rtiesures d’argile. Ces proportions converties en poids forment environ 3oo d’argile sur ioo de silex : on doit , pour les établir, examiner avec soin la nature de l’argile, qui est souvent très variable dans la même fosse ; lorsqu’il y a trop de silex la poterie est sujette à se fendiller à l’air ; s’il y en a trop peu elle se vernisse mal : il convient donc d’essayer d’abord l’argile- Ou peut la brûler au four; mais ordinairement on délaye dans l’eau un poids de l’argile d’essai ; les parties les plus tenues restent en suspension tandis que le sable et les autres impuretés se précipitent : on passe le liquide épais qui en résulte à travers des tamis de crin ou de linon de différons degrés de finesse , et on connaît ainsi le poids de l’alumine et celui de la silice qui existeut dans l’argile naturelle qui a servi à l'épreuve : c’est ainsi que l’on a obtenu la table indiquée précédemment. Lorsque l’on s’est assuré de la nature de l’argile à employer , le mélange des deux terres s’opère au moyen de l’eau ; on le fait épaissir au four, puis on le pétrit jusqu’à ce qu’il ait pris du corps : il est alors propre à être façonné. La poterie se cuit au four pendant environ trente heures ; parce moyen elle acquiert forte-

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