VÉGÉTATION
niais on ne tarde pas à reconnaître combien d’une pari nous sommes peu avancés dans l’analyse particulière des diverses plantes , et de l’autre que la nature de leurs élémens si peu nombreux a été un obstacle insurmontable à ce que nous puissions recomposer aucune substance végétale. Ici la chimie, puissante pour analyser, pour extraire , est impuissante à produire , et nous devons renoncer à employer la synthèse qui nous a été si utile dans l’etude des composés précédemment étudiés. Nous nous bornerons donc, après avoir jeté un coup d’œil sur la manière dont les principes se combinent dans la nature pour former des plantes , à analyser les substances végétales, à reconnaître les grandes lois qui président à leur composition, et à examiner ensuite leurs propriétés et leurs actions , soit sur les substances minérales, soit sur elles-mêmes.
lre SECTION.
De la Végétation.
La végétation embrasse deux parties , la germination et l’accroissement des plantes. La germination est l’acte par lequel les graines fécondées se développent en donnant naissance à de nouvelles plantes. Pour qu’il y ait germination il faut la réunion de plusieurs conditions , telles qu’une certaine température , de l’humidité , de l’air. La température la plus favorable paraît être de io à 3o degrés; au-dessous de zéro il n’y a nas de signe de germination ; une température trop élevée dessèche la graine. Les graines ne peuvent germer sans eau : ce liquide pénètre dans l’intérieur de la graine, ramollit les tégumens, rend leur extension possible, délaie l’albumen, dissout la matière nutritive, la charrie par des conduits particuliers et en facilite l’assimilation. Pour conserver les graines il suffit dore de les tenir dans un état de sécheresse absolue. L oxi-