ACTION DES ÉLÉMENT
soliiblc sans réaction violente dans les acides nitrique fumant et sulfurique fumant, etc.
2" h'hydrure de terpilèiie, G'^H-*' :
carbure liquide, volatil vers 470°, d^une grande stabilité. ;i" L'hydrure de décylène, C-°I1" :
C?oHi6 4.3iii>^(:îoHSî,
carbure saturé de la série forménique.
r Vhydrure d'amylène, C'W, formé par dédoublement :
2. Oxygène. — Nous distinguerons l'oxygène libre et l'oxygène naissant.
l"» En présence de l'oxygène libre et à une haute température, le térébenthène prend feu et brûle avec une flamme fuligineuse.
2" A la température ordinaire, il absorbe l'oxygène avec rapidité et iinit par se convertir en une résine solide. Cette propriété est utilisée dans la préparation des vernis siccatifs.
Les oxydes métalliques accélèrent cette oxydation, en déterminant la formation des acides organiques auxquels ils demeurent combinés.
Avant de s'oxyder ainsi définitivement, le carbure contracte d'abord avec l'oxygène une combinaison spéciale et transitoire , combinaison dans laquelle l'essence jouit de propriétés oxydantes très-remarquables. En effet, elle peut décolorer l'indigo, oxyder diverses matières organiques, transformer le sucre en acide oxalique, etc. Pour constater ces propriétés, il suffit d'agiter l'essence oxydée avec une solution de sulfate d'indigo : on voit celle-ci se décolorer, surtout avec le concours d'une légère chaleur. L'essence de térébenthine reprend alors son état primitif; mais elle peut s'oxyder de nouveau au contact de l'air, être réduite encore par l'indigo ou autrement, et déterminer ainsi l'oxydation progressive de certains corps sur lesquels l'oxygène de l'air serait incapable d'agir directement; ce qui est précisément le cas de l'indigo. Ce -ont là des effets très-remarquables et comparables î\ la transformation du bioxyde d'azote en acide hypozotique et à la réduction de cet acide en bioxyde d'azote par divers corps oxydables. On les observe aussi avec divers autres carbures, par exemple avec la benzine et ses homologues, quoiqu'à un moindre degré.
'.r L'oxygène naissant réagit aisément sur Vessence de térében-
134 LIVRE Ii^ - CHAPITRE V1I^. — SÉRIE CAMPHÉNIQUE.
thiiie. en lournissant des produits très-divers, suivant les agents employés. Avec l'acide nitrique, par exemple, l'action est très-violente; si l'on opère avec un mélange d'acides nitrique et sulfurique, l'essence prend feu a\ec explosion. L'acide nitrique étendu produit une oxydation p.us régulière et fournit, entre autres composés, l'acide toluique, C'4W, et l'acide téréplitalique, mr-0\ composés qui prennent aussi naissance dans l'oxydation du cymènc ou du xylène. Mêmes effets avec un mélange de bichromate de potasse et d'acide sulfurique, étendu de 2 volumes d'eau. Ce sont là de nouveaux termes de rapprochement entre la série camphénique et la série benzénique.
4" L'oxydation indirecte du térébenthène peut fournir les corps suivants :
Camphre ou aldéhyde campholique C^oH'sOS
Oxycamphre C-OR^'OS "
Acide cainphique C^^Hieoe^
Acide camphorique C^ohigos.
3. Corps halogènes. — Le chlore attaque vivement l'essence de térébenthine, en donnant naissance à des produits de substitution dérivés, les uns du carbure, les autres de son chlorhydrate.
Mômes effets avec le brome.
Au contact de Viode^ le carbure réagit violemment, avec une sorte d'explosion, et en formant à la fois des polymères et des dérivés iodés.
§ 9. — Action <lc l'achic sulfuriciiic : Térébcnc.
1. Signalons maintenant l'action des hydracides et celle de l'acide sulfurique.
U acide sulfurique, mis en contact avec l'essence de térébenthine, ' développe aussitôt une réaction violente, avec beaucoup de chaleur. Il se forme par là divers carbures nouveaux, tous privés du pouvoir rotatoire, savoir :
1° Le térébène., carbure isomère, C"H^^ liquide bouillant vers 160°. Ce carbure ne possède plus ni pouvoir rotatoire, ni aptitude à former un hydrate, un monochlorhydrate ou un dichlorhydrate cristallisés. Sous l'influence du gaz chlorhydrique, il fournit un sous-chlorhydrate liquide, (G-''H'*)^HC1. Le térébènc est plus stable que les carbures naturels, et résiste mieux à l'action de l'acide sulfurique. Il prend aussi naissance lorsqu'on maintient le térébenthène à 400* pendant plusieurs jours, au contact des acides faibles, ou bien vers 200, au contact des chlorures terreux.
§ 10. - CAMPHÉNE Eï ÏERPILÈNE. 135
Le sesquitérébène, mV% carbure visqueux et dichroïque, volatil vers :îUO°.
3° Le ditéréhène, carbure très-visqueux, qui bout seulement
vers 400°. Ce carbure se produit presque seul, lorsque l'essence est mise eu contact avec le Iluorure de bore; un centième et même moins encore de Iluorure suffit pour transformer complètement l'essence, avec un très-grand dégagement de chaleur.
Le tércbène et ses polymères représentent les états communs auxquels viennent aboutir tous les carbures camphéniques, lorsqu'on les soumet à une série d'actions modilicatrices.
g 10. .lotion de l'acide chlorliydriqne, — Caïupliènc ot tcï'|ïil6ne.
1. L'jjcide chlorhydriquc s'unit directement avec le térébenthène et forme plusieurs combinaisons, suivant les conditions de la réaction, savoir :
Un monoclilorhydrate cristallisé Un raonoclilorhydrate liquide. .
Un dichlorbydrate cristallisé. .
et les deux composés qui résultent de l'union de ce chlorhydrate avec les deux monochlorhydrates :
2(C20H'^HC1) + C20H'6,2HC1 = 3G20Hi«,4HCl.
Indiquons comment ces divers composés peuvent être préparcs.
2. Monochlorhydrates. — Les deux monochlorhydrates s'obtiennent à l'état de mélange, lorsque l'on dirige un courant de gaz chlorhydriquc dans l'essence de térébenthine. Au bout de quelques heures, le liquide se prend en une masse cristalline, imprégnée de liquide : solide et liquide offrent la même composition et jouissent tous deux du pouvoir rotatoire.
Le monochlorhydrute solide peut être isolé par expression et purifié par cristallisation dans l'alcool. Il est blanc, cristallisé, doué d'une odeur et de propriétés physiques analogues à celles du camphre : d'où le nom inexact de camphre artificiel qui lui avait été donné autrefois. Il fond à lio" et bout vers 208°. Il se sublime aisément et dès la température ordinaire. Son pouvoir rotatoire est égal à — 31". 11 est assez stable.
Cependant, sous l'influence des alcalis ou des sels alcalins, agissant vers 200 à 250°, le monochlorhydrale solide peut être séparé en acide chlorhydriquc et carbure régénéré.