‹ Traité élémentaire de chimie organiqueChapitre 133 sur 402 · LIVRE 111% - CHAPITRE IIP. - LES ÉTIIERS EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

LIVRE 111% - CHAPITRE IIP. - LES ÉTIIERS EN GÉNÉRAL

Retranchons 18^"\0 pour l'eau éliminée, il reste m^'^S pour 1 équivalent tréther acétique. Or l'expérience donne 0,474x88 = 41,7. On a donc en général :

Observons que ces relations ne peuvent être qu'approchées, les chaleurs spécifiques variant avec la température.

5. Indice de réfraction. — L'indice de réfraction se calcule par des notions analogues, en admettant que le pouvoir réfringent spécifique (1) d'un éther est égal à la somme de ceux de l'alcool et de l'acide, diminués de celui de l'eau éliminée.

6. Point d'ébullition. — Enfin, pour les points d'ébullition, on a remarqué des relations très-régulières, qui paraissaient se rattacher à des notions analogues.

1" En général le point d'ébullition d'un éther formé par l'alcool ordinaire est situé 40 à 4o° plus bas que celui de l'acide organique dont il dérive : .

L'élher acétique bout à ''i"

L'acide acétique bout à H^"

Le point d'ébullition d'un éther méthylique est situé 60 à 65" plus bas que celui de l'acide générateur. Celui d'un éther amylique est supérieur de 13 à 20" à celui de l'acide, etc. Ces différences entre les points d'ébullition des éthers éthyliques, méthyliques, amyliques, etc., sont la conséquence d'une autre relation générale.

2° En effet, on peut comparer entre eux les éthers formés par l'union des divers alcools avec un môme acide. On trouve ainsi ([uh une différence de wG'IP entre les alcools homologues répond une dilférence de ITXn environ, dans les points d'ébullition des éthers formés par un même acide, uni à ces divers alcools.

Saline différence semblable existe entre les points d'ébullition des éthers formés par un môme alcool, uni à des acides qui diffèrent de nCnV. Ces différences rappellent celles qui existent entre les points d'ébullition des carbures homologues (p. 27) et des alcools homologues (p. 148); elles en sont môme la conséquence.

Les relations précédentes permettent de calculer approximativement le point d'ébullition d'un éther, pourvu que l'on connaisse : soit les points d'ébullition de l'acide et de l'alcool dont il dérive, soit môme ceux d'un alcool homologue et d'un acide homologue.

(1) On appelle ainsi le produit: {n—i) ^, n étant l'indice de réfraction, E l'équivalent D la densité.

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