Aers; Son éther chlorhydiique Ci6Hi«(HGl) bout à
Son élber bromliydrique Gi«Hi«(HBr) à 190°,
Son éther iodhydriquo C'W5(HI) vers 200",
Son éther nitrique G'eHiefAzHO") à 180°.
§ 6. — Alcool étlialiciuc : G31I»2(H202).
1. Préparation. — On prépare Téthal au moyen du blanc de baleine, substance cristalline qui se dépose dans l'huile de cachalot. On la purifie par des cristallisations répétées dans l'alcool. C'est alors un corps nacré, lamelleux, fusible à 49°. 11 est formé par un mélange de
§ 6. — ALCOOL ÉTIIALIQUE. 225
plusieurs cthers, qui résultent de l'union des acides gras avec l'alcool étlialique. Pour obtenir l'éthal, il faut saponifier ces composés.
La saponification du blanc de baleine par l'iiydratede potasse, dans les conditions ordinaires, est fort difficile. Au contraire, on réussit aisément par le procédé suivant. On dissout à chaud 2 parties de potasse et 4 parties de blanc de baleine dans 5 parties d'alcool. Le tout forme un liquide homogène, qu'on maintient au bain-marie pendant quarante-huit heures ; la saponification est alors complète. Le blanc de baleine se trouve remplacé par l'éthal et par les sels de potasse des acides gras.
On transforme ces derniers sels en sels de chaux, en versant la liqueur dans une solution aqueuse et tiède de chlorure de Ctilcium. On recueille la masse insoluble qui se précipite, on la lave et on la dessèche.
L'éthal étant soluble dans l'éther, tandis que les sels de chaux des acides gras y sont insolubles, on sépare facilement l'éthal en traitant cette masse desséchée par l'éther, dans un appareil à épuisement. On évapore l'éther et on purifie l'éthal par des cristallisations dans l'éther ou dans l'alcool, en présence d'un peu do noir animal.
2. Propriétés. — L'alcool éthalique constitue un corps solide, blanc, gras, cristallisé en belles lamelles brillantes, inodore, insipide, fusible à 49°. Il bout vers 360°. Il est insoluble dans l'eau, mais très-soluble dans l'alcool bouillant et surtout dans l'éther. Lorsqu'on l'enflamme, après l'avoir fortement chaufle, il brûle avec une flamme très-éclairante.
3. Parmi les éthers de cet alcool, signalons seulement Vét/ial stéarique, G^*}l''{C^m^'0'). C'est une substance neutre, cristallisée en lamelles brillantes, fusibles à 55"; insoluble dans l'eau, presque insoluble dans l'alcool môme bouillant; mais il est soluble dans l'éther.
On le propare en chauffant ensemble à 200° l'éthal et l'acide stéarique, pendant quelques heures. On fond ensuite la masse; on la fait digérer quelques minutes avec un peu d'éther et de chaux éteinte, pour séparer l'excès d'acide stéarique; puis on reprend par l'éther bouillant, dans lequel le stéarate de chaux est insoluble.
L'éthal stéarique se dissout en môme temps que l'excès d'éthal. On évapore l'éther; on fait bouillir le résidu, h plusieurs reprises, avec de l'alcool ; l'éthal se dissout, tandis que l'éther éthalstéariquc demeure indissous. On termine en le foisant cristalliser dans l'éther.
Cette préparation représente une formation correspondante à la synthèse du blanc de baleine.
226 LIVRE m\ - CHAPITRE \l\ - ALCOOLS MONOATOMIQUES.
§ 7. - Alcool luclist^iquc : C60H60(H«O2).
1. La cire d'abeilles, blanchie par l'action de la lumière, fond à 02°. Elle est insoluble dans l'eau, très-soluble dans les huiles, les graisses et les essences. L'alcool bouillant la sépare en divers principes, parmi lesquels on distingue hi céroléine , liquide beaucoup plus fusible que la cire; V acide cérotigue , C'*H»'*0\ appelé autrefois ccrine, et Véthe?^ mélissimargarique, mV\mV'0'\ appelé autrefois myricine, corps presque insoluble dans l'alcool même bouillant.
Purifié par des cristallisations dans l'éther, ce composé fond à 72°.
Décomposé par une solution alcoolique de potasse, il fournit de l'alcool mélissique et du margarate de potasse. Le dernier reste dissous, tandis que le premier se dépose pendant le refroidissement. On le fait recrislalliser dans la benzine.
2. L'alcool mélissique est blanc, solide, nacré, fusible à 85". Il ne peut être distillé, sans éprouver un commencement de décomposition. La chaux potassée le change en acide mélissique mi'^^O''.
Tels sont les plus importants parmi les alcools homologues de l'alcool ordinaire, représentés par la formule dl'"+'0-. Venons aux autres séries.
n. — SÉRIE ACÉTYLIQUE. ÀLCOOLS : G^"H^"0^ § 8. — Alcool allylique : C«H*(H«02).
1. Tous les composés allyliques J peuvent être formés avec le propylène iodé , ou éthcr allyliodhydrique, G^HH. En traitant cet éther par l'acétate d'argent, ou partout autre sel d'argent, on le change en éther correspondant :
W(HI) + OTAgO* = Agi + C«HMC4H*0*).
Ce nouvel éther, décomposé par un* alcali, produit l'alcool allylique :
C«H*(CH'0^) +KH02 = C''H3K0* + CW(H»Oî).
Certains éthers allyliques constituent les essences d'ail et de moutarde.
— ÉTHERS ALLYLIQUES.
2. L'a/coo/ a//j//«</^<e est un liquide mobile, doué d'une odeur alliacée, spiritueuse et irritante. Il bout à 103". 11 se mêle en toutes proportions avec l'eau, l'alcool et l'éther.
3. Réactions. — L'hydrogène naissant, c'est-à-dire l'amalgame de sodium, en présence de l'eau, le change en alcool isopropylique,