DÉFINITIONS
Or l'alcool ordinaire se combine aux acides, pour former des éthers composés, tels que l'éther acétique :
C»H* (H«0«) + C*H*0*=C*HHC4HiO*) + H^O^ ;
aux alcools, pour former des éthers mixtes, tels que l'éther éthylméthylique :
à l'ammoniaque et aux alcalis hydrogénés, pour former des alcalis, tels que l'élhylammine :
C*H*(Hî02) + AzH3 = C*H* (AzH») + H«0«.
Un alcool triatomique , la glycérine par exemple , CHPO® ou C/H^O*(n-0-), se combine de même aux acides, pour former des éthers, tels que Vacéiine:
aux alcools pour former des éthers mixtes, tels que Véthyline : C6H60*(H20-) + C'W- = C6H60* (G*H602) + H^O^;
à l'ammoniaque, pour former des alcalis, tels que la glycérammine ;
C6H60HH?0-) + AzH3 = C6fl60HAzH3) + H^O*.
L'alcool ordinaire peut aussi perdre 2 équivalents d'eau. Il peut encore perdre, soit de l'oxygène, soit de f'hydrogène séparément. Il peut enfin perdre à la fois de l'hydrogène et gagner de l'oxygène, le tout suivant des relations de formules simples et nettement définies.
Un alcool triatomique sera susceptible des mômes phénomènes de déshydratation, de réduction, de déshydrogénation, d'oxygénation, précisément suivant les mêmes relations de formules.
Toutes ces réactions d'un alcool triatomique, effectuées suivant les mêmes formules que celles d'un alcool monoatomique, peuvent être attribuées à la mise en activité d'un seul des trois équivalents d'alcool monoatomique, dont l'union, la fusion intime représente un alcool triatomique : un seul entre en réaction, les deux autres demeurant inactifs.
250 LIVRE IIP. - CHAP. VHP. - ALCOOLS POLYATOMIQUES.
Voilà le premier système des corps dérivés d'un alcool triatomique. 2° Un second système de dérivés est produit par les transformations 'qui représentent la somme de deux réactions, exercées sur 2 équivalents distincts d'un alcool monoatomique.
Le système équivalent formé par l'alcool polyatomique peut d'ailleurs éprouver deux fois la même réaction, s'unir, par exemple, avec 2 équivalents du môme acide, ou du môme alcool, etc. ; s'oxyder, se réduire, se déshydrater,, suivant une réaction deux fois répétée.
11 peut, au contraire, éprouver simultanément deux réactions distinctes : par exemple, le système s'unit à deux acides distincts; ou bien il s'unit à un acide, et d'autre part s'oxyde, se réduit, se déshydrate," etc. Dans tous les cas, on doit concevoir que le système ainsi modifié représente deux équivalents d'alcool monoatomique, qui demeureraient, après leur modification, unis l'un avec l'autre et avec le troisième équivalent, lequel n'aurait éprouvé aucun changement.
3° Enfin, le dernier système des réactions d'un alcool triatomique peut ôtre assimilé à celles qu'éprouveraient à la fois 3 équivalents d'un alcool monoatomique, intimement unis et inséparables.
Tantôt, ces 3 équivalents pourront subir simultanément la même réaction, s'unir au même acide, au même alcool, etc.
Tantôt, deux d'entre eux éprouveront une même réaction, et le troisième une réaction dissemblable.
Tantôt, enfin, tous les trois éprouveront troisréactions difl"érentes: ils s'uniront à trois acides distincts, à trois alcools distincts; deux s'uniront à des acides, un à un alcool; l'un s'unira à un acide, le second à un alcool, tandis que le troisième équivalent éprouvera une oxydation, une déshydratation, etc.
En définitive, c'est par la superposition des réactions connues de l'alcool ordinaire, monoatomique, ces réactions se rapportant soit à 1 seul équivalent, soit à 2, soit à 3 équivalents, que nous pourrons prévoir toutes les réactions des alcools triatomiques. C'est là une notion très-nette, et qu'il est facile d'exprimer avec clarté dans le langage ordinaire, indépendamment de tout système plus ou moins obscur de formules particulières.
3. Voici un tableau des combinaisons de la glycérine avec les acides acétique, bromhydrique et chlorhydrique; ce tableau comprend tous les cas que l'on vient d'énumérer :