IV. — Mannitane diacélique : Ç}^'R\Vi^Q')\C''\W
Ce corps se prépare exactement comme la monacétinc. C'est un liquide neutre, sirupeux, d'une extrême amertume. Inodore à froid, il développe à chaud une odeur faible, toute particulière et analogue à la fois à celle de la diacétine et au parfum vireux des ombellifcres. Cette substance est soluble dans l'éther, l'alcool et l'eau; elle est insoluble dans le sulfure de carbone. L'éther l'enlève à l'eau.
Elle peut être volatilisée, si l'on opère sur une très-petite quantité. Sinon elle se décompose, en dégageant une odeur de caramel. Les alcalis hydratés la résolvent en acétate, mannite et mannitane.
Il existe également une mannite diacétique proprement dite :
Ci8H2(H202)*(CW0*)2
formée au moyen de l'acide acétique anhydre et à une température peu distante de 100".
Y. — Mannitane dibulyrique : C^''H^(H'O^)'(C«H«O'0' et mannitane tétrabutyrique : G'nP(H^O^)(G«H«0*)\
Composés analogues aux butyrines : on les prépare par les mêmes procédés. Ce sont des corps gras qui dérivent entièrement du sucre, puisque l'acide butyrique et la mannite peuvent être formés avec cette substance.
Yl. — Mannitane dimargarique : C»^H^(H^O^)^(G^4P'^Û'0^
Cette substance se prépare en faisant réagir l'acide margarique sur la mannite à 200°, pendant quinze ou vingt heures, dans des tubes ^ scellés. Après réaction, on ouvre les tubes, on enlève la couche de