CHAPITRE QUINZIÈME
POLYSACCHARIDES.
§ 1. — liCS hydratcf^ de carbone en général.
1. Les principes neutres qui constituent la masse principale des tissus végétaux peuvent être représentés par du carbone uni à l'oxygène et à de l'hydrogène, dans les proportions de l'eau : de là le nom à.'hydrates de carbone qui leur est souvent attribué.
Tels sont la dextrine, les amidons, le glycogène animal, Tinuline, la lichénine, les gommes, les mucilages, les principes ligneux ou celluloses végétales, latunicine ou cellulose animale et un grand nombre de corps isomériques, plus ou moins imparfaitement caractérisés.
2. Les hydrates de carbone ci-dessus jouissent d'un certain nombre de propriétés communes. Tous sont fixes, amorphes, incristallisables. Tous sont insolubles dans l'alcool et dans les liquides hydrocarbonés. L'action de l'eau les partage en trois catégories, savoir :
Les principes insolubles et inaltérables par Veau. — Tels sont les principes ligneux et la tunicine.
En général, ces corps existent dans les végétaux et les animaux, non à l'clat cristallisé , mais sous forme de cellules, de fibres organiques. Aussi dans l'étude des principes ligneux, il y a à distinguer deux choses : la forme et !a matière.
La forme, c'est-à-dire l'organisation, peut être . détruite par des agents mécaniques, physiques et autres, sans que les propriétés chimiques essentielles de la matière soient modifiées.
-D'oii il suit que les propriétés chimiques d'un principe immédiat, sa constitution principalement, sont en général indépendantes de la structure cellulaire, fibreuse, etc., qu'il peut alFccter dans la nature. Tout au plus, cette structure peut-elle produire des effets de l'ordre de ceux qu'on attribue à la cohésion en chimie minérale : tels que les phénomènes en vertu desquels la silice ou l'alumine précipitée changent graduellement dé propriétés; ou bien encore des efiets analogues à ceux qui distinguent le platine en lames du platine en