C*H*0*+ HC1-H202= C''H3C102 = C*H202(HC
Mais il existe une série isomérique, qui dérive directement de l'aldéhyde par substitution chlorée, au lieu de dériver de l'acide acétique par substitution chlorhydrique :
Les corps de cette série se forment en même temps que les précédents dans la réaction du chlore sur l'aldéhyde; ils s'en distinguent
t> 4. — 1" ORDRE. — 1- FAMILLE. 397
parce qu'ils ne sont pas décomposes par l'eau; tandis que les agents oxydants les changent en acide acétique chloré, suivant le même mode qui change l'aldéhyde en acide acétique :
CWC102 + 02 = C*H^C10'»;
Le chlorure acétique et les corps analogues au contraire ne sont pas oxydables de la même manière. Dans cette seconde série, le terme le plus connu est le chloral, C*HGPO^, dont nous avons retracé l'histoire en parlant de l'alcool (p. 170).
On peut concevoir l'existence de ces deux séries isomères en envisageant l'aldéhyde comme dérivé de deux molécules de formène; l'une ayant engendré l'aldéhyde mélhylique, et cet aldéhyde s'étant substitué à l'hydrogène dans l'autre molécule
Or la substitution chlorée engendre deux isomères, suivant qu'elle porte sur l'une ou sur l'autre des deux molécules génératrices ;
C2HCI(C2H-'0^) C2H2(C2HC10»).
Cette théorie est analogue à celle que nous avons déjà développée pour les carbures méthylbenzéniques, pour les éthers, etc.
11. Métaux et alcalifi. — L'aldéhyde dissout le potassium, avec Ibrmation d'un composé cristallisé, G^H^KO^ Mais si on chauffe ce composé, ou si l'on met l'aldéhyde en contact avec la potasse, il se colore bientôt. Chauffe-t-on, la liqueur se brunit de plus en plus; il se forme une matière résineuse polymérique.
Nous avons indiqué plus haut la formation de l'aldéhyde ammoniaque, C*H*0% AzH^ : belle substance, cristallisée en rhomboèdres, et qui se conserve assez bien quand elle est sèche.
12. Acides. — Les acides se combinent avec l'aldéhyde et donnent naissance à 3 groupes de composés bien distincts.
1" groupe : L'aldéhyde et l'acide sont unis à équivalents égaux, en formant un composé stable, qui ne se scinde pas sous la simple influence de l'agent d'hydratation.
Tel est Vacide cinnamique, formé par la réaction du chlorure benzoïque sur l'aldéhyde :
C*H*0* + C'*H"CI02 = Cm^O'^ + HCI,
c'est-à-dire,
On voit que dans la formation de ces composés, il y a séparation des éléments de l'ean.
En vertu de la môme réaction, Thydrogène sulfuré produit directement Valdéhyde sulfuré, C*H*S% substance cristalline qui se sublime à 45".
^"groupe: Les rapports sont les mêmes; mais l'acide résultant renferme la totalité des éléments de l'acide et de l'aldéhyde.
Tel est Vacide lactique^ formé par l'union indirecte de l'acide formique avec l'aldéhyde :
C'IFO* + C^H'O^ = C6H606.
Pour l'obtenir, on combine directement l'aldéhyde et l'acide cyanhydrique; ce qui fournit un alcali, la lactammine :
C*H'*02 + C^HAz + ÎP02 = QfiW AzO*j
puis on transforme celle-ci en acide lactique par l'acide nitreux, qui sépare l'ammoniaque en la détruisant :
C«mAzO* + — AzH3 = C6H«06. •
3' groupe : Les autres composés se forment par la combinaison directe de 2 équivalents d'acide et de 1 équivalent d'aldéhyde, avec élimination d'eau ;
Aldéhyde diacétique 2C''H'*0* -f C^H'^O^ - H^O^ = C^' W^QK
On opère mieux la réaction avec l'acide anhydre; ou bien encore, par double décomposition entre un sel d'argent et l'aldéhyde dichlorhydrique. Les composés qui dérivent des oxacides reproduisent trèsaisément l'acide et l'aldéhyde générateurs; tandis que les dérivés chlorhydriques sont très-stables.
C'est au moyen du perchlorure de phosphore que l'on obtient Valdéhyde dichlorhydrique normal, correspondant à l'aldéhyde diacétique :
2HCI + C'H^O* - H^O^ = C*H^C1«.
Ce corps est identique avec Téther chlorhydrique chloré (p. 78).
Au contraire, l'acide chlorhydrique et l'aldéhyde, forment, par réaction directe, un composé tout différent, un aldéhyde chlorhydrique, G*H*C10, ou plutôt, G**H«Cl^O^ :
-f- 2HG1 — CSH^Cl^O^ + H202,