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Aldéhydes divers

Par l'oxydation des alcools normaux on obtient :

Ualdéhyde propylique C^H^îO^,

VahWiyde huti/lir/ue C^IFO^,

L'aldéhyde amylique C^W^Q^,

L'histoire de ces corps est calquée sur celle de l'aldéhyde ordinaire. Signalons seulement une relation remarquable au point de vue synthétique : le dérivé cyanhydi'iquc de l'amylal,

CioH'002 + C^HAz + = C>2H>3AzOS

est identique avec la leucine, alcali qui se rencontre dans les tissus animaux.

§ 5, — 3" famillo : C-"H"2-*0"^. — Camphre ou aldéhyde campholfque.

1. Formation. — Le camphre peut être formé en oxydant V alcool campholique :

ou le camplïene :

C°oHi« + O2 = C20HiW.

2. Préparation. — On l'extrait du laurus camp/iora, arbre de la Chine, du Japon et des îles de la Sonde, en distillant le bois de cet arbre avec de l'eau. Le camphre arrive en Europe sous forme de cristaux grisâtres, que l'on purifie en les sublimant dans des matras de verre chauffés au bain de sable.

3. Le camphre se présente en masses cristallines, translucides, douées d'une odeur propre, d'une saveur brûlante. Sa densité est égale à celle de l'eau àO"; mais elle diminue plus rapidement que celle de l'eau, à mesure que la température s'élève. Il fond à 175" et bout à 204".

C'est un corps peu soluble dans l'eau à laquelle il communique pourtant son odeur. Jeté à la surface de l'eau, le camphre prend un mouvement giratoire. Il se dissout aisément dans l'alcool, l'éther, l'acide acétique, les huiles grasses et volatiles. Sa solution alcoolique dévie la lumière polarisée :

^ ii. — C\iMPllKE OU ALDÉHYDE CIAMPIIOIJQUE. 401

i. Isomères. — Il existe plusieurs camphres isomères, distincts par leur pouvoir rotatoire : tels sont les camphres ohtenus par l'oxydation de l'alcool campholique contenu dans la garance ^évogyre); par l'oxydation de l'alcool campholique du succin; le camphre inactif, extrait des essences de îahiées, etc.

5. Réactions, — Hydrogène. — Le camphre ilxe l'hydrogène naissant et se change en alcool campholique :

C*oH»«02 + O2 = C«0Hi«O».

Cette réaction a lieu lorsqu'on traite le camphre par le sodium : il se forme alors un composé C^IP^NaO-; tandis que l'hydrogène, qui devrait se dégager, se lixe à mesure sur une portion du camphre.

De môme le camphre chauflo vers 180° avec une solution alcoolique de potasse se transforme en alcool campholiqiœ et acide campliique :

L'acide iodhydrique à 280° change le camphre dans les carbures suivants, formés successivement par des réactions régulières :

Hydruie de camphène C^H^*^;

Hydiure de terpilène C-"H'";

Hydrure do décylène i'mX^K

0. Oxygène. — Le camphre s'oxyde difficilement. Cependant l'action prolongée de l'acide nitrique le transforme en acide camphorique :

CS0H16 + 20> = C^oHiBO^

7. Alcalis. — L'action delà potasse alcoolique a été signalée plus haut.

La chaux sodée vers 300" forme de l'acide campholique, par addition directe :

C20Hi«02 + NaO.FIO = C8»Hi-i\aO''.

8. Acides. — Le camphre s'unit aisément aux acides; mais les composés résultants sont peu slables et destructibles par l'eau.

Le perchlorurc de phosphore le change en un composé dichlorhydrique :

Avec l'acide phosphorique anhydre ou le chlorure de zinc ou obtient le cymène, G"IÏ'S par déshydratation.

- ALDÉHYDES.

§6.-5' raniille : C2°H2"-802.

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