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VIII. RADICAUX MÉTALLIQUES COMPOSES

ZINC ÉTHYLE, CACODYDE.

Formation :

Zinc clbyle CW + Zn - H === GMI-^Zn.

16 LIVRE l". — CHAPITRE H'. - CLASSIFICATION.

§ 2. — Analyse qiiautitatlve des élcnicnts.

Avant d'aller plus loin, il est nécessaire de dire ici quelques mots des méthodes par lesquelles on détermine la formule et l'équivalent des substances organiques. A cet effet, on commence par faire l'analyse quantitative des éléments de chaque principe, puis on examine suivant quels rapports il se combine avec les autres corps.

Soit d'abord l'analyse quantitative des éléments. Ces éléments sont le carbone, l'hydrogène, souvent l'oxygène, parfois l'azote, plus rarement le soufre, le phosphore, le chlore, etc.

Commencions par un composé renfermant du carbone^ de Vhydrogène et de Yoxygène, l'acide acétique, par exemple. On prend un certain poids de ce corps, on le mélange avec l'oxyde de cuivre dans un long tube de verre dur et l'on décompose le mélange par la chaleur : le carbone se change en acide carbonique et l'hydrogène en eau. On recueille ces deux composés et on les pèse. Du poids de l'eau on déduit celui de l'hydrogène, et du poids de l'acide carbonique celui du carbone. L'oxygène se conclut par différence. On connaît ainsi la composition de l'acide acétique, et par conséquent les rapports qui existent entre les poids de ses éléments. On opère de môme avec toute autre substance formée soit de carbone et d'hydrogène, soit de carbone, d'hydrogène et d'oxygène.

Si la substance renferme de Vazoie, comme il arrive aux amides et aux corps azotés, on peut recueillir ce gaz en nature, en brûlant de même la substance par l'oxyde de cuivre, après avoir rempli complètement le tube avec de l'acide carbonique. On mesure l'azote et l'on en calcule le poids. Le carbone et l'hydrogène se déterminent comme ci-dessus.

Dans un grand nombre de cas, et spécialement avec les corps azotés naturels, on peut aussi transformer tout l'azote en ammoniaque, en chauffant la substance avec de la chaux sodée. On fait dégager l'ammoniaque dans une solution titrée d'acide sulfurique; la perte du titre acide, déterminée par un essai alcalimétrique, indique le poids de l'ammoniaque et par conséquent celui de l'azote.

Le soufre qui se rencontre dans divers principes organiques, par exemple dans l'essence de moutarde, se dose sous forme d'^ s'Ufate de baryte. On dirige lentement la vapeur du corps sur du p- " ••uonate de potasse pur et chauffé au rouge sombre; on suroxyde ensuite les produits par un courant d'oxygène, ce qui change tout le soufre en sulfate de potasse, etc.

, On dose le phosphore d'une manière analogue, en le ramenant à l'état de phosphate de potasse, puis de phosphate ammoniaco-magnésien.

§ 3. - EQUIVALENT DES PRINCIPES ORGANIQUES. il

Le chlore fait partie d'un grand nombre de principes artificiels, quoiqu'il ne se rencontre jamais dans les principes naturels. On le dose en décomposant le principe organique par la chaux pure, ce qui change le chlore en chlorure de calcium; on dissout le tout dans l'acide azotique étendu, puis on précipite le chlore sous forme de chlorure d'argent. Même procédé pour le b7'omc' et pour Viode.

Enfin, les métaux se détermineirl, cn général, sous la forme d'oxydes ou de sels, en faisant concourir l'oxydation et l'incinération.

§ 5. — Equivalent des principes organiiiucs.

Les éléments d'un principe organique étant connus, ainsi que leurs rapports, il s'agit d'en fixer la formule. C'est à quoi l'on parvient en déterminant d'abord l'équivalent.

Or l'équivalent des substances organiques se détermine en vertu des mêmes notions que l'équivalent des substances minérales, c'està-dire en combinant la substance avec un corps dont l'équivalent soit déjà connu.

Citons quelques exemples : 1° Soit un acide, l'acide formique. Faisons agir sur lui un métal, tel que le fer ou le sodium; il se produit un formiate avec dégagement d'hydrogène. Eh bien ! l'équivalent de l'acide formique est le poids de cet acide, qui s'unit avec un équivalent du métal. Mais, dans la réaction précédente, il se dégage un équivalent d'hydrogène : l'hydrogène étant pris comme unité dans l'étude des équivalents, on peut dire encore que l'équivalent de l'acide formique est le poids qui dégage un gramme d'hydrogène par l'action d'un métal. On trouve ainsi pour l'équivalent de l'acide formique le nombre 46.

Dans la pratique, on analyse de préférence un sel tout formé, celui d'argent ou de baryum, par exemple, en déterminant le rapport entre le carbone et le métal.

T On déterminera de même l'équivalent d un alcali organique en cherchant le poids de cet alcali, qui s'unit avec un équivalent d'un acide connu, tel que l'acide chlorhydrique. Dans la pratique, on analyse surtout le sel double formé par l'union de ce chlorhydrate avec le bichlorure de platine. "

3° L'équivalent d'un rt/r-oo/ peut être déterminé en cherchant le poids de cet alcool, qui s'unit avec un équivalent d'un acide connu pour former un éther.

4° L'équivalent de la plupart des carbures d' hydrogène i[)o,ut être fixé de même, en les combinant avec les hydracidcs. Ainsi le gaz olé-

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