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ALCALIS NATURELS VÉGÉTAUX

§ 1. — L.eur constitution.

1. Après avoir exposé la théorie générale des alcalis organiques artiticiels, il nous resterait à montrer l'application de cette théorie aux alcalis naturels, qui jouent un si grand rôle dans la matière médicale, tels que la morphine, la quinine, etc. Malheureusement la science n'est pas assez avancée pour nous permettre d'cxposerl'étude de ces corps d'après les méthodes fondées sur la synthèse.

A la vérité les alcalis naturels renferment tous de l'azote parmi leurs éléments, et cet azote s'y trouve dans un état tel que, lors de la décomposition des alcalis par la chaleur, par les acides en général, ou par les alcalis, il finit par reparaître sous forme d'ammoniaque. Gela suffit pour faire admettre comme très-probable que les alcalis naturels résultent, aussi bien que les alcalis artificiels, de l'union de l'ammoniaque avec certains principes oxygénés, et spécialement de l'union de l'ammoniaque avec des alcools, conformément à la théorie générale que nous avons développée.

2. Pour contrôler cette hypothèse et pouvoir l'appliquer striclement à l'étude des alcalis naturels, il faudrait savoir en réaliser la synthèse; c'est en effet ce que nous avons réalisé pour quelques alcalis d'origine animale : la névrine , la glycollamine, la créatine, cités dans le chapitre précédent. Mais il en est autrement de la plupart des alcalis naturels.

En effet, toute synthèse suppose une analyse préalable; pour former un alcali déterminé, il faudrait savoir d'abord quels sont les principes oxygénés qu'on devrait mettre en œuvre, c'est-à-dire avoir déterminé, par l'étude de la décomposition des alcalis naturels, quels en sont les principes constituants.

Or cette étude est à peine ébauchée pour les alcalis naturels les plus importants. Malgré diverses tentatives, souvent très-remar-

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