THÉORIE GÉNÉRALE
l'acide tribasique comme formé par la juxtaposition de 3 équivalents monobasiques. De là résulte l'existence des amides neutres, triammoniacaux, primaires, secondaires et tertiaires :
S.VzH» + T - 3H«0% 3AzH'+T+T' — 6H20«, 5AzH3+T + T'+T'-9H»0«;
Celle des amides biammoniacaux jouant le rôle ^.'acides monobasiques ;
Celle des amides monoammoniacaux jouant le rôle d'acides bibasiques, etc.
Toute cette théorie est facile à construire en principe.
10. Enfin la théorie des amides qui dérivent des acides à fonction complexe, résulte de la théorie des amides à fonction simple, cumulée avec les théories spéciales qui répondent aux autres fonctions desdits acides complexes.
On obtient ainsi des composés dont la constitution fort compliquée mérite cependant d'être signalée, parce qu'elle se retrouve parfois dans l'étude des principes naturels.
11. Nous venons d'exposer la théorie générale des amides dérivés de l'ammoniaque. La même théorie s'applique aux alcalamides, c'est-à-dire aux amides dérivés del'éthylammine, G*H^Az, de l'aniline, C'^H^Az, et des alcalis hydrogénés en général; sauf quelques restrictions, correspondant au caractère spécial de chacun de ces alcalis. Ces restrictions s'appliquent surtout aux amides secondaires ou tertertiaires.
Pour concevoir nettement la génération et les propriétés de ce groupe d'amides, il faut remplacer l'alcali hydrogéné par l'ammoniaque et le générateur oxygéné (alcool ou aldéhyde) dont l'alcali dérive : on fait alors la somme des divers générateurs oxygénés, tant acides qu'alcools, de façon à déterminer si l'amide est secondaire, tertiaire, etc.
On voit dès lors que le nombre maximum d'équivalents d'acides combinés avec un seul équivalent d'alcali et le nombre d'équivalents d'eau éliminés, ne saurait être aussi grand avec les alcalis hydrogénés qu'avec l'ammoniaque. En effet, ces alcalis dérivent déjà de l'ammoniaque et l'aptitude de celte base à entrer en combinaison s'y trouve en partie satisfaite. Sa tendance à former des composés plus compliqués est diminuée, en proportion précise du nombre d'équivalents de principes organiques auxquels elle est déjà unie. Mais le cadre du présent ouvrage ne nous permet pas de développer davantage ces points de vue subtil et particuliers.