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Vacide iodhydrique, deux iodhydrates

C6H*(HI) et C8H*(2HI).

7. Le potassium attaque l'allylène à une douce chaleur et forme de l'acétylure de puLassium :

8. Vacide sulfurique concentré absorbe immédiatement l'aHylène, en formant un acide allylénosidfurique, que l'eau décompose avec production d'un hydrate d'allylène ou alcool isoallylique, G'^H*(H*0-).

9. L'allylène, enfin, précipite en jaune le chlorure cuivreux, dissous dans l'ammoniaque, et il précipite en blanc le nitrate d'argent ammoniacal, en formant des corps analogues aux dérivés acétyliques.

§ 7. — CarburcH renfermant 8 équivalents de carbone.

Les carbures d'hydrogène qui renferment 8 équivalents de carbone sont au nombre de quatre, savoir :

L'hydrure de butylène CsH'",

Le butylène (et ses isomères) CH",

Le crolonylène (et ses isomères) CH",

I,e diacélvlène C^H'*.

On se borne à donner la liste de ces corps, qui sont à la limite des liquides et des gaz permanents; car ils se liquéfient vers 0° et un peu au-dessus : leurs réactions générales sont semblables à celles des carbures éthyliques et propyliques, leurs homologues.

§ 8» — Carbures renfermant 10 équivalents de carbone.

Les carbures d'hydrogène qui renferment 10 équivalents de carbone sont aussi au nombre de quatre, savoir :

L'hydrure d'amylèno Ci'^H",

L'amylcne (el ses isomères) CoH'",

Le valérylène (et ses isomères) C^W,

Le valylène , C'OH''.

§ 9. - HYDRURE D AMYLÈNE. 83

Quelques mots sur les deux premiers de ces carbures , dont les réactions se reproduisent pour la plupart des homologues plus élevés.

§ 9. — Hydrure d'aïuylène : C>OH»*.

{.Formation. — U hydrure d'amylène peut être formé régulièrement par la réaction de l'hydrogène naissant, c'est-à-dire de Tacide iodhydrique agissant à 280° sur la plupart des composés qui renferment dO équivalents de carbone (p. 64 et p. 75). Il se produit aussi dès 100°, en chauifant l'éther amyliodhydrique avec du zinc et de l'eau :

CioH»>I + Zn-' + H«02 = C»0Hi2 -f Znl + ZnO, HO.

Ce même carbure prend naissance, avec divers autres, dans la distillation sèche des sels des acides gras ; enfin il fait partie des huiles de Boghead, de cannel-coal et de pétrole américain.

2. Propriétés. — C'est un liquide très-mobile, bouillant à 30°, inaltérable à froid par le brome, par les acides nitrique , sulfurique fumants, etc.

Sous l'iufluence de la chaleur, le chlore l'attaque et le change en éther amylchlorhydrique : C^^fP'Cl.

3. Action de la chaleur. — Cette action mérite d'être exposée avec quelque détail, parce qu'elle met en jeu les mécanismes généraux qui changent un carbure d'hydrogène dans la série de ses homologues inférieurs. Porté rapidement à la chaleur rouge, l 'hydrure d'amylène se décompose, en partie en amylène et hydrogène :

en partie en acétylène et hydrure de butylène :

2CioH»2 = 2C»H'o -f- C^H» + H2.

L'hydrure d'amylène, fournit ainsi son homologue im.mé-

diatement inférieur, l'hydrure de butylène, G»tP°. Mais l'action de la chaleur ne s'arrête pas là : une portion de l'hydrure de butylène à son tour, et au fur et à mesure de sa formation, éprouve des décompositions semblables, qui engendrent, d'une part le butylène C*H*, et d'autre part l'acétylène et l'hydrure de propylène, C^H" :

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