‹ Traité élémentaire de chimie organiqueChapitre 81 sur 402 · LIVRE 11% — CHAPITRE V=. — DIVERS CARBURES · texte numérisé non relu

LIVRE 11% — CHAPITRE V=. — DIVERS CARBURES

éther de pétrole); on l'agite avec de l'acide sulfurique concentré, puis on la soumet à des distillations fractionnées.

Propriétéi. — L'hydrured'hexylène est un liquide mobile, bouillant à 08°, inaltérable à froid par le brome, les acides sulfurique fumant, nitrique fumant, les métaux alcalins, les corps oxydants, etc. ; ses réactions sont les mêmes que celles du formène, de l'hydrure d'é- Ihylène, etc. (p. G6 et p. 77).

§ 13. — Carbures plus condensés. — Pétroles.

1. Huiles de pétrole. — Les huiles de pétrole d'Amérique, ou les huiles de naphte de la mer Caspienne et autres lieux, fournissent, par des distillations convenablement dirigées, toute la série forménique, savoir, les carbures précédents et de plus :

L'hydrure d'Iieplylène C"Hi«, qui bout à 92°,

L'hydrure d'octylène CisH'», qui bout vers 118",

L'hydrure de nonylène C»Wo, qui bout vers 155 à liO",

L'hydrure de décylène C^ORsa, qui bout vers 155 à l(iO%

L'iiydrure d'hexadécylène Ç?n¥'*, qui bout vers 270°.

On obtient finalement la paraffine, beau carbure cireux, cristallisé et fusible vers 56". Ce n'est pas d'ailleurs un principe défini, mais un mélange de divers corps analogues, presque insolubles dans les dissolvants, et dont le point de fusion s'élève jusque vers 80° et audelà. Ils répondent à une formule très-élevée, car ils ne peuvent être distillés sans se décomposer en partie.

Tous ces carbures se distinguent par une grande résistance aux agents chimiques; leurs réactions sont semblables à celles des hydrures d'éthylène et d'hexylènc.

2. A chacun de ces carbures répondent un carbure éthylénique, qui peut en être dérivé par perte d'hydrogène. H*, et un carbure acétylénique, qui dérive du précédent par une nouvelle perte d'hydrogène. Les points d'ébullition des trois carbures renfermant la même proportion de carbone sont très-voisins, le carbure le plus hydrogéné étant le plus volatil; il est également le moins dense. Enfin les propriétés chimiques et les réactions de ces carbures dérivés sont parallèles à celles de l'éthylène et de l'acétylène, ou bien encore à celles du propylène et de l'allylène, ce qui nous dispense d'insister.

3. L'huile de pétrole employée dans l'éclairage est formée princi-

§ 14. — SDR L'ÉCLAIRAGE. , 8!i

paiement par les carbures volatils entre 200 et 300°, purifiés à l'aide de traitements préalables par l'acide sulfurique concentré et par les alcalis.

I 14. Sur Péclairage au moyen des composés organiques.

1. Les gaz hydrocarbonés constituent la principale source de lumière artificielle dans les sociétés humaines. Tantôt les matières éclairantes affectent naturellement l'état gazeux : tel est le gaz de l'éclairage proprement dit; tantôt elles sont solides ou liquides, mais elles fournissent, par leur décomposition et dans l'acte même de la combustion, des substances gazeuses, qui deviennent le véritable support de la lumière produite : tel est le cas des huiles végétales, des résines, du bois, de la paille, des pétroles, de la chandelle, de la bougie, de la cire, etc. Nous allons chercher à définir les conditions générales auxquelles cette combustion doit satisfaire pour donner un bon éclairage.

2. Les gaz, comme les autres corps, ne deviennent lurnineux que s'ils sont portés à une température suffisamment élevée. Mais cette condition ne suffit pas; les gaz qui ne renferment aucune particule solide, tels que l'hydrogène, peuvent développer par leur combustion une température excessive, capable, par exemple, de fondre le platine (2,000° environ) sans cependant émettre autre chose qu'une lueur à peine visible. Sous la pression ordinaire, les gaz hydrocarbonés, au contraire, deviennent lumineux par une double cause, à savoir : \q. condensation de leurs éléments combustibles, et la précipitation sous forme solide d'une partie du carbone qu'ils renfermaient en combinaison. Dans l'état naturel du gaz et à la température ordinaire, ce carbone n'est pas visible, parce qu'il est uni à l'hydrogène et constitue avec lui le composé gazeux. Mais au moment de la combustion, deux actions se produisent, qui mettent à nu une partie du carbone : d'une part le gaz hydrocarboné est porté à une température très-élcvée, ce qui détermine sa décomposition partielle en carbone, ou vapeurs hydrocarbonées très-condensé es, et en hydrogène d'autre part, en présence d'une quantité d'oxygène insuffisante, l'hydrogène du gaz brûle le premier et le carbone se sépare en nature.

La répartition du carbone dans la flamme, l'état de condensation du gaz combustible, enfin la température plus ou moins élevée de la flamme, telles sont donc les conditions essentielles qui règlent l'éclairage.

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