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gual ; répercussion réflexe sur les nerfs moteurs respiratoires et en particulier sur le phrénique, d’où le réveil des mouvements du diaphragme et par eux de la fonction respiratoire. »
Les tractions ont pour effet d'éveiller des mouvements respiratoires qui s’observent vers le creux épigastrique; ces mouvements d’abord très faibles vont en s’accentuant, puis survient un hoquet inspiratoire qui signale le retour à la vie.
Vanté par Laborde comme supérieur aux autres moyens employés dans le but de ranimer les asphyxiés, notamment les enfants nés en état de mort apparente, le procédé des tractions rythmées de la langue a été l’objet de certaines réserves de la part des accoucheurs qui l’ont utilisé dans leur pratique.
M. Pinard, tout en concédant (pie les tractions rythmées constituent un excitant puissant des réflexes respiratoires et circulatoires, paraît accorder cependant la supériorité à l’insufflation. M. Tarnier pense également que les tractions ne peuvent être substituées à l’insufflation et à la respiration artificielle; il a cité notamment un cas où les tractions linguales n’avaient produit aucun effet et où, au contraire, la respiration artificielle a déterminé très rapidement le retour à la vie.
Laborde conteste, il est vrai, (pie l’insufflation agisse par un autre mécanisme que les tractions rythmées de la langue ; suivant lui la pénétration de Pair n’a lieu que très difficilement et partiellement quand elle se réalise; l’air insufflé n’intervient pas, dit-il, en tant qu’aliment respiratoire et hémalosique, mais comme simple excitant réflexe, au même titre que les tractions rythmées; il reproche d’autre part à l'insufflation ses procédés d’application, les accoucheurs reconnaissant eux-mêmes qu’il n’est pas toujours possible d'introduire dans la bonne voie le tube laryngien, etc.
On peutconclure aujourd’hui, en s’appuyant sur les nombreuxeas d’asphyxie de causes diverses traités par les tractions de la langue, que ce procédé est réellement très efficace; les discussions nombreuses qui ont eu lieu pour décider s’il est supérieur ou non à la respiration artificielle n’ont qu’un intérêt relatif; ce qu’il faut retenir en pratique, c’est que les deux moyens doivent être employés, soit concurremment, soit alternativement, dans tous les cas d’asphyxie où la mort est imminente.