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TOUX

La toux d’origine bronchitique est un acte habituellement défensif el utile ; sa cessation est un signe fâcheux, car elle indique (pie les bronches ont perdu leur tonicité et que le malade est impuissant à rejeter les mucosités accumulées dans les voies aériennes; ainsi, dans la broncho-pneumonie, la cessation de la toux est l’avant-coureur d’une fin prochaine.

La toux doit donc être respectée d’une façon générale, lorsqu’elle a pour effet de

MALADIES DU POUMON

déterminer le rejet des sécrétions bronchiques ou des exsudats pulmonaires (pneumonie). Quand un malade tousse pour cracher et seulement pour cracher, il s'agit d’une toux salutaire ; il n’en est pas de même lorsque la toux est sèche, quinteuse, comme au début de la bronchite aiguë ou bien chez les tuberculeux qui toussent perpétuellement, alors qu’ils n’arrivent qu’à expulser péniblement de très rares crachats. Dans ces cas une intervention est légitime, pour assurer le sommeil et supprimer les douleurs thoraciques qui résultent des efforts répétés d’expiration ; il ne faut pas oublier d’ailleurs qu’une toux opiniâtre peut déterminer des accidents divers, tels que production de hernie, avortement chez les femmes enceintes, ruptures d’artères cérébrales chez les arlério-scléreux et surtout le pneumothorax chez les tuberculeux, et qu’il y a un intérêt majeur à prévenir ces accidents éventuels.

Nous avons indiqué que les tuberculeux peuvent arriver à supprimer à peu près complètement la toux qui n’est pas destinée à amener l’expectoration, en résistant simplement au besoin de tousser.

Les calmants de la toux sont Y extrait tlicbaïque , la morphine, la dionine, la codéine, Y aconit, la belladone, la jusquiame, surtout les deux premiers médicaments. Nous n’insistons pas sur le mode d’emploi qui a été précédemment indiqué (traitement des bronchites).

La toux spasmodique de la coqueluche est surtout justiciable de la belladone , de V antipyrine, du bromo forme.

D’autres moyens encore permettent de calmer la toux quinteuse, celle que l'on observe par exemple dans certaines sortes de grippe et dont la cause parait résider soit dans les bronches, soit dans le pharynx ou le larynx.

Les inhalations sont très utiles dans ce cas; on les fait avec de l’eau simple ou boriquée, addit ionnée de teinture de benjoin ou d’eucalyptus (une cuillerée à café) ou bien encore du mélange suivant (à la même dose) :

Alcool à 70° .70 grammes.

Menthol 1 gramme.

On peut encore, ainsi que le recommande Capitan ( Médecine moderne . n° 55, 1892), faire inhaler pendant quelques minutes X gouttes du mélange suivant, versées sur un mouchoir:

Alcool 10 grammes.

Chloroforme 2 —

Teinture de benjoin 6

Menthol . . 2 —

D’autre part, il faut donner à l’intérieur les médicaments propres à agir sur l’excitabilité nerveuse; on peut prescrire dans ce but Y antipyrine ou le bromure associés à l'aconit :

Eau distillée. 150 grammes.

Bromure de potassium 5 —

Alcoolature de racine d’aconit L gouttes.

5 à 4 cuillerées à soupe par jour.

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