‹ Traité élémentaire de clinique thérapeutiqueChapitre 104 sur 274 · TOI X · texte numérisé non relu

TOI X

Ou peut encore prescrire XX à XXX gouttes de l’une des mixtures suivantes, dans un peu d’eau :

Teinture de droscra

Teinture de racine d’aconit .

Liqueur d’Hoffmann ....

ou :

Teinture de belladone. . . .

— de grindelia. . . .

Bromofonne

ou :

Teinture de belladone. . . .

— de droscra ....

— de grindelia. . . .

Alcoolature de racines d’aconit

Llixir parégorique

Eau de laurier-cerise ....

La toux de la trachéite est une petite toux sonore, presque incessante, (pii se manifeste le matin au réveil, ou lorsque le malade est exposé à une atmosphère froide; les calmants n’ont guère d influence sur elle; elle est surtout justiciable des inhalations.

La toux quinteuse de la pneumonie insterstitielle due à l’absorption de poussière résiste à la plupart des médicaments, notamment aux narcotiques.

Celle de la pneumonie franche aiguë ne nécessite pas de traitement, sauf au début cependant où elle est parfois quinteuse et très pénible; la morphine seule est capable de la calmer; il en est de même de la toux de la pleurésie sèche.

La toux, dans le cas de cancer du poumon, devient fort pénible lorsque les ganglions sont intéressés.

La toux quinteuse de la dilatation des bronches n’est pas calmée par les narcotiques; seules, les inhalations peuvent en diminuer la fréquence; les malades qui sont atteints de cette affection doivent se garder de quitter brusquement la position horizontale pour la position assise, afin d’éviter le choc des liquides tussigènes contre les parois des bronches encore saines.

Il est une toux qui est également provoquée par les changements brusques de position du malade, c’est la toux pleurétique qui, elle, ne s’accompagne pas d’expectoration. Cette toux sèche est quinteuse, courte, fréquente: le malade tousse indéfiniment à perdre haleine, la face congestionnée. Elle est justiciable des préparations opiacées.

La toux n’a pas seulement son point de départ dans une excitation de la muqueuse des voies respiratoires proprement dites; divers points de l'économie peuvent être l’origine du réflexe qui donne naissance à la toux; ce sont: le larynx, la base de la langue (qui reçoit un filet du laryngé supérieur), le voile du palais, le pharynx, le nez cl l’arrière-cavité des fosses nasales, le conduit auditif interne (innervé par des filets du rameau auriculaire du nerf

15 grammes, (i —

6 grammes.

\ gouttes.

(Blaciie.)

o grammes.

MALADIES DU POUMON

vague), enfin les nerfs vagues sur un point quelconque de leur trajet. Il existe en effet une toux gastrique, une toux vermineuse, une toux toxique, une toux nerveuse symptomatique d’une névrose ou d’affections organiques de l'axe cérébro-spinal. Il importe de se rappeler ces particularités, car à chacune de ces toux laryngée, pharyngée, nasale, auriculaire, etc., s’adresse une thérapeutique appropriée.

En somme la toux réflexe a pour origine les excitations portant sur un point quelconque du trajet du pneumogastrique, ou bien encore du trijumeau qui a les relations les plus intimes avec le centre respiratoire.

Pour traiter utilement une toux réflexe, il faut diminuer la sensibilité de la muqueuse point de départ du réflexe; diminuer l’excitabilité du centre nerveux qui préside au réflexe; agir sur les voies centrifuges (pneumogastrique, nerf moteur des muscles lisses bronchiques; nerf phrénique, spinal); enfin essayer d’inhiber la toux en provoquant, par suggestion, l’action de l’encéphale sur le centre bulbaire.

La première indication varie nécessairement suivant la cause; quand la muqueuse est directement accessible, un anesthésique local permettra d’atteindre le but visé. Ainsi les toux nasales sont, en général, justiciables des applications de cocaïne.

Pour diminuer l’excitabilité réflexe du centre bulbaire, les bromures, les préparations de valériane (pilules de Méglin par exemple) sont utiles.

L’action sur les voies centrifuges, pour être moins efficace, n’en est pas moins réelle. Souvent deux mouches de Milan posées sur le trajet du nerf phrénique, l’une au niveau du trajet cervical, entre les deux chefs du sternocléido-mastoïdien, l’autre au niveau du rebord inférieur des côtes, sur le « boulon phrénique », peuvent faire disparaître certaines toux spasmodiques.

Quant à 1 action inhibitoire centrale, elle est utilement exercée par la suggestion. Nous avons déjà indiqué comment on pouvait supprimer la toux sèche, quinteuse des tuberculeux, en convaincant ces malades de la possibilité et de la nécessité pour eux d’arrêter leur toux par un simple effort de volonté.

Ceci posé, passons en revue les principales toux réflexes, pour indiquer les moyens de remédier à leurs différentes causes provocatrices :

De toutes les affections du larynx, c’est la plus bénigne, la laryngite aigue simple, qui donne lieu à la toux la plus vive et la plus fréquente. Cette toux est due à l’irritation déterminée par la sécrétion visqueuse qui recouvre les ventricules et les cordes vocales; le meilleur moyen d’y remédier est de rendre les mucosités moins adhérentes, en entretenant une atmosphère humide dans la chambre du malade; il suffit d’y placer des récipients contenant de l’eau bouillante. Dans les laryngopathies aiguës secondaires (laryngite de la variole, de la rougeole, Iaryngo-typhus) la toux est justiciable du même traitement par les inhalations, qui doivent être pratiquées avec des solutions antiseptiques; ici d’ailleurs c’est la douleur qui domine la scène morbide.

Dans le croup, dans l’œdème de la glotte, dans la laryngite chronique glanduleuse, dans les polypes du larynx, la laryngite syphilitique, le traitement causal peut seul amener la cessation de la toux.

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