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I. — Traitement du syndrome

Le traitement curatif de la syncope est le même dans tous les cas, quelle «jue soit la cause.

Le malade doit être placé dans le décubitus horizontal , voire même dans une situation telle que la tête soit plus basse que les pieds (syncope posthémorragique). Les fenêtres de la chambre seront largement ouvertes, pour qu’un air frais vienne stimuler le centre respiratoire.

Les vêtements étant dénoués, on mettra en œuvre tous les moyens propres à réveiller la sensibilité périphérique et à provoquer par acte réflexe l’excitation des nerfs cardiaques et respiratoires.

La flagellation , la réfrigération de la face à l’aide d’aspersions d’eau froide sont des moyens connus de tous et qui suffisent souvent dans les syncopes légères des névropathes.

Il en est de même des excitations de la muqueuse pituitaire avec une barbe de plume ou à l'aide des inhalations d'ammoniaque , d'éther , d'acide acétique.

Il faut se garder de verser dans la bouche du malade un cordial quelconque, le vulnéraire classique (pie des âmes compatissantes ne manquent pas de proposer pour les malades frappés de syncope sur la voie publique. La sensibilité laryngée étant absolue, les liquides introduits peuvent s’engager dans les bronches et déterminer ultérieurement des accidents.

Le cordial (grog, vin chaud, etc.) est au contraire utile quand le malade commence à reprendre ses sens.

Si la syncope se prolonge, aux premiers moyens employés, il faudra joindre les frictions sèches énergiques, sur toute la surface cutanée, les compresses très chaudes appliquées sur la région précordiale.

Les moyens d’urgence les plus énergiques et que toute personne intelligente peut appliquer sonl le procédé des tractions rythmées de la langue et la respiration artificielle , dont la technique a été indiquée au chapitre consacré à l'asphyxie. Lorsque les tractions commencent à produire leur effet, on en est averti par une sorte de hoquet dû aux contractions du diaphragme.

Il importe de se rappeler que ces différents moyens, les derniers surtout, doivent être employés avec persévérance, car certaines syncopes se prolongent pendant des minutes qui peuvent paraître fort longues. Il y a lieu d’ailleurs de distinguer la syncope absolue, dont la durée ne saurait excéder certaines limites, des syncopes des névropathes à durée prolongée, dans lesquelles il y a perte de connaissance, mais sans disparition complète du pouls et de la respiration. Les syncopes de névropathes, qui effraient l'entourage des malades, ne présentent (“ii réalité aucun danger pour la vie.

L’état syncopal est caractérisé par une série de syncopes successives; il s’observe surtout à la suite d hémorragies abondantes ou dans la myocardite des maladies infectieuses.

SYNCOPE

C'est dans ces cas que les injections stimulantes trouvent les indications. On pratiquera donc des injections d'étlier sulfurique, d 'éther camphré , d'huile camphrée (au 10e), de caféine (0 gr. 25 par injection), et surtout de sérum artificiel si l'on peut en avoir rapidement à sa disposition.

Le nitrite d'amyle, en inhalations, est utile dans les états syncopaux liés au pouls lent permanent; il en est de même de la trinitrine en injections souscutanées.

Enfin les malades, dans les états syncopaux, ayant en général conservé la faculté de déglutition, on leur fera prendre du thé, du café, du vin de Champagne, une potion stimulante, avec acétate d’ammoniaque (5 à 10 grammes) et teinture de cannelle ( 10 grammes).

L’ électrisation (courants continus ascendants) est utile dans certains états syncopaux, mais ne peut être employée qu exceptionnellement.

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