II. — Hygiène générale
Les brightiques doivent se soumettre à certaines règles hygiéniques : un I exercice exagéré leur est nuisible, car il augmente l’albuminurie, mais on ne
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c.-n. LYON.
MALADIES DE L’APPAREIL URINAIRE
doit pas leur imposer non plus un repos absolu, tant que les œdèmes ne s’opposent pas à la marche; les malades pourront donc se livrer, sans aller jusqu'à la fatigue, à un exercice modéré qui a pour avantage de favoriser le fonctionnement de la peau et la nutrition générale.
Le repos au lit est nécessaire quand survient une poussée aiguë ou quand l’œdème devient envahissant.
Les malades doivent éviter toutes les causes de refroidissement ; aussi doivent-ils se prémunir contre l’impression du froid en portant sur la peau, gilet et caleçon de flanelle. Pendant la saison froide ils se trouveront bien du séjour dans le midi de la France.
Les fonctions de la peau doivent être activées à l’aide des frictions sèches, du massage, des bains tièdes. Quant aux bains chauds à 40 degrés, ils oui été recommandés par Bartels qui en fait la base du traitement. Pour combattre l’œdème, Leube fait prendre aux malades des bains de jambes à 58 degrés, dont la température est élevée progressivement à 42 degrés ; au bout de trois quarts d’heure les jambes sont essuyées, puis enveloppées de bandes de flanelle et recouvertes ensuite de toile cirée.
Les bains de vapeur ou d’étuve sèche ont encore été recommandés ; ils peuvent être nuisibles, cependant, et Bartels, Wagner en repoussent l’emploi. Il est bon de savoir que les bains chauds eux-mêmes peuvent être la source d’accidents (chez les artério-scléreux et les cardiaques).
Jusqu’ici Y allaitement avait été interdit aux femmes atteintes de mal de Bright, sans distinction. Il résulte d’observations récentes (Commandeur, etc.) que l’on peut autoriser l'allaitement chez les brightiques, quand elles sont exemptes d’insuffisance rénale marquée ; la santé de la mère et celle de l'enfant ne paraissent pas en souffrir.