II. — Névralgie intercostale
La névralgie intercostale a des causes générales qui, pour ne pas lui être exclusives, la déterminent toutefois avec une fréquence particulière.
Parmi ces causes, citons la chlorose et les anémies, la syphilis, l’intoxication saturnine on oxycarbonée, la neurasthénie, le diabète et surtout la tuberculose.
Une mention particulière doit être accordée également à certaines affections organiques (jui déterminent cette névralgie par action réllexe. Chez une femme qui se plaint de douleurs intercostales, on devra immédiatement rechercher une affection utéro-ovarienne ; chez l’homme comme chez la femme, on devra s'enquérir avec soin des fonctions de l'estomac; très souvent, en effet, ainsi qu’on le sait depuis longtemps, et comme l’ont rappelé Chantemesse et Lenoir, à l’occasion de la dilatation de l'estomac, la névralgie intercostale, bilatérale et siégeant au niveau des derniers espaces intercostaux, est l'indice de troubles digestifs, que l’estomac soit dilaté ou non.
De nombreuses causes locales peuvent encore déterminer la névralgie intercostale et donner lieu à des indications thérapeutiques particulières ; citons les altérations osseuses (notamment la tuberculose), les tumeurs du sein, le mal de Pott, certaines scolioses, l’anévrisme de l’aorte, etc. On ne doit pas oublier de rechercher l'existence antérieure d’un zona, chez les malades qui accusent une névralgie unilatérale intense
Chez ceux qui sont en proie à de violentes névralgies bilatérales, rebelles à toute médication, on devra rechercher l’existence d'une lésion centrale (myélite, tumeur rachidienne).