CRAMPES
Pans un cas de hoquet post-scarlatineux rebelle, M. Chambard (de Lyon) a employé avec succès le drap mouillé. Il est probable que le hoquet dans les maladies infectieuses est dû à l’influence exercée par les toxines sur le centre du phrénique.
Chez les paludiques le sulfate de quinine est particulièrement indiqué.
Dans la fièvre typhoïde le hoquet apparaît en général à la fin du deuxième septénaire ou au commencement du troisième; il indique toujours une intoxication profonde. Il est justiciable du traitement général par les bains froids, les injections de sérum. On ne confondra pas ce hoquet de cause générale avec celui qui est symptomatique de péritonite par perforation ou d’appendicite paratyphoïde (Bomchis, Thèse de Paris , 1901 ).
Le hoquet le plus rebelle est le hoquet hystérique. Il débute parfois d'une façon soudaine et imprévue, chez des malades qui ne présentent aucun stigmate de la névrose, et rentre alors dans le cadre des hystéries locales.
Le hoquet hystérique est bruyant, à timbre rauque et éclatant. 11 peut être continu et ne laisser au malade aucun moment de repos ou bien se manifeste j sous forme d’accès. Il est habituellement d’une ténacité désespérante.
On a employé contre lui les différents médicaments précédemment indiqués, et de plus la strychnine, la pilocarpine (proposée par Orti lies , St i I les ) .
Ce dernier emploie la formule suivante :
Chlorhydrate de pilocarpine 10 centigrammes.
Eau distillée 10 grammes.
X gouttes, trois ou quatre fois par jour.
On a utilisé également Y hydrothérapie, le lavage de l'estomac, la faradisation du creux épigastrique, la métallothérapie, la suggestion hypnotique.