‹ Traité élémentaire de clinique thérapeutiqueChapitre 217 sur 274 · SCORBUT · texte numérisé non relu

SCORBUT

Le scorbut a toujours été considéré comme une affection due à une alimentation défectueuse, c’est-à-dire à la privation prolongée de végétaux frais; aussi sévit-il presque exclusivement à bord des navires; cependant quelques doutes se sont élevés ] au sujet de cette pathogénie admise universellement et la question de l’origine infectieuse de la maladie a été soulevée. On a signalé des épidémies de scorbut qui ont sévi sur des équipages abondamment pourvus de légumes. Lind a rapporté l’exemple I d une escadre qui compta jusqu’à 400 cas de scorbut, au cours d’une croisière dans 1 la Manche, alors qu’elle avait toutes facilités de se ravitailler. Yillemin a soutenu avec j conviction la thèse de l'infection; il a préconisé la désinfection comme un sùr moyen prophylactique, mais cette thèse n'a pas rallié les suffrages et Leroy de Méricourt l’a j combattue à l’Académie de médecine (1874).

Lorsqu'un cas de scorbut est déclaré, il faut donner au malade des aliments qui lui faisaient défaut, c'est-à-dire les légumes frais, les fruits acidulés (oranges, citrons), « scorbuti summum et pene solum auxilium in herbis reeen- \

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