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supprimer l'usage du tabac, celui des apéritifs et des li<pieurs, réprimer tous les écarts de régime, veiller à ce (pi un temps suffisant soit consacré aux repas et à ce <]ue la mastication des aliments soit irréprochable: enfin cesser toute médication irritante.

D’autre part les malades devront mener une existence régulière, s'abstenir de travaux intellectuels exagérés, bannir autant (pie possible les préoccupations d’affaires qui ont une influence si grande sur la gastropathie et qui provoquent souvent des paroxysmes douloureux. Un exercice modéré, la marche, l'usage de la bicyclette dans une sage mesure seront des plus utiles aux malades ayant des occupations sédentaires, aux arthritiques, à ceux «pii ont tendance à l’obésité.

Lorsque le malade a été soumis à ces prescriptions hygiéniques, on constate parfois, au bout de quelque temps, que I hyperpepsie n’était chez lui (pic passagère, déterminée par le régime ou par l’usage de certains médicaments et que le type chimique primitif est une hypopepsio plus ou moins prononcée. Dans ce cas, on instituera le traitement qui sera indiqué plus loin pour la gastrite avec hypopepsie; dans le cas contraire, on maintiendra le traitement de I hyperpepsie, traitement qui, dans les formes atténuées que nous étudions, comporte presque uniquement l’observation du Régime.

Il n’est pas besoin que ce régime soit très rigoureux, et il n'est pas nécessaire en général d’instituer le régime progressif, ayant la diète lactée pour point de départ, qui est indispensable dans les formes graves avec hyperchlorhydrie.

Le régime mixte d’emblée est le régime banal (pie l’on peut prescrire à tout dyspeptique qui ne souffre pas; il comprend 1 usage des viandes, des œufs, des poissons, des féculents et des légumes verts, celui des fruits cuits et des fromages frais. Les malades devront, au début tout.au moins, être très modérés dans l’usage des féculents et surtout des légumes verts; de plus, le pain sera rationné et l’eau constituera l’unique boisson. Voici d'ailleurs la table du régime autorisé chez les dyspeptiques de cette catégorie :

Potages.

Viandes.

Poissons. .

Œufs .

Crustacés .

Féculents .

Légumes verts et racines. .

Fruits . . . .

Pouillon de poulet, potages au lait et aux pâtes, potage aux légumes écrasés.

De bœuf, de mouton, d’agneau (de préférence côtelettes, filet de bœuf, côtelettes d agneau); ris de veau, cervelles bouillies; volailles jeunes, rôties ou bouillies, maigre de jambon cru.

Sole, merlan, perche, turbot, barbue, bar, brochet, bouillis.

A la coque, pochés dans le bouillon; œufs sur le plat.

Huîtres.

Lentilles, pommes de terre en purée, faite au lait; nouilles.

Purée de navets, de petites carottes, de choux-fleurs, de fonds d'artichauts, chicorée, épinards, cresson, pissenlits.

Pèches, raisins crus, très murs; compotes de pèches, de

MALADIES DE L’ESTOMAC

Fromage* .

Entremets .

Pain.

Boissons

pommes, de pruneaux, de mirabelles, etc., pommes cuites au four.

. Fromages frais, Gervais, à la crème.

. Soufflés, crèmes renversées, œufs à la neige, meringues, gâteau de riz bien cuit.

. 100 grammes de pain grillé au plus, à chaque repas, ou biscottes. Biscuits secs, non beurrés, aux collations.

. Eau de source ou bien eau d’Alet, d ’Evian, de Condillac: infusions chaudes de feuilles d oranger, menthe, tilleul, camomille, café très étendu de lait.

La médication, nous l'avons dit, peut se borner au régime; l’abstention de toute médication est de règle, au moins au début, surtout dans les formes hyperpeptiques où la sécrétion est peu abondante et la digestion courte, ce que démontrent les examens en série.

Ce (pii incommode surtout les malades dans ces cas, c’est le tympanisme: aussi faut-il supprimer radicalement les farineux et réduire la quantité de pain,

50 ou 60 grammes par repas; les malades sont en général hypoazoturiques, débilités; les eaux chlorurées mixtes leur conviennent particulièrement. On prescrit à domicile une cure d eau de Sanlenay, dont on fait prendre un grand verre le matin à jeun ; si la constipation est dominante, un second verre sera donné dans l’après-midi.

Dans la belle saison, une cure à Saint-Nectaire est également très utile à cette catégorie de malades.

Enfin 1 hydrothérapie est le complément utile du traitement permanent.

L’hyperpepsie peut au contraire s’accompagner d'une sécrétion abondante, sans d’ailleurs qu’il y ait dilatation ni retard très marqué dans l’évolution digestive; dans ces cas les malades accusent toujours des sensations de fatigue, de la céphalée, de l’inaptitude au travail, de 1 insomnie, etc., on constate i souvent de l’azoturie.

Ici encore le régime sera la base du traitement, plus ou moins sévère suivant les cas; il sera parfois nécessaire de faire le repas du soir très léger.

L hydrothérapie sera conseillée systématiquement (douches froides, en jet brisé) ; de plus, les malades appliqueront pendant la nuit, sur le creux épigastrique, le maillot humide ou compresse de Pricssnitz, c’est-à-dire une compresse pliée en quatre, imbibée d’eau froide et recouverte de taffetas chiffon.

Dans ces cas surtout, qui peuvent aboutir à l’byperchlorbydrie, il faut insister sur la nécessité d'un repos relatif, recommander le séjour à la montagne.

Le traitement médicamenteux qui convient à domicile est le traitement par le sulfate de soude, ou plutôt par l’eau de Carlsbad naturelle (source Mühlbrunnen) ou la solution dont nous avons indiqué la formule et le mode d’emploi, ou bien encore par l’eau de Vichy tiédie, sulfatée (4 à 6 grammes de sulfate de soude). Le résultat obtenu est une diminution de la sécrétion et de la durée de la digestion.

Ce traitement médicamenteux doit être poursuivi pendant un mois environ.

DYSPEPSIES CMIMIOI ES. |Sr.

Si la saison le permet, les malades remplaceront ce frailcmcnl par un séjour à Carlsbad.

S'il existe une constipation rebelle, qui peut être exagérée par le traitement salin, on combattra cette constipation plutôt par les lavement. s- et le massage <[uc par des médicaments.

Quand la dilatation est très développée et ancienne, les tarages de l'estomac faits avec de l’eau bouillie, refroidie à Ü0°, deviennent utiles : seulement il ne faut pas eu faire plus de J 2 ou là de suite.

Tel est le traitement peu compliqué des formes atténuées de Nivpcrpcpsie. traitement qui assure la guérison très rapidement dans la majeure partie des cas.

Si la gastropathie a été méconnue, si le malade a négligé de s'astreindre au régime, enfin si les causes morbides ont déterminé d’emblée une excitation glandulaire excessive, ou bien si le système nerveux incité a réagi d’une façon intensive, l’affection gastrique revêt une forme plus grave, plus rebelle; elle devient douloureuse, s’accompagne de troubles nerveux divers et exige un traitement méthodique, sévère et prolongé.

Les formes graves comprennent, nous l’avons dit, plusieurs variétés :

Entre les formes précédentes et I hyperchlorhydrie permanente, périodique, on peut observer (hyperchlorhydrie discontinue, à crises plus ou moins espacées, le malade ne souffrant pas dans l’intervalle de ces crises, quoique étant byperpepti que .

Le repos au Ht, 1 application du maillot humide , la diète lactée constituent essentiellement le traitement de ces crises ; quant au traitement à prescrire, une fois la crise terminée, c’est celui (pii vient d'être indiqué, ou bien si l’examen du chimisme révèle une hyperchlorhydrie latente, c’est le traitement plus sévère que nous allons formuler pour Lhyperchlorhydrie continue à paroxysmes quotidiens avec dilatation et ralentissement des digestions.

C’est à cette forme que s’applique la description classique de I hyperchlorhydrie, avec ses phénomènes douloureux se manifestant, après chaque repas, trois ou quatre heures après l’ingestion des aliments, avec sa crise nocturne, ses vomissements plus ou moins fréquents, etc.

Ici l’alimentation doit être réduite au minimum pour permettre à I estomac de se reposer, à l’excitation glandulaire de s’atténuer. La réduction de l’alimentation implique le repos au lit, qui seul permet de la supporter et dont l'influence heureuse sur les phénomènes douloureux, sur les troubles nerveux, sur l’insomnie, n’est pas contestable.

Donc on impose le repos au lit et on soumel les malades au régime lacté absolu-, ce traitement initial est complété par l’application permanente du maillot humide.

Le régime lacté comporte l’emploi de lait écrémé à la dose d un litre le premier jour, puis à doses progressivement croissantes jusqu’à trois litres par jour, bu par verres, à intervalles régulièrement espacés. 11 est souvent utile d’additionner chaque verre de lait de deux cuillerées à bouche d'eau de chaux.

MALADIES DE L’ESTOMAC

Au bout de huit jours, ou autorise le matin un potage au lait et au tapioea ainsi qu’un œuf mollet, et progressivement on arrive à une alimentation plus variée. La pratique démontre que les aliments albuminoïdes sont beaucoup plus facilement digérés par les estomacs des hyperchlorhydriques que les aliments hydro-carbonés. Elle est en contradiction apparente avec l'expérimentation qui a mis en lumière l’action e.xcito-sécrétoire des aliments albuminoïdes (expériences de Pawloxv, Baclunann, Justesen, etc.), et la richesse plus grande en HCl du suc gastrique chez les sujets dont le régime est particulièrement chargé en viande (Yerhœghen, La Cellule, t. XIV, 1898). Mais, si les aliments albuminoïdes excitent au maximum la sécrétion chlorhydrique (ce qui est d'ailleurs contesté par Einhorn, Jurgensen, Lowenthal, Schiile, Sorensen et Metzger), ils ont par contre la propriété de fixer l’acide chlorhydrique à l’état de combinaison chlorhydro-albuminoïde peu ou pas irritante; il y a plus d’acide chlorhydrique, à la suite de leur usage, mais il en persiste moins à l’état libre. L’acide libre paraissant être la cause essentielle des douleurs chez les hyperchlorhydriques, il est facile d'en conclure que les aliments albuminoïdes sont particulièrement indiqués chez les malades.

Les œufs ont une action excito-sécrétoire moins marquée que la viande; le lait, d’après Baclunann, possède l’action la plus faible [Archiv fur Verdauungskrankheiten, p. 556, 1899); c’est aussi I aliment (pii fixe le mieux l'acide chlorhydrique libre, grâce à l’état de fine division de sa caséine; c’est donc l'aliment de choix pour les hyperchlorhydriques, celui qui dans les formes graves doit constituer presque toute l alimentation. Si la pratique a devancé depuis longtemps l’expérimentation, en utilisant le lait dans les gastropathies, il n’en est pas moins intéressant de constater sur ce point son accord parfait avec la théorie.

La prohibition des aliments gras est classique dans les gastropathies et chez les hyperchlorhydriques en particulier. Il semble cependant que l’on ait été trop sévère et que la proscription ne doive pas s’étendre à toutes les graisses indistinctement. Pawlow, Lubassow, Wolkowitsch ont démontré, en effet, que les graisses ont une action inhibitrice sur la sécrétion gastrique. Leurs expériences faites sur le chien oui été reproduites sur l'homme par Akimow Peretz, par Baclunann. Ce dernier a démontré qu’un repas d’épreuve avec graisse (beurre et crème) détermine chez les hyperchlorhydriques une diminution de la sécrétion chlorhydrique totale, sans d’ailleurs que la durée de la digestion soit sensiblement augmentée. Strauss [Thérapie der Gegenwart. septembre 1900) a prescrit à des bypcrcblorhydriques jusqu’à 550 grammes de graisse par jour sous forme de beurre, de crème et parfois d’huile. Dans plusieurs cas, il aurait obtenu une diminution remarquable de la quantité et de l’acidité de la sécrétion gastrique.

Il est certain que l’addition de beurre cru et de crème, en quantité modérée, n’est pas nuisible aux hyperchlorhydriques, et qu’on peut autoriser l’usage de ces corps gras aux malades, quand on leur prescrit un régime mixte. L’addition des corps gras a Davantage d'enrayer l’amaigrissement si marqué parfois chez ces malades. Il convient cependant de remarquer que les corps gras ne

DYSPEPSIES CHIMIQUES

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sont pas également bien tolérés par tous l«*s malades; ceux qui ont des fermentations intenses ne les supportent pas.

Voici maintenant l'indication des différentes étapes du rêqime chez les hyperchlorhydriques :

I " Régime.

2° Régime.

ôc Régime.

V Régime.

ô" Régime.

Lait, de un litre à trois ou même quatre litres par jour, progressivement.

Lait, de un litre et demi à deux litres; potages au lait avec tapioca, semoule, vermicelle lin, quelques pâtes, <eufs à la coque peu cuits.

Ajouter la viande crue de bœuf ou de mouton, pulpée, a la dose de 100 à 200 grammes par jour: les poissons maigres (sole, merlan).

Continuer I usage de la viande crue; prendre «mi outre de la volaille hachée, du ris de veau, de la cervelle bouillie. Purées de lentilles ou de pommes de terre au lait, biscottes.

Lait au premier déjeuner et à rpiatre heures; au repas, hoir»* du lait coupé au tiers d eau d Met ou d'Ëvinn, ou de I eau pure, ou bien une infusion chaude.

Viandes grillées ou rôties, chaudes ou froides, de bœuf, de mouton, d’agneau; volailles; perdreaux, faisan liais.

Maigre de jambon.

Œufs.

Poissons maigres.

Purées de lentilles, pommes de terri*, clioux-lleurs, fonds d’artichauts, haricots verts, épinards, chicorée, pissenlits, laitue.

fruits cuits; marmelade de pommes.

Souillés, crèmes cuites, mufs à la neige.

Pain grille (80 à 10(1 grammes à chaque repas).

Il est difficile d'indiquer a priori au bout «h* combien de temps le malade peut passer d’un régime à un autre; I Observation attentive dn malade »*'l le seul guide qui permette de décider, dans chaque cas en particulier, de la conduite à tenir. Le retour des douleurs nécessite de nouveau la réduction d»* lalimentation .

Le malade peut se lever au bout d'un temps qui varie de 8 à lu jours et même plus, suivant la gravité du cas, et reprendre peu à peu ses occupations en évitant les veillées, les fatigues de toute nature.

Il ne suffit pas de prescrire un régime, il faut combattre les douleurs, modérer l’excitation sécrétoire et réveiller la tonicité de l'estomac, activer la digestion dont l'évolution est ralentie.

Très souvent il suffit du repos, du régime et du maillot humide, pour calmer les douleurs. En général, lorsque les douleurs ne sont apaisées qu'ineomplètement, il faut craindre la complication d'un ulcère; il peut se faire

cependant que, sans être atteints d’ulcère, les malades continuent à souffrir; il faut encore pouvoir les soulager rapidement quand ils sont repris inopinément de sensations douloureuses. C’est dans ce but que l’on a employé et que l’on emploie encore les alcalins et que l’on a recours aussi parfois aux sédatifs (belladone).

Nous avons indiqué que les alcalins constituent un moyen chimique de saturer l’acide libre et contribuent ainsi à faire disparaître les douleurs, bien (pie l’intensité de celles-ci soit loin d’être proportionnelle au degré d’acidité du contenu gastrique; nous nous sommes déjà expliqué sur ce point. Les alcalins, en tout cas, calment incontestablement les phénomènes douloureux et parfois instantanément; ils nous offrent donc une ressource précieuse pour soulager les malades, mais il faut se garder de les considérer, ainsi que beaucoup de médecins ont encore tendance à le faire, comme un moyen de traitement capable d'amener la guérison. Les alcalins ne sont que des agents palliatifs. dont l’emploi doit être passager; on doit leur substituer le plus rapidement possible les médications qui agissent sur l’élément sécrétoire et sur la gastrite. D’ailleurs leur emploi prolongé est dangereux; s ils saturent l'acide lors de leur introduction dans l’estomac, ils ont par contre pour effet éloigné d’exciter la sécrétion; ce sont des armes à double tranchant permettant de combattre certains effets de la maladie, mais pouvant entretenir l’excitation sécrétoire (bien (pie ce fait ait été contesté par Reichmann). Le bicarbonate de soude, ne l’oublions pas, se transforme en chlorure de sodium dans 1 estomac; or, c’est aux dépens de ce chlorure que se fabrique l'acide du suc gastrique; donner du bicarbonate de soude à un hyperchlorhydrique, c'est le soulager momentanément, mais c’est aussi lui fournir le moyen de sécréter de nouvelles quantités d’acide; en somme, c’est tourner dans un cercle vicieux.

Si le bicarbonate de soude est passible des reproches que nous venons de faire, il n’en est pas de même en ce qui concerne les alcalino-terreux, c’està-dire la magnésie et le carbonate de chaux; ces bases saturent également • bien l’acide libre, mais sont dépourvues d’action excitante; de plus, elles ne donnent pas lieu, comme le bicarbonate de soude, à un dégagement abondant d’acide carbonique, gênant par la distension gastrique qu’il occasionne.

La magnésie sature l'acidité et forme du chlorure de magnésium (pii paraît avoir une certaine action sur. la motricité (Laborde et Aguilhon de Sarran ont en effet montré. qu’il excite les libres musculaires lisses). Quant à la craie préparée qui sature également les acides, elle se transforme en chlorure de calcium légèrement diurétique (Giacomini).

Pour les raisons qui viennent d'être indiquées, ou tend aujourd’hui à substituer au bicarbonate de soude les autres alcalins, ou tout au moins à les associer à ce sel, de façon à n’emplovcr que des doses modérées de celui-ci. Nous ne conseillons donc (tas de prescrire les doses de 20 à 40 grammes de bicarbonate de soude pro die que nous avons vu donner, il y a quelques années, aux hypcrchlorhydriques.

Théoriquement, la quantité d’alcalins administrée doit être en rapport avec celle d’acide à saturer. La chimie fournit des indications (pii sembleraient

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