‹ Traité élémentaire de clinique thérapeutiqueChapitre 36 sur 274 · INTERVALLES · texte numérisé non relu

INTERVALLES

DKS TÉTÉES

lre semaine. . . .

15 à 30 grammes.

9 tétées

Toutes les 2 heures.

7 tétées

Toutes les 2 h. 1/2.

5e mois

5 tétées

Toutes les 5 heures.

(Le lait, est donné pur à partir de la 8e semaine.)

Lorsque le lait est convenablement coupé et donné dans les proportions indiquées ci-dessus, l’enfant présente les mêmes augmentations de poids que l’enfant élevé au sein; ses selles sont homogènes, sans grumeaux. La seule différence que l'on constate c’est la tendance à la constipation qui est plus marquée chez l’enfant élevé au lait stérilisé. On aura soin de combattre cette constipation par des massages exercés dans le sens du courant des matières, par l’administration pendant quelques jours de l’eau de Vichy donnée à la dose d’une cuillerée à café avant chaque tétée ou par celle d’une pincée de carbonate de magnésie, par l’emploi de la manne, de la magnésie calcinée, de l’huile de ricin (quelques gouttes délayées dans du lait), par les suppositoires glycérinés, les petits lavements donnés avec la poire ou une seringue en verre, etc.

On doit entendre par sevrage, l’adjonction au lait de femme ou au lait de vache d’autres aliments, notamment de farines; ce mode d’alimentation constitue la première étape dans l'acheminement vers l’alimentation mixte normale.

La période du sevrage est plus facile à traverser par les enfants élevés au lait stérilisé que par ceux qui ont été nourris au sein, ces derniers ayant souvent de la peine à s'habituer au lait que l’on substitue au lait de la mère; aussi, chez eux, convient-il de ne procéder au sevrage que graduellement, en remplaçant peu à peu plusieurs tétées par du lait stérilisé, en quantité équivalente. Le sevrage brusque détermine souvent un refus d’aliment pendant plusieurs jours, refus qui s’accompagne de cris, d’agitation, d’insomnie et qui entraîne une perte de poids rapide.

Le sevrage, a dit Trousseau, ne saurait se faire en consultant l’almanach.

MALADIES DE L’ESTOMAC

Pour les enfants nourris au sein, il faut s’en tenir au lait de la mère, tant que la lactation ne fatigue pas la mère et qu elle fournit un lait de quantité et de qualité suffisantes, ce que démontrent les pesées. Si l'enfant ne soutire pas d’insuffisance alimentaire, il est indiqué de prolonger l’allaitement et par suite de retarder le sevrage le plus longtemps possible, parfois jusqu’au 15' ou au 1 8e mois.

Si l’enfant au sein souffre et que l’on ne puisse lui donner une nourrice, on est conduit à employer l’allaitement mixte, c’est-à-dire à remplacer une ou plusieurs tétées par du lait stérilisé, puis à donner des bouillies.

Pour les enfants élevés au biberon depuis la naissance et pour ceux que la mère ne peut continuer à nourrir, la période du sevrage commence vers le 9e ou le 10e mois, c’est-à-dire au moment de l’éruption des premières dents.

Plus tard, au 9e mois, on peut donner un jaune d’œuf bien frais, délayé dans l’un des biberons, ou bien, à la place de l’un d’eux, une bouillie faite avec l’une des farines suivantes : farine de froment, de riz, d’avoine, d’arrowroot, farine lactée, crème d’orge, racabout. Le racahout est une farine composée, dont la formule est la suivante :

Cacao torréfié \

Fécule île pommes de terre £ ââ

Farine de riz ;

Salep

Sucre

Vanille

Voici la formule d’une autre farine composée, dont les enfants sont friands :

00 grammes.

Cacao pulvérisé 100 grammes.

Fécule de pommes de terre «500 —

Phosphate bicalcique .50 —

Sucre pulvérisé 570 —

Vanilline 0 gr. 05

Les semoules, le sagou, le tapioca servent également à faire des potages bien tolérés par les jeunes enfants.

La quantité de ces fécules doit être de deux cuillerées à café pour 150 grammes de lait; on additionne la bouillie d’un peu de sel et de sucre; à cet âge, l’enfant prendra donc 5 tétées et une bouillie. On laissera s’écouler un intervalle de quatre heures entre l’administration de la bouillie et celle du biberon suivant. A 02 mois, l’enfant prendra deux bouillies «au lieu d’une, ou bien une bouillie et un œuf.

Les panades sont des aliments plus nutritifs, mais de digestion plus difficile que les bouillies, aussi ne conviennent-elles qu’aux enfants déjà «âgés d'au moins un an. Elles se préparent en délayant du pain dans de l’eau ou dans le lait, et en faisant bouillir avec un peu de beurre et de sel. On ajoute souvent un jaune d’œuf ou un œuf entier.

DYSPEPSIE ET TOXI-INFECTIONS GASTRt (-INTESTINALES INFANTILES.

Ail

On ne doit employer pour les panades que du pain grillé ou des biscottes de liruxelles (tranches de pain de gruau, additionnées de beurre et d’œuf et torréfiées au four), des grissinis.

A la même époque, aux bouillies, on peut joindre des potages au bouillon (pii est bien digéré, s'il est frais et dégraissé: on l’additionne de semoule, de lapioca.

Depuis 12 mois jusqu’à J 8 mois au moins, l’enfant prendra par jour 1 litre de lait stérilisé pur ou en potage, et, en outre, un œuf à la coque, une petite quantité de cervelle, de ris de veau ou de volaille hachée, de la purée de pommes de terre, des bouillies, des potages à la semoule, au tapioca, gras ou

maigres.

A partir de 18 mois, on donnera du jus de viande, du filet de bœuf finement coupé, du poulet haché menu ou de la sole, de petits biscuits, des œufs,

' des purées au lait, du macaroni, des crèmes et des potages.

A 2 ans, l’enfant peut faire quatre petits repas par jour : à son réveil une bouillie ou un potage; vers 1 1 heures, un second potage, un œuf, ou purée de viande ou poisson; féculents en purée, nouilles, macaronis ou bien mie petite quantité de légumes verts passés au tamis si l'enfant est constipé; à 5 heures, un goûter composé de lait et d’un biscuit ; à (i ou 7 heures, un potage. Comme boisson, de beau légèrement rougie. On reculera 1 usage de la viande jusqu’à 5 ans chez les enfants de souche arthritique, sujets à l'urticaire, prédisposés à bauto-intoxication.

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