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IV. — Traitement de la cause

Le traitement de la cause est des plus variables; il est d’ailleurs des cas où les indications étiologiques ne peuvent être remplies.

MALADIES DE L’INTESTIN

A. Constipations de cause locale. — Lorsqu’une tumeur comprime l’intestin, son ablation s’impose si toutefois cela est possible. La constipation de la grossesse disparaît en général après L accouchement, à moins qu’elle ne soit entretenue parle relâchement consécutif de la paroi abdominale. Pendant la grossesse on évitera l’usage des laxatifs qui pourraient, chez les femmes prédisposées, provoquer l'avortement; on se bornera à prescrire l'usage des lavements.

S’il existe de l’ascite, due à une cirrhose ou à une autre cause, on évacuera le liquide péritonéal.

Les déviations utérines exigent l’emploi des moyens propres à les corriger. On obviera à la rétroversion par le port d’un pessaire de Hodgc, par le massage •gynécologique et. au besoin, par les moyens chirurgicaux.

Le diagnostic de brides péritonéales comprimant l’intestin est délicat; il ne peut que bien rarement être établi avec certitude, car, dans bon nombre de cas, les brides péritonéales existent sans qu’on ait de raisons valables pour les diagnostiquer. S’il existe chez le malade des antécédents de péritonite, si l’on constate chez lui une douleur persistante localisée en un point fixe, on pourra soupçonner l’existence de brides et proposer, en dernier ressort, une laparotomie.

La constipation liée au relâchement de la paroi abdominale exige le port d’une ceinture; de même que celle qui est liée à Ventéroptose. Dans ces cas les moyens physiques seuls doivent être employés.

Quand il existe des lésions intestinales et notamment des hémorroïdes entretenant la constipation par contracture du sphincter anal, il ne faut pas hésiter à procéder à la dilatation. Le même traitement est applicable dans le cas de fissure anale. S’il existe un rétrécissement intestinal , (pii le plus souvent est de nature cancéreuse, l’anus contre nature devient, à un moment donné, une opération de nécessité, quand l’accumulation stcrcorale devient de plus en plus marquée et détermine des symptômes accusés d auto-intoxication, quand surtout le malade éprouve des besoins continuels de défécation, avec crises douloureuses.

Quand la constipation est imputable à une lésion de voisinage agissant par voie retlexe : cystite, métrite, etc., on dirige contre ces affections les divers traitements appropriés.

B. Constipations de causes générales. — Si les fautes contre l’hygiène alimentaire peuvent être incriminées, on oriente le régime dans le sens qui a été indiqué précédemment.

D’autre part on obvie aux fautes contre l’hygiène générale. Suivant les cas on combat la sédentarité, on supprime les causes de fatigue, etc.; en un mot on emploie les moyens propres à régulariser la nutrition et à rétablir I équilibre nerveux.

La constipation est-elle due à l 'usage prolongé de certains médicaments, l’indication causale est facile à remplir.

La constipation secondaire des gastropathes, en raison de sa fréquence,

CONSTIPATION

doit attirer l’attention du praticien. En même temps que l’on combattra le symptôme, exclusivement à l'aide des moyens physiques, on combattra les troubles gastriques par le régime et les autres moyens applicables à chaque variété de gastropathes. Chez les hyperchlorhydriques on peut souvent rétablir, dans un délai rapide, le fonctionnement régulier de l’intestin, par le régime, par l’emploi judicieux et modéré des alcalins, par les moyens généraux s’adressant à l’élément nerveux (hydrothérapie, etc.).

Chez les hypopeptiqucs, le massage abdominal, la cure de Châtel-Guyon conviennent particulièrement. Avant tout, chez ces malades, on supprimera l’usage des laxatifs.

Dans le cas où le foie peut être mis en cause, on insistera sur le régime végétarien, sur les lavements à basse température (qui provoquent le flux biliaire). L'évonymine, le calomel à petites doses sont indiqués comme laxatif. Le massage du foie pourra être tenté, sous les réserves que nous avons formulées.

Quand la constipation est due à une affection organique du système nerveux, on ne peut espérer en triompher. On se bornera à vider l’intestin par les lavements, on prescrira le massage intermittent. Chez ces malades, comme chez certains vieillards chez qui la sénilité a déterminé l’atrophie des libres musculaires lisses de l'intestin, se produisent parfois des accumulations de matières dans l’ampoule rectale, qui nécessitent l’enlèvement à la curette.

La constipation des neurasthéniques , des hystériques sur la fréquence et les caractères de laquelle nous avons suffisamment insisté exige surtout l emploi des moyens généraux : repos, hydrothérapie, isolement, médication tonique, etc., qui ont été précédemment indiqués.

Lorsque chez les sujets jeunes, neuro-arthritiques, fils de goutteux, d’obèses, présentant eux-mêmes déjà certains attributs de la diathèse, la constipation a tendance à se montrer, il faut surtout s’efforcer de modifier l’état constitutionnel par les moyens hygiéniques empruntés au régime alimentaire, à l’exercice, etc., sans s’attarder à l’emploi des médications locale*.

Enfin quand la constipation est la conséquence de V asthénie générale, chez les vieillards en particulier, on ne peut employer qu’une médication palliative, tout en s’efforçant par une alimentation judicieuse, par l’emploi des toniques, etc., d’atténuer l’asthénie.

Dans le cours des maladies générales chroniques, la constipation reconnaît habituellement des causes complexes. En plus de l’affaiblissement de l'organisme, divers facteurs peuvent intervenir : notamment les médications suivies, la nature de l’alimentation, les troubles digestifs, l’état neurasthénique secondaire. On devra s’efforcer de tenir compte de ces différentes modalités pathogéniques pour combattre utilement la constipation au cours de ces maladies.

MALADIES DE L’INTESTIN

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