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I. — Infections de l’arbre biliaire principal

A. Infections radiculaires. — Si dans certains cas 1 infection est exclusivement biliaire dans son expression clinique, dans d’autres elle cesse de bonne heure d’être biliaire pour devenir hépatique; en d’autres termes l élément hépatique est profondément touché dès le début, il semble que les agents infectieux ont brûlé les étapes pour se localiser primitivement sur h* foie. 11 sera question plu^ loin de ces hépatites infectieuses.

B. Infections ramusculaires (angiocholites). — Les infections ramusculaires peuvent être suppurées ou non; suppurées elles correspondent aux anciens abcès aréolaires qui ne sont autres que des canaux biliaires dilatés et remplis de pus.

Etant donnée l’impuissance absolue du traitement médical dans le cas d’abcès biliaires, l’intervention paraît des plus légitimes; cependant jusqu’ici le nombre des opérations pratiquées est des plus restreints, parce que le diagnostic est le plus souvent impossible. Le traitement est celui de tous les abcès, c’est-à-dire, en l’espèce, l’ouverture des canaux biliaires suppurés, I’angiostomie, pratiquée à travers le tissu hépatique. 11 est certain d’ailleurs qu’on ne peut se flatter de guérir toujours les malades, étant donnée la multiplicité des foyers purulents que l’on ne peut ouvrir tous.

Plus efficace serait le traitement chirurgical précoce, avant la période de suppuration, c’est-à-dire la cholécystotomie précoce. « Les médecins, a dit M. Terrier au Congrès de chirurgie de 1895, admettent actuellement que dans une angiocholite suppurée l’intervention chirurgicale soit autorisée, mais je crois qu’il faut aller plus loin, et qu’il existe un certain nombre d’angiocho-

MALADIES DU FOIE

lites et de cholécystites qui ne sont pas suppurées et dans lesquelles cependant l’intervention chirurgicale est nécessaire, attendu que l’affection abandonnée à elle-même se termine par la mort. Je pense que lorsqu'on se trouve en présence d’accidents d’angiocholite et de cholécystite infectieuse, même non suppurée, la laparotomie est absolument indiquée. »

D’assez nombreuses observations ont confirmé la justesse de cette opinion. M. Michaux, M. Routier, d’autres encore, par la simple laparotomie exploratrice, avec ou sans massage, des voies biliaires qui permet de détacher des bouchons de mucus obstruant le cholédoque, ont obtenu la guérison ( Société de Chirurgie , 21 novembre 1900).

C. Infections tronculaires (cholédocites) — Constatons que la cholédocite non ealculeuse a été traitée jusqu'ici par la cholédocostomie, sans que J es opérateurs aient su à quelle affection ils avaient affaire.

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