XX-L gouttes par jour, suivant l’àge
La teinture de grindelia robusla. employée à la dose de XXX à L gouttes,
2 grammes.
MALADIES DES BRONCHES
parait plus active que la précédente. Elle est peu toxique, calme manifestement la toux et la dyspnée, facilite l'expectoration. On l’emploiera utilement chez lus malades déjà saturés de belladone, de bromoforme, d’antipyrine. On peut d’ailleurs l’associer à la belladone, à l'aconit.
Après chaque quinte, M. Comby fait prendre X gouttes de la mixture suivante :
Teinture de belladone
Les sels de quinine ont été employés avec des succès divers contre la coqueluche. Ils agissent comme antispasmodiques; peut-être exercent-ils également une action sur l’agent infectieux. Dès 1888, Binz avait constaté l’efficacité des fortes doses de quinine. D’après lui les résultats négatifs ne peuvent prévaloir contre le grand nombre de succès obtenus avec cette médication; ces résultats s’expliqueraient d’ailleurs par le fait d’avoir prescrit le médicament à trop faibles doses. Binz donne la préférence, non au sulfate, mais au tannate de quinine, parce que ce dernier n’a presque pas de goût. Si l’on administre le médicament de façon à ce que le petit malade prenne par jour autant de décigrammes qu’il compte d’années d’àge, on constate une amélioration prononcée dès le troisième jour environ ; la coqueluche perd son caractère spasmodique pour revêtir les allures d’un simple catarrhe bronchique et disparaît rapidement. Ungar (de Bonn) a de nouveau, en 1891, appelé l’attention sur la quinine, dont il prescrit le chlorhydrate, et sur la nécessité d’employer des doses élevées. On doit administrer, selon lui, le chlorhydrate de quinine à doses répétées deux ou trois fois par jour et qui varient ainsi d’après l’àge de l’enfant :
A trois mois. .4 5 centigrammes.
De deux à cinq ans, la dose sera d’autant de décigrammes que l’enfant compte d’années, soit. 50 centigrammes à trois ans; 50 centigrammes à cinq ans. Cette dernière dose est la quantité maxiina à administrer en une prise, même chez les enfants dont l'âge dépasse cinq ans.
L’amélioration s’observe généralement au bout de cinq à six jours. Il faut alors diminuer les doses, mais progressivement, de façon à continuer pendant un certain temps l’usage d’une petite prise quotidienne de quinine, même après la disparition complète des quintes. Les enfants prennent difficilement par la bouche les sels de quinine. On administre généralement ceux-ci dans un peu de café noir, de glycérine sucrée avec du sirop tartrique, en pilules enrobées dans de la gelée, de la confiture, mais ce dernier mode d’administration n’est pas praticable, quand il s’agit de faire absorber des doses élevées
d’aconit
de grindelia robusta
A six mois . .
A un an . . .
A dix-huit mois
COQUELUCHE
de quinine. Le chlorhydro-sulfate et le bichlorhydrate peuvent se prescrire en potion dont on masque l'amertume avec l’extrait de réglisse :
Bichlorhydrate de quinine 2 grammes.
Extrait de réglisse 5 —
Sirop de fleurs d’oranger 1 5 —
Eau distillée 80 —
(0 gr. 12 environ de sel par cuillerée à café).
On peut enfin prescrire le bichlorhydrate et le chlorhydro-sulfate de quinine en suppositoires.
En Allemagne, les injections de bichlorhydrate de quinine ont été employées par Laubinger dans des cas où l'intolérance de l’estomac était absolue.
Certains médecins, notamment Guidi (de Florence), ont associé l’antipyrine et le sulfate de quinine.
Cb. Leroux et B. Pasteau ont préconisé les injections de goménol en solution huileuse à 1 pour 5, aux doses suivantes :
De 1 à 2 ans 3 à 5 c. c.
De 2 à 5 ans 7 à 8 c. c.
De 5 à 8 ans 10 à 15 c. c.
Ap rès la médication antispasmodique il convient de mentionner les méthodes de traitement suscitées par la théorie microbienne de la coqueluche : insufflations intra-nasales, badigeonnages laryngés, vaporisations de liquides antiseptiques, inhalation de gaz médicamenteux.
Parmi ces traitements, citons d’abord le traitement par les insufflations intra-nasales de poudres antiseptiques, préconisé par Michaël (de Hambourg). Un grand nombre de substances, les unes douées d’un pouvoir antiseptique, les autres à peu près inertes ont été employées par lui : chlorhydrate de quinine et acide benzoïque, sulfate de quinine et bromure de potassium, iodoforme, acide borique, acide salicylique, poudre de benjoin, cocaïne, bicarbonate de soude et poussière de marbre. Cette dernière elle-même a paru donner quelques résultats! Les poudres qui ont donné les meilleurs résultats sont celles de quinine et de benjoin.
Les insufflations de poudres médicamenteuses, disent ceux qui les emploient systématiquement, amènent dans la majorité des cas une diminution du nombre et de l’intensité des quintes; elles peuvent, dans quelques cas, déterminer très rapidement la guérison absolue (en 5 ou 5 jours). C’est surtout dans les cas tout à fait récents, ou, bien au contraire, dans ceux datant de plus d’un mois que le traitement s’est montré efficace. Au Congrès de Wiesbaden (1887), Michael apporta une statistique portant sur 250 cas et déclara avoir obtenu des résultats plus ou moins décisifs, parfois surprenants dans 75 pour 100 des cas; la guérison avait été obtenue en 2 ou 5 jours dans 7 pour 100 des cas. Genser se montre beaucoup moins enthousiaste que Michaël; dans
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50 cas où il a employé les insufflations, la durée moyenne de la maladie a été de 40 jours, c’est-à-dire qu’elle n’a pas été sensiblement abrégée; il a d’ailleurs observé des accès de toux et même de suffocation à la suite de ce traitement. En France, la méthode de Michaël a été expérimentée par M. Guerder, qui faisait faire deux insufflations par jour d’un mélange à parties égales de poudre d’acide borique et de café torréfié; chez un enfant de quatre ans qui avait, jour et nuit, des quintes toutes les heures, le nombre des quintes s’est abaissé, en 2 jours, à 4 la nuit et 5 ou 6 le jour. M. Moizard a utilisé le mélange suivant :
Benjoin pulvérisé ) g.
Salicylate de bismuth ) aa
Sulfate de quinine
Avec lequel il fait faire trois insufflations par jour à l’aide d’une poire en caoutchouc ou d’un simple tube en verre.
Les badigeonnages du pharynx et du larynx ont compté quelques partisans. Labric a utilisé les badigeonnages avec une solution de cocaïne à
1 pour 50 et même à 1 pour 20. Moncorvo a recommandé les badigeonnages à la résorcine à 1 pour 100 répétés toutes les 2 ou 5 heures; Rosenberg a eu recours aux instillations et aux badigeonnages d’huile mentholée à 1 ou
2 pour 100; enfin Letzerich a insufflé de la poudre de sulfate de quinine sur les cordes vocales.
On ne saurait recommander ces différents traitements qui nécessitent des manœuvres au cours desquelles l’enfant se débat et dont le résultat le plus certain est de provoquer des quintes.
Les pulvérisations ont été faites avec différentes solutions antiseptiques (eau phéniquée à 1 pour 500, eau boriquée à 5 pour 100, eau salicylée à 1 ou 2 pour 1000, eau bromurée à 5 pour 100, etc.). Goldsmith (de Strasbourg) a particulièrement vanté les pulvérisations phéniquées qu'il faisait répéter toutes les 2 ou 5 heures.
On a, d’autre part, préconisé les inhalations d'oxygène chargé de vapeurs médicamenteuses. Le Dr Dutremblay fait inhaler de l’oxygène qui passe dans un récipient rempli de menus fragments de pierre ponce. Avant de commencer l’inhalation on arrose la pierre ponce avec une petite quantité d’un mélange de bromoforme et d’eau de laurier-cerise (âa 10 grammes). On dispose ensuite les fragments de pierre ponce dans le récipient, en séparant chaque couche de pierres par une pincée environ de bromure de camphre dont on emploie en tout également 10 grammes. Ainsi préparé l’appareil peut servir pendant 4 jours. Le Dr Dutremblay fait inhaler en moyenne aux enfants 50 litres par jour d’oxygène ainsi chargé de bromure de camphre et de bromoforme : 12 litres le matin à 8 heures, 12 à midi, 12 à 4 heures et 12 à 8 heures. Ce traitement diminuerait notablement le nombre et l’intensité des quintes.
Citons pour mémoire les fumigations d’acide sulfureux préconisées par
5 grammes, t gramme.
COQUELUCHE. 0.19
Mohn, par Weisgerber; les lavements gazeux d’acide carbonique suivant la méthode de Bergeon.
Les inhalations d'air comprimé ont été préconisées par Schliep (de Baden- Baden), Bocaz et Delmas (1902). Celles d'ozone donnerait également de bons résultats (on obtient l'ozone au moyen de l’appareil Bonnetti, composé d’une machine électrostatique et d’un ozoneur). MM. Delherm, Hurion (Thèse de Paris, 1902) vantent l'action antispasmodique puissante de l'ozone, employé à raison de 5 à 4 inhalations de dix minutes chacune par 24 heures. L’ozone n’est eflicace qu’à la période des quintes dont il abaisse rapidement le nombre.
M. Baroux (d’Armentières) a proposé d’utiliser les évaporations d'eau oxygénée à 12 volumes, dont on verse toutes les quatre heures, <S0 grammes environ sur deux linges de vieille toile blanchie, d’un mètre carré de surface, que l’on place sur une corde traversant l’appartement dans son mileu.
M. Weill (de Lyon) utilise la quinoléine , isolée en 1855, par Runge, du goudron de houille; c’est à la quinoléine obtenue par synthèse qu’il convient d’avoir recours. A l’hôpital on réunit tous les coquelucheux dans une salle où l’on lait bouillir 100 centimètres cubes d'eau à laquelle ont été ajoutées préalablement 10 à 20 gouttes de quinoléinc par enfant. On ordonne trois ou quatre séances par jour, chacune d'elles ayant une durée maxima de vingt minutes. On obtient par ce moyen une diminution de l’intensité et de la fréquence des quintes ( Martin , Thèse de Lyon, 1897).
En somme, la médication antispasmodique est bien supérieure à la médication antiseptique qui présente d’ailleurs de nombreuses difficultés d’application. Mais il ne suffit pas de diminuer le nombre et l’intensité des quintes, il faut encore prévenir la bronchite ou plutôt l’empêchei de devenir diffuse, de gagner les fines ramifications bronchiques. Nous avons déjà indiqué les soins antiseptiques du nez et de la bouche; nous n’y reviendrons pas.
Dès que la fièvre s’allume, il faut condamner l’enfant au repos au lit et, si les râles deviennent fins et nombreux, employer la balnéation chaude qui constitue, à notre avis, le meilleur moyen préventif de la bronchite capillaire et de la broncho-pneumonie. On donnera un bain à 58° toutes les 5 ou 4 heures.
Quant aux médicaments ils n’ont que peu d’influence sur l’élément catarrhal. Manasse a prescrit la terpine dans 41 cas « avec les meilleurs résultats » ; chez les enfants au-dessous d’un an, il a pu donner sans inconvénients 1 gr. 20 par jour, dose qu’en France nous réservons habituellement aux
adultes.
On peut prescrire :
Terpine 2 grammes.
Élixir de Garus 100
2 ou 5 cuillerées à café par jour, délayées dans un peu d’eau.
L 'oxymel scillitique, propose, en 1880, par le D1 Netter (de Nancy), a été
MALADIES DES BRONCHES
employé avec un certain succès. Sur 149 cas Widowitz a vu 87 à 90 fois sur 100 une amélioration évidente se produire dès les premiers jours du traitement. Le Dr Schmidt, qui a traité par I’oxymel scillitique plus de 200 coquelucheux, a vu 20 fois sur 100 la maladie enrayée dans les huit premiers jours, et dans 65 pour 100 des cas, le nombre des quintes, leur durée et leur intensité diminuer au bout de 2 ou 5 jours.
Le médicament est bien toléré et offre une innocuité parfaite. Le Dr Simon n’a pas observé l’abréviation de la durée de la maladie, mais il a constaté que le nombre et la violence des accès sont notablement diminués. Chez les nourrissons on donne XX à LX gouttes d’oxymel scillitique, par doses égales, dans l’intervalle des tétées ; chez les enfants plus âgés on administre 20 à 50 grammes, c’est-à-dire environ 4 à 6 cuillerées à café, coup sur coup, entre 5 et 6 heures du soir, le malade demeurant à jeun de 5 «à 7 heures.
On a encore prescrit le benzoate de soude contre la bronchite.
Benzoate de soude 5 grammes.
Sirop Désessarts 30
Eau de fleurs d’oranger 10 —
Eau distillée 70 —
(Cojiby.)
Par cuillerées à café.
Les vomitifs étaient très employés autrefois dans le traitement de la coqueluche. 11 faut se mettre en garde contre leur abus et ne pas en faire la base
du traitement. Le vomitif {ipéca) n’est réellement indiqué que si les bronches sont remplies de mucosités que l’enfant ne peut parvenir à expulser.
Les vaporisations constituent un excellent moyen de modérer la congestion bronchique et de faciliter l’expectoration.
On peut faire évaporer trois ou quatre fois par jour, dans une casserole placée au-dessus d’une lampe à alcool, une petite quantité d’un mélange balsamique :
Essence de thym \
— d’eucalyptus £ ;ùi 10 grammes.
— de térébenthine )
Alcool rectifié 230 —
Eau 250 —
(Marfan.)
Lorsque les quintes ont disparu et que la bronchite persiste, on peut avoir recours aux balsamiques :
Sirop de tolu. . . .
Sirop de térébenthine
et ultérieurement aux eaux sulfureuses ou arsenicales coupées avec du lait.
C’est à ce moment surtout que le changement d'air peut enrayer une coqueluche qui traîne.
parties égales.
COQUELUCHE
fi il