III. — Traitement des accidents et des complications
Les vomissements ne deviennent une complication, à proprement parler, que quand ils se produisent assez fréquemment pour entraîner la dénutrition. Le café noir constitue le moyen le plus simple el le plus efficace pour les combattre; on peut encore employer la caféine :
Une cuillerée à dessert après chaque quinte accompagnée de vomissements.
On peut encore utiliser Yoxalale ou la valérianale (le cérium (pilules de 1 centigramme, deux ou trois fois par jour), Y acide chlorhydrique, Y élixir parégorique (V gouttes après chaque quinte); le chlorhydrate de cocaïne, et simplement Yeau de Sellz, Yeau de Vichy.
Contre les autres complications d’ordre mécanique le médecin doit également s’armer. 11 doit remédier au prolapsus du rectum, aux hernies, toucher l'ulcération sublinguale avec un pinceau trempé dans du miel rosat borate (2 grammes pour 10), ou, en cas de persistance, avec une solution de nitrate d'argent au trentième. Les hémorragies disparaissent en général, sans que l’on ait besoin d’intervenir. Si l’épistaxis se prolonge, on l’arrêtera par les moyens appropriés (irrigations d'eau très chaude, tampons imbibés d'une solution d' antipyrine, etc.).
Si la quinte menace de produire l'asphyxie, on flagelle la figure avec des linges mouillés, on applique des sinapismes aux membres inférieurs, enfin on pratique la respiration artificielle en cas de syncope et 1 on exerce des tractions rythmées sur la langue (procédé de Laborde).
Si une attaque d’éclampsie succède à la quinte, on fait respirer au petit malade quelques gouttes d'éther ou de chloroforme sur un mouchoir.
Le bromure de potassium (1 gramme par année d’âge), les bains tièdes, sont indiqués contre l’agitation et le délire.
Des complications d’ordre inflammatoire si fréquentes au cours de la coqueluche, la broncho-pneumonie, est la plus grave. Nous renvoyons pour son traitement, ainsi que pour celui de l emphysème, de l’adénopathie trachéobronchique, aux chapitres consacrés à ces maladies.
Le pneumo-thorax guérit généralement d’une façon spontanée, mais nécessite parfois la thoracentèse.
Pour combattre l'anémie qui suit toute coqueluche intense, le changement d air est le plus sûr moyen. On prescrira de plus le sirop d induré de fer, les amers (sirop de gentiane, de quinquina). 1 arsenic (en solution ou sous forme d'eau de la Bourboule).
Benzoatc de soude . .
Extrait de réglisse . .
Sirop de tolu . . . .
Eau distillée . . . .
G.-U. LYOX. — 5e ÉillTIOX.
MALADIES DU POUMON